Le ministre Flaherty rencontre de nouveau les banques
De plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer une intervention gouvernementale pour faciliter l'accès au crédit
Photo : Agence Reuters
Juste avant Noël, Jim Flaherty s’était déclaré préoccupé par l’accès au crédit au Canada.
Toronto — Les banques canadiennes affirment que des prêts sont disponibles pour les emprunteurs de qualité, même si elles semblent être en conflit avec le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, concernant la disponibilité de ces prêts pour les entreprises et les particuliers.
Le ministre et des dirigeants des principales banques du pays se sont rencontrés en privé, hier à Toronto, pendant que de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer une intervention gouvernementale pour faciliter l'accès au crédit.
M. Flaherty et les dirigeants n'ont pas voulu rencontrer les journalistes, mais leur rencontre a été «productive» et «plusieurs des défis économiques auxquels est confronté le pays ont été discutés», a affirmé par voie de communiqué la présidente de l'Association des banquiers canadiens, Nancy Hughes Anthony. «Nous avons assuré le ministre que les banques sont prêtes à faire leur part pour aider le Canada à traverser la récession et qu'elles continuent à prêter aux emprunteurs de qualité», a-t-elle ajouté.
Un porte-parole de M. Flaherty a rappelé que le ministre rencontre les banquiers canadiens de manière «semi-régulière», et qu'il rencontrera les médias ce matin à Montréal.
M. Flaherty avait déclaré, tout juste avant Noël, qu'il «avait ouï de préoccupations à travers le Canada concernant l'accès au crédit» et qu'il discuterait avec les banquiers des pratiques de prêt, ce qui constitue selon lui «une question de premier plan à l'aube de 2009».
Les banques affirment qu'elles continuent à prêter amplement d'argent, en dépit de la détérioration de l'économie et des marchés financiers. Mais Catherine Swift, la directrice de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), a déclaré hier que «l'accès au crédit se resserre sans aucun doute». Elle a rappelé qu'un sondage réalisé par son organisation a découvert que 28 % des membres de la FCEI s'inquiétaient de l'accès au crédit en décembre, contre 18 % en septembre et 13 % en décembre 2007.
Pour sa part, Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC) a indiqué, le mois dernier, que les tiers des 327 compagnies interrogées «rencontraient des difficultés» lorsqu'elles tentaient d'obtenir un crédit approprié. Le président de MEC, Jason Myers, a expliqué que les carnets de commandes sont dégarnis et que les entreprises sont de plus en plus nerveuses quand vient le temps de renouveler leurs marges de crédit. Il affirme que cela se fait particulièrement ressentir dans le secteur automobile, à qui «certaines» banques refuseraient dorénavant tout prêt.
M. Myers ajoute que certaines sources de financement non bancaires, comme le capital de risque et les prêts sur actifs, se sont essentiellement taries. Il souhaiterait voir le gouvernement adopter diverses mesures, notamment en augmentant les prêts offerts par Exportation et développement Canada et la Banque de développement du Canada.
Pour sa part, Catherine Swift estime qu'Ottawa est en mesure d'appliquer une pression importante sur les banques pour les amener à assouplir leurs pratiques de prêt.
Le ministre et des dirigeants des principales banques du pays se sont rencontrés en privé, hier à Toronto, pendant que de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer une intervention gouvernementale pour faciliter l'accès au crédit.
M. Flaherty et les dirigeants n'ont pas voulu rencontrer les journalistes, mais leur rencontre a été «productive» et «plusieurs des défis économiques auxquels est confronté le pays ont été discutés», a affirmé par voie de communiqué la présidente de l'Association des banquiers canadiens, Nancy Hughes Anthony. «Nous avons assuré le ministre que les banques sont prêtes à faire leur part pour aider le Canada à traverser la récession et qu'elles continuent à prêter aux emprunteurs de qualité», a-t-elle ajouté.
Un porte-parole de M. Flaherty a rappelé que le ministre rencontre les banquiers canadiens de manière «semi-régulière», et qu'il rencontrera les médias ce matin à Montréal.
M. Flaherty avait déclaré, tout juste avant Noël, qu'il «avait ouï de préoccupations à travers le Canada concernant l'accès au crédit» et qu'il discuterait avec les banquiers des pratiques de prêt, ce qui constitue selon lui «une question de premier plan à l'aube de 2009».
Les banques affirment qu'elles continuent à prêter amplement d'argent, en dépit de la détérioration de l'économie et des marchés financiers. Mais Catherine Swift, la directrice de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), a déclaré hier que «l'accès au crédit se resserre sans aucun doute». Elle a rappelé qu'un sondage réalisé par son organisation a découvert que 28 % des membres de la FCEI s'inquiétaient de l'accès au crédit en décembre, contre 18 % en septembre et 13 % en décembre 2007.
Pour sa part, Manufacturiers et Exportateurs du Canada (MEC) a indiqué, le mois dernier, que les tiers des 327 compagnies interrogées «rencontraient des difficultés» lorsqu'elles tentaient d'obtenir un crédit approprié. Le président de MEC, Jason Myers, a expliqué que les carnets de commandes sont dégarnis et que les entreprises sont de plus en plus nerveuses quand vient le temps de renouveler leurs marges de crédit. Il affirme que cela se fait particulièrement ressentir dans le secteur automobile, à qui «certaines» banques refuseraient dorénavant tout prêt.
M. Myers ajoute que certaines sources de financement non bancaires, comme le capital de risque et les prêts sur actifs, se sont essentiellement taries. Il souhaiterait voir le gouvernement adopter diverses mesures, notamment en augmentant les prêts offerts par Exportation et développement Canada et la Banque de développement du Canada.
Pour sa part, Catherine Swift estime qu'Ottawa est en mesure d'appliquer une pression importante sur les banques pour les amener à assouplir leurs pratiques de prêt.
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