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Les banques - Quel culot!

La veille du Nouvel An, la Banque Scotia a publié un communiqué dans le but de conseiller les consommateurs canadiens épuisés et endettés par l'épreuve du magasinage des Fêtes. D'un paternalisme qui ne dit pas son nom, l'exercice est aussi moins innocent qu'il n'y paraît.

Le communiqué diffusé par la Banque Scotia contient cinq conseils simples aux ménages qui éprouvent des difficultés financières. On aurait pu le publier avant la période des Fêtes, mais pour une raison inexpliquée, on a préféré attendre que tout le monde ait fini de remplir sa carte de crédit avant de procéder.

Premier conseil, surtout ne pas paniquer et ne pas succomber à ses émotions. Il faut apprendre à gérer son stress et s'attaquer d'abord à ses dettes accumulées sur les cartes de crédit des grandes chaînes, dont les taux d'intérêt sont très élevés. Si le fardeau est trop lourd, pourquoi ne pas consolider le tout, ce qui réduira le montant mensuel à rembourser et permettra peut-être d'accélérer le remboursement hypothécaire ou même d'investir? Jusqu'ici, tout va bien, même si on entrevoit déjà la frange du jupon qui dépasse. Après tout, une banque qui vous conseille de ne pas paniquer, c'est-à-dire de ne pas succomber à la tentation de déclarer faillite —, l'idée n'est pas tout à fait désintéressée.

Viennent alors les conseils quant au comportement à titre de consommateur endetté. «Réduisez vos dépenses discrétionnaires», écrit la banque, et redirigez cet argent vers vos dettes. Comment? C'est simple. «Par exemple, apportez votre lunch au lieu de manger à l'extérieur tous les jours, annulez vos abonnements à des magazines et fréquentez la bibliothèque au lieu d'acheter des livres "all the time".» Et pour être certain d'économiser, ouvrez un compte d'épargne automatique... n'importe où, comme dans une banque (mais ça, on ne l'écrit pas).

***

Quels bons exemples! Faites votre lunch, comme notre président, dont le bonus sera probablement moins élevé cette année, et laissez tomber les magazines et les livres. Évidemment, ces exemples sont tirés au hasard. On aurait aussi pu parler de télévision HD, de gadgets électroniques ou de la troisième voiture pour le fiston qui menace d'abandonner le collège s'il est forcé de prendre l'autobus, mais on serait tombé dans les dépenses essentielles, celles dont les banques font leur pain et leur beurre. Pas touche! On aurait aussi bien pu mettre en garde contre les promotions du genre «Changez tous vos meubles maintenant et ne payez qu'en 2012!», mais les marchands, qui sont de gros clients, n'auraient pas aimé. C'est le livre qu'on donne en exemple, comme si le niveau d'endettement alarmiste des consommateurs était dû à la surconsommation de bouquins et d'abonnements!

Autre bon conseil de banquier désintéressé, la Scotia suggère de contribuer à son REER malgré la débâcle des derniers mois, et, avec le retour d'impôt, de payer son hypothèque. Mais comme on n'a pas un cent pour le REER puisqu'on est endetté jusqu'aux yeux, on recommande d'emprunter... auprès de sa banque. Comment ne pas y avoir pensé avant?

À la question de savoir quel était le plus grand risque auquel les banques devraient faire face en 2009, le président de la Banque Royale, Gordon Nixon, a répondu la semaine dernière: le portefeuille de prêts personnels, dont les cartes de crédit, et de prêts aux entreprises manufacturières. En d'autres mots, après avoir prêté à gogo, les banques marchent sur des charbons ardents en ce début d'année qui verra le nombre de faillites grimper en flèche.

Quand on a encaissé des profits records pendant des années grâce à des taux d'intérêt exorbitants sur les cartes de crédit, à des frais de transaction élevés et à des prêts risqués à des ménages sans le sou, il faut du front tout le tour de la tête pour donner des conseils aux consommateurs qui sont aujourd'hui pris au piège de l'endettement. C'est pourtant de ce bois pourri que les sages conseillers de la Scotia se chauffent en ce début de 2009.

Un conseil: courez chez votre libraire. Lire est le moyen le plus sûr de sortir de cette crise plus riche et moins con.
 
 
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  • Bernard Gervais - Abonné
    3 janvier 2009 06 h 37
    L'art de prendre ses clients pour une bande de nigauds !
    Bien entendu, dans ce communiqué de précieux conseils, lequel est digne d'un torchon, il n'est nullement recommandé aux détenteurs de la carte de crédit Visa Scotia de payer à temps leur compte mensuel afin d'éviter les lourds intérêts qu'on leur imposera s'ils le font après la date d'échéance.

    Si j'étais client de cette banque - ce que je ne suis pas - et recevais un tel communiqué bidon, je changerais d'institution financière !
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  • Pierre Girard - Inscrit
    3 janvier 2009 09 h 39
    Visionnez la conférence de Michel Chossudovsky, prof d'économie Politique...
    Je vous suggère de visionner la conférence de Michel Chossudovsky (prof d'économie politique à l'Université d'Ottawa): LES ENJEUX DE LA CRISE FINANCIÈRE -- La Grande Dépression du XXIe siècle. Cette conférence à eu lieu à Montréal 27 novembre 2008 et j'ai eu la permission de M. Chossudovsky de la filmer. C'est à voir absolument... plus que "pertinent" dans le contexte actuel.
    http://ressourcequebec.com/Chossudovsky/index.htm

    pierre girard
    Longueuil
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  • Michel Simard - Abonné
    3 janvier 2009 11 h 05
    Un truc : boycotter les entreprises arrogantes
    Le meilleur moyen de réduire son endettement est d'éviter de surconsommer et aussi éviter de faire affaire avec des entreprises qui ne respectent pas leurs clients. Je n'ai jamais eu de compte chez Scotia et, à partir de ce que je lis aujourd'hui, je n'en aurai jamais. Note : Il y a des compagnies que je boycotte depuis au moins 30 années.

    J'invite les clients de la banque Scotia à fermer tous leurs comptes et à transférer leurs avoirs dans une autre institution. Pour avoir le plus pour son argent, il est préférable de faire affaire avec une institution québécoise (ça crée plus de retombées économiques locales) qui offre des tarifs et taux intéressants (ce qui exclut donc la Banque Nationale du Cuénada).
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  • Gérald Côté - Abonné
    3 janvier 2009 12 h 20
    Un éditorialiste qui ose s'attaquer aux banques c'est rare
    M. Sansfaçon.

    Il est rare qu'un éditorialiste commence l'année en prenant de front ces banques qui osent nous faire la leçon. Et vous êtes peut-être le premier à rappeler que « ces banques ont encaissé des profits records pendant des années grâce à des taux d'intérêt exorbitants sur les cartes de crédit, à des frais de transaction élevés et à des prêts risqués à des ménages sans le sou, il faut du front tout le tour de la tête pour donner des conseils aux consommateurs qui sont aujourd'hui pris au piège de l'endettement. »

    Depuis plus d'une dizaine d'années, tous ces milliards empochés, auxquels viennent s'ajouter les 75 milliards de cadeau; c'est un vrai scandale ce que fait le gouvernement. C'est un scandale parce que ces argents manquent douloureusement à la masse des travailleurs, des chômeurs, des pauvres, des jeunes et des retraités endettés. De plus en plus nombreux sont les travailleurs pauvres qui n'ont plus accès à la société de consommation et qui ne sont plus capables de payer leurs dettes. La foule grossit, mais les publicités continuent de prêcher la "modernité" sans scrupule.

    Alors, pourquoi les grands médias ne crient-ils pas au scandale face aux profits mirobolants les grands cadeaux qui vont occasionner des privations chez un grand nombre? Ils ont laissé faire la classe des plus costauds, des plus riches. Le laisser faire c'est la règle. Les grands médias et les grands de ce monde sont trop associés au pouvoir et la survie de la classe riche et minoritaire. Le capitalisme n'a que peu de solutions face aux crises, il peut changer les couleurs, mais pas de nature.

    Pour moi la perspective c'est le socialisme.

    Histoire de perspective. Le retour sur l'histoire du mouvement des Acefs et d'André Laurin de la CSN des années 1960 nous rappelle qu'une masse de travailleurs étaient écrasés par les dettes pour l'obtention de biens de première nécessité et de soins de santé privés. Ils étaient obligés de s'endetter avec les compagnies de finances qui leur imposaient des taux d'intérêts exorbitants, car les banques et même les caisses populaires ne prêtaient qu'à ceux qui avaient la capacité d'économiser laissant toute la place aux compagnies de finance. Depuis ce temps les banques ont pris de plus en plus de place et jouent même le rôle des compagnies de finances de cette époque.

    Face au grave problème d'endettement les syndicats et les groupes populaires de l'époque étaient mis sur pied; ils luttaient et se faisaient des dents en s'attaquant à ces problèmes. Nous étions plusieurs à avoir comme perspective le socialisme. Aujourd'hui, ces groupes devenus tranquilles et apprivoisés semblent avoir perdu leur dents et leur mémoire.
    Il leur manque de la perspective pour se débarasser de la gangrène du laisser faire.
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  • J.C. Raby - Inscrit
    3 janvier 2009 14 h 55
    Culture des "magouilleurs déconnectés"
    Voici un message que j'ai transmis au Devoir, suite à un article (ci-dessous) de la Banque de la Nouvelle Écosse.

    Culture des "magouilleurs déconnectés"

    Imaginez la façon de penser de ces employés(ées) de la Banque. Ce n'est pas un hasard que qu'ils ou qu'elles pensent avec raison, que ce genre de texte impressionnera favorablement les patrons de la Banque et que leur carrière en profitera. Si ce n'était pas dans leur coffre d'outils ou si ca ne faisait pas partie de la culture ou des des attentes, sûrement que les employés responsables ne transmettraient jamais ces torchons magouilleurs déconnectés.

    Oui, pourquoi ne pas suggérer:
    1- payer les dettes en commencant par les dettes avec les taux d'intérêts les plus élevés et aussi avoir un plan pour accélérer leur paiement hypothécaire ?
    2- Arrêter d'investir ou de baisser leurs dettes au lieu d'ouvrir un compte d'épargne à 1% ou plus bas, au lieu de payer leur ligne de crédit ou leur autres emprunts avec la Banque avec des taux beaucoup plus élevés?
    3- Pourquoi ne pas promouvoir l'idée de dépenser moins et de réduire la consommation jusqu'à ce qu'un équilibre financier soit atteint?
    4- Pourquoi, si la banque est si intéressée au bien commun, d'annoncer une réduction des salaires et des bonus absolument injustifiés de la direction, réductions qui seraient affectées aux réductions des frais de service exagérés de la Banque?


    Il est certain que ces façons de communiquer est une offense à l'intelligence et au gros bon sens des citoyens. Il faut que les Banques changent dans leurs façons de faire et dans leur façon dont elles communiquent.

    Si ca continue, les magouilleurs, les truands, les fraudeurs et les abus des « chefs » capitalistes, les Badoff et Lacroix vont causer la désobéissance des citoyens qui ont faim, comme ce fut le cas lors de la révolution française!

    Je pense au couple qui est décédé avec leurs enfants hier; les deux parents venaient de perdre leur emploi !

    Jean-Charles Raby,
    Orléans
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  • marie-claude leclerc - Inscrite
    3 janvier 2009 15 h 20
    incroyable
    Je ne sais pas quel miracle, j'ai réussi à vivre sans carte de crédit.
    Pas de sous pas de dépenses. Le bon vieux système du bas de laine, on économise d'abord, on achète ensuite si c'est nécessaire.

    Imaginez les promotions par téléphone ! Je passe pour une demeurée jusqu'à ce que je demande au ou à la charmant/e agent/e si il ou elle a des dettes. Euhh.... ben oui comme tout le monde.
    Lire, se renseigner ne coûte rien ou presque. Aiguiser sa méfiance envers le système économique non plus. Adoptez quelques principes de consommation responsable en ce temps de crise sera salutaire. On remplit les dépotoirs de nos bébelles futiles qui se renouvellent à un rythme dément. C'est pitoyable. 2009 va sans doute ouvrir les yeux à bien du monde et c'est tant mieux. On va sortir de la pensée magique du crédit et de la richesse artificielle. Le bonheur est ailleurs...
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  • André/Andrés 71 - Inscrit
    3 janvier 2009 20 h 13
    BRAVO M. Chossudovsky
    Je ne suis pas trés féru d'économie, encore moins á la hauteur et avec la pertinence avec lesquels vous abordez ces questions complexes pour le commun des mortels...
    Je vais me coucher ce soir un peu moins ignorant et souhaite á votre organisme & á vos propos une diffusion INTERNATIONALE pour 2009 et les années futures...
    André Lacombe-Gosselin
    Mazatlán, Sinaloa, Mexique
    <andre_lacombe@yahoo.com>
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  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    3 janvier 2009 20 h 39
    Trop tard pour râler
    Chers amis électeurs,

    Vous avez laissé votre gouvernement distribuer des milliards aux institutions financières que vous vilipendez présentement.

    Vous l'avez laisser distribuer 4 milliards de dollars au constructeurs automobiles les plus attardés et les moins concurrentiels du monde occidental, à savoir les 'trois grands', et aux syndicats rapaces qui les étranglent.

    Vous talonnez maintenant ces gouvernements pour dépenser l'argent de vos futurs impôts en projets pharaoniques d'infrastructures, d'électricité éolienne, et de je ne sais quoi encore, coup d'épée dans l'eau qui videront vos poches, et gonfleront celles d'intermédiaires prêts à vous servir le même discour lénifiant que ces banques tellement culottées.

    Pis encore, vous trouvez que ces gouvernements n'en font pas assez et qu'ils devraient jeter encore plus d'argent par les fenêtres, sans doute pour matcher celui que les banques et sociétés d'hypothèque ont balancé avant lui: soigner le mal par le mal quoi.

    Alors non seulement vous êtres prêts à voter pour cela, chers amis électeurs, mais certains seraient même à porter au pouvoir une coation de losers qui ferait encore pire.

    Dans ces conditions chers amis électeurs, il n'y a qu'une réponse à vous faire: fermez-là.
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  • André Chamberland - Inscrit
    3 janvier 2009 21 h 13
    Et plus cons encore, nous donnons nos impôts pour aider banques, financiers, profiteurs
    Que nous sommes cons! D'un côté, nous crions contre ces escrocs et fraudeurs sans vergogne ni conscience que sont les financiers. De l'autre, nous leur donnons nos impôts , par nos gouvernements, pour les aider à sortir de leur pauvre misère. Sommes-nous masochistes ! Réveillons-nous. Une révolution s'en vient et elle est essentielle pour se débarrasser des financiers et des politiciens, tous plus arrogants les uns que les autres et qui jouent avec notre qualité de vie, voire même notre subsistance.
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  • vincent.tanguay@cefrio.qc.ca - Abonné
    4 janvier 2009 12 h 07
    Et que dire des pétrolières!
    Nous avons besoin de gens qui, comme vous, fouillent l'actualité au jour le jour et savent relever ce qui résonne faux. Votre article est excellent. J'ai entendu ce matin que les pétrolières en Alberta demandent le soutien du gouvernement en ces temps si difficiles pour elles. Que dire de cette information, si tant est qu'elle soit vraie? Mais qu'ont-ils fait de leurs profits ? Ce serait justement le temps de décaisser comme le font actuellement les consommateurs ordinaires qui eux aussi doivent subir des pertes.
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  • Pascale - Abonnée
    4 janvier 2009 13 h 15
    on nous prend pour des imbéciles... et on nous incite à le demeurer!
    Pendant quelques secondes, je me suis dit, en lisant ce texte, qu'effectivement je pouvais diminuer l'achat de magazines et de livres. J'exagère un peu car j'utilise mon porte-feuille pour encourager des publications qui diffusent péniblement des idées différentes de celles des grands médias. Heureusement que vous m'avez rappelée, M. Sansfaçon, qu'il y a d'autres dépenses à éliminer en premier lieu, et je vous en remercie.

    Il faut avoir une vigilance de tous les instants pour ne pas se faire endormir par les grandes institutions qui nous prodiguent des conseils qui les servent bien... C'est ce qui m'amène à prendre la résolution, pour l'an 2009, de couper les dépenses qui ne me font pas évoluer ou qui risquent de m'endormir. Il est donc hors de question de me cesser mes achats de livres et magazines...

    Bonne année à tous les lecteurs!
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  • Roland Berger - Abonné
    4 janvier 2009 15 h 01
    Dans quel monde vivent les banques ?
    Dans quel monde vivent les banques, se demande Cécilien Pelchat. Il faut inverser la perspective. Les banques ne vivent pas dans notre monde. Elles nous obligent, appuyées par les dirigeants politiques, à vivre dans le leur, pour nous presser le citron jusqu'à la dernière goutte, et être compensées par les gouvernements si leur cupidité se retourne contre elles. L'éditorialiste parle de culot. Il s'agit de crime.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Linda Laverdière - Inscrite
    4 janvier 2009 17 h 08
    SUPER la conférence de M. Chossudovski
    Oui bravo M. Chossudovski de nous informer sur les enjeux de la crise économique. J'ai appris beaucoup en écoutant cette vidéo et je la recommande à tous. Merci à Pierre Girard de partager cette conférence sur http://www.ressourcequebec.com/Chossudovsky/index.

    Linda Laverdière
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