Crise automobile - Le dépôt de bilan est une option, selon Bush
19 décembre 2008
Actualités économiques
Washington — Le gouvernement américain a dit hier pour la première fois ouvertement qu'un dépôt de bilan comptait au nombre des options envisagées pour les constructeurs automobiles du pays qui luttent pour leur survie.
Le président George W. Bush, sur lequel reposent les espoirs d'un sauvetage des constructeurs grâce à une aide fédérale, a dit ne pas avoir encore pris de décision.
Mais celle-ci est «très proche», a dit sa porte-parole Dana Perino, moins de 24 heures après que Chrysler eut donné une nouvelle preuve de la gravité de la situation en annonçant la fermeture pendant un mois de ses 30 usines en Amérique du Nord.
Le sort de Chrysler, le plus petit des constructeurs, et du géant General Motors est suspendu à la décision de l'État fédéral de leur venir ou non en aide. Victimes de la crise économique, de la chute de leurs ventes et de leurs erreurs stratégiques, ils ne seraient plus qu'à quelques semaines de ne plus pouvoir honorer leurs créances.
Le Wall Street Journal écrivait hier que, pour s'en sortir, GM et Chrysler avaient renoué leurs discussions en vue d'une fusion. GM a démenti ces informations.
Le troisième grand de Detroit, Ford, semble moins aux abois.
M. Bush a de nouveau refusé ce qui serait une mise en faillite incontrôlée. Mais un dépôt de bilan maîtrisé figure parmi «un éventail d'options» examinées par l'administration, a dit sa porte-parole.
Mme Perino a assuré que les «options» étaient nombreuses. Mais elle n'a cité que celle du dépôt de bilan et celle d'une aide financière fédérale, puisée dans un fonds existant de 700 milliards $US que le gouvernement réservait jusqu'à récemment pour relancer le système financier et favoriser la reprise de l'investissement et de la consommation.
Mme Perino n'a pas décrit le scénario du dépôt de bilan.
Le plan des constructeurs
Son éventualité apparaissait dans un plan envisagé jusqu'à la semaine passée. Aux termes de ce plan que le gouvernement avait négocié avec le Congrès, les constructeurs recevaient une aide financière d'urgence, mais devaient en contrepartie élaborer, sous le contrôle d'un responsable nommé par le président, des plans de restructuration censés garantir leur viabilité. Si le représentant du président n'était pas satisfait des plans des constructeurs, il soumettait le sien, avec la possibilité de réclamer la mise en faillite.
Le spectre du dépôt de bilan s'est précisé la semaine passée quand ce plan a échoué au Congrès. Un tel dépôt de bilan figure désormais parmi les éventualités que General Motors a demandé d'étudier à des experts légaux recrutés après l'échec du Congrès.
Après la déconvenue au Congrès, le gouvernement doit décider s'il se porte au secours des constructeurs et à quelles conditions.
M. Bush, qui vient de reconnaître avoir renoncé aux principes de l'économie de marché au cours des derniers mois, précisément pour sauver le système de la crise, a signifié combien une nouvelle intervention fédérale dans l'économie privée rencontrait de résistance chez ses propres alliés.
«Les temps sont difficiles quand on croit à l'économie de marché», a-t-il dit lors d'une session de questions-réponses avec un centre de réflexion conservateur.
Mais «nous avons perdu 533 000 emplois le mois dernier. Quel effet cela aurait-il sur l'économie si nous perdions un million d'emplois supplémentaires?», a-t-il demandé, cumulant emplois directs et indirects.
Les syndicats de l'automobile, les parlementaires du Michigan et les démocrates, alliés du futur président Barack Obama, pressent M. Bush d'intervenir. S'ajoute la pression de la transition politique.
Le président George W. Bush, sur lequel reposent les espoirs d'un sauvetage des constructeurs grâce à une aide fédérale, a dit ne pas avoir encore pris de décision.
Mais celle-ci est «très proche», a dit sa porte-parole Dana Perino, moins de 24 heures après que Chrysler eut donné une nouvelle preuve de la gravité de la situation en annonçant la fermeture pendant un mois de ses 30 usines en Amérique du Nord.
Le sort de Chrysler, le plus petit des constructeurs, et du géant General Motors est suspendu à la décision de l'État fédéral de leur venir ou non en aide. Victimes de la crise économique, de la chute de leurs ventes et de leurs erreurs stratégiques, ils ne seraient plus qu'à quelques semaines de ne plus pouvoir honorer leurs créances.
Le Wall Street Journal écrivait hier que, pour s'en sortir, GM et Chrysler avaient renoué leurs discussions en vue d'une fusion. GM a démenti ces informations.
Le troisième grand de Detroit, Ford, semble moins aux abois.
M. Bush a de nouveau refusé ce qui serait une mise en faillite incontrôlée. Mais un dépôt de bilan maîtrisé figure parmi «un éventail d'options» examinées par l'administration, a dit sa porte-parole.
Mme Perino a assuré que les «options» étaient nombreuses. Mais elle n'a cité que celle du dépôt de bilan et celle d'une aide financière fédérale, puisée dans un fonds existant de 700 milliards $US que le gouvernement réservait jusqu'à récemment pour relancer le système financier et favoriser la reprise de l'investissement et de la consommation.
Mme Perino n'a pas décrit le scénario du dépôt de bilan.
Le plan des constructeurs
Son éventualité apparaissait dans un plan envisagé jusqu'à la semaine passée. Aux termes de ce plan que le gouvernement avait négocié avec le Congrès, les constructeurs recevaient une aide financière d'urgence, mais devaient en contrepartie élaborer, sous le contrôle d'un responsable nommé par le président, des plans de restructuration censés garantir leur viabilité. Si le représentant du président n'était pas satisfait des plans des constructeurs, il soumettait le sien, avec la possibilité de réclamer la mise en faillite.
Le spectre du dépôt de bilan s'est précisé la semaine passée quand ce plan a échoué au Congrès. Un tel dépôt de bilan figure désormais parmi les éventualités que General Motors a demandé d'étudier à des experts légaux recrutés après l'échec du Congrès.
Après la déconvenue au Congrès, le gouvernement doit décider s'il se porte au secours des constructeurs et à quelles conditions.
M. Bush, qui vient de reconnaître avoir renoncé aux principes de l'économie de marché au cours des derniers mois, précisément pour sauver le système de la crise, a signifié combien une nouvelle intervention fédérale dans l'économie privée rencontrait de résistance chez ses propres alliés.
«Les temps sont difficiles quand on croit à l'économie de marché», a-t-il dit lors d'une session de questions-réponses avec un centre de réflexion conservateur.
Mais «nous avons perdu 533 000 emplois le mois dernier. Quel effet cela aurait-il sur l'économie si nous perdions un million d'emplois supplémentaires?», a-t-il demandé, cumulant emplois directs et indirects.
Les syndicats de l'automobile, les parlementaires du Michigan et les démocrates, alliés du futur président Barack Obama, pressent M. Bush d'intervenir. S'ajoute la pression de la transition politique.
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