Bernard Madoff est assigné à résidence et porte un bracelet électronique
18 décembre 2008
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
L’immeuble qui abrite la résidence de Bernard Madoff à New York.
New York — L'investisseur Bernard Madoff, accusé d'une gigantesque escroquerie de 50 milliards $US, est assigné à résidence et doit porter un bracelet électronique après le durcissement des conditions du maintien de sa liberté sous caution, a annoncé hier un juge à New York.
Arrêté jeudi dernier, le financier aurait dû comparaître hier devant un juge de New York. Il avait été libéré après s'être engagé à verser une caution de 10 millions $US, garantie par quatre personnes.
Mais Bernard Madoff n'a trouvé que deux garants, son frère et son épouse, en dépit d'une période de 24 heures supplémentaires pour se conformer à cette exigence, selon le juge.
Il a réussi à éviter l'incarcération en acceptant des conditions plus dures, notamment une assignation à résidence, un bracelet électronique et un gage sur des propriétés que sa femme possède à New York et en Floride, a précisé le juge Gabriel Gorenstein en annonçant que l'audience était annulée.
Son épouse a également dû remettre son passeport, document qui a déjà été retiré à Bernard Madoff.
L'affaire ébranle la SEC, l'autorité boursière américaine, critiquée de toutes parts pour ne pas avoir décelé la fraude. La SEC enquête maintenant sur l'un de ses ex-inspecteurs, Eric Swanson, qui a épousé une nièce de M. Madoff.
Le patron du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn avait mis en cause lundi les autorités de régulations américaines: «La surprise n'est pas qu'il y ait des voleurs» mais «la question est: que fait la police?»
L'escroquerie pyramidale dont est accusé M. Madoff consistait à payer les intérêts de ses clients existants grâce au capital apporté par de nouveaux. La fraude a été découverte lorsque des clients ont voulu récupérer leur argent en raison de la crise financière.
Depuis ses aveux la semaine dernière, pas un jour ne passe sans que de nouveaux établissements financiers ou organisations caritatives ne dévoilent leurs pertes potentielles. En Europe, la banque espagnole Santander, jusqu'à présent la plus affectée, a admis un risque potentiel de 2,33 milliards d'euros. La banque privée autrichienne Medici se dit exposée à hauteur de 2,1 milliards $US. La néerlandaise Fortis pourrait perdre un milliard d'euros et HSBC, troisième banque mondiale, un milliard $US. Royal Bank of Scotland (RBS) est exposée à hauteur de 600 millions $US.
Sont également touchées les français Natixis, BNP-Paribas ou les fondations du prix Nobel Elie Wiesel ou du cinéaste Steven Spielberg.
La société Madoff a été mise en liquidation.
Arrêté jeudi dernier, le financier aurait dû comparaître hier devant un juge de New York. Il avait été libéré après s'être engagé à verser une caution de 10 millions $US, garantie par quatre personnes.
Mais Bernard Madoff n'a trouvé que deux garants, son frère et son épouse, en dépit d'une période de 24 heures supplémentaires pour se conformer à cette exigence, selon le juge.
Il a réussi à éviter l'incarcération en acceptant des conditions plus dures, notamment une assignation à résidence, un bracelet électronique et un gage sur des propriétés que sa femme possède à New York et en Floride, a précisé le juge Gabriel Gorenstein en annonçant que l'audience était annulée.
Son épouse a également dû remettre son passeport, document qui a déjà été retiré à Bernard Madoff.
L'affaire ébranle la SEC, l'autorité boursière américaine, critiquée de toutes parts pour ne pas avoir décelé la fraude. La SEC enquête maintenant sur l'un de ses ex-inspecteurs, Eric Swanson, qui a épousé une nièce de M. Madoff.
Le patron du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn avait mis en cause lundi les autorités de régulations américaines: «La surprise n'est pas qu'il y ait des voleurs» mais «la question est: que fait la police?»
L'escroquerie pyramidale dont est accusé M. Madoff consistait à payer les intérêts de ses clients existants grâce au capital apporté par de nouveaux. La fraude a été découverte lorsque des clients ont voulu récupérer leur argent en raison de la crise financière.
Depuis ses aveux la semaine dernière, pas un jour ne passe sans que de nouveaux établissements financiers ou organisations caritatives ne dévoilent leurs pertes potentielles. En Europe, la banque espagnole Santander, jusqu'à présent la plus affectée, a admis un risque potentiel de 2,33 milliards d'euros. La banque privée autrichienne Medici se dit exposée à hauteur de 2,1 milliards $US. La néerlandaise Fortis pourrait perdre un milliard d'euros et HSBC, troisième banque mondiale, un milliard $US. Royal Bank of Scotland (RBS) est exposée à hauteur de 600 millions $US.
Sont également touchées les français Natixis, BNP-Paribas ou les fondations du prix Nobel Elie Wiesel ou du cinéaste Steven Spielberg.
La société Madoff a été mise en liquidation.
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