Siemens limite la casse en payant un milliard d'euros
Le groupe allemand tourne la page sur un scandale de corruption qui aurait pu lui coûter bien plus cher
16 décembre 2008
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Peter Löscher, patron de Siemens (à gauche), et Gerhard Cromme, président du conseil du groupe, attendent le début d’une conférence de presse annonçant l’accord conclu hier avec la justice américaine et allemande.
Berlin — Le conglomérat allemand Siemens a limité la casse en acceptant hier de payer environ un milliard d'euros à la justice allemande et américaine, tournant ainsi la page d'un scandale de corruption qui aurait pu lui coûter bien plus cher.
Tout à son soulagement, le patron du groupe Peter Löscher s'est dit «heureux et soulagé [d'avoir] atteint ce résultat fantastique en un temps record. C'est le plus beau des cadeaux de Noël», selon un entretien rapporté par l'édition Internet du quotidien Bild.
L'autorité boursière américaine (SEC) et le ministère américain de la Justice ont réclamé 800 millions $US pour passer l'éponge hors tribunal sur une affaire de pots-de-vin sans précédent. Le groupe allemand a aussi décidé de nommer un «observateur éthique» chargé d'informer régulièrement les États-Unis: Theo Waigel, ministre des Finances d'Helmut Kohl entre 1989 et 1998.
Pour solder définitivement les comptes, Siemens va aussi payer 395 millions d'euros à la justice allemande pour «contrôle de gestion insuffisant», a-t-il annoncé hier. La provision d'un milliard d'euros déjà constituée par le conglomérat centenaire pour couvrir les sanctions va donc suffire.
S'y ajoutent 2,5 milliards d'euros déjà dépensés pour régler d'autres amendes, ou payer avocats et experts-comptables.
«Siemens referme un chapitre douloureux de son histoire», a commenté le président du conseil de surveillance, organe de contrôle du groupe, Gerhard Cromme.
Pots-de-vin
Depuis deux ans, le groupe aux 430 000 salariés ne vivait qu'au rythme des démissions fracassantes de dirigeants et des révélations sur les pots-de-vin versés pour décrocher de gros contrats internationaux. Jusqu'ici, le montant des caisses noires est estimé à 1,3 milliard d'euros.
Le scandale aurait pu coûter beaucoup plus cher à Siemens: les hypothèses allaient bon train depuis des mois sur une amende de plusieurs milliards d'euros de la part de la seule SEC.
Pire encore: le groupe aurait pu être banni des procédures d'appel d'offres aux États-Unis, au moment où la nouvelle administration américaine veut lancer des programmes géants d'investissement.
Tout à son soulagement, le patron du groupe Peter Löscher s'est dit «heureux et soulagé [d'avoir] atteint ce résultat fantastique en un temps record. C'est le plus beau des cadeaux de Noël», selon un entretien rapporté par l'édition Internet du quotidien Bild.
L'autorité boursière américaine (SEC) et le ministère américain de la Justice ont réclamé 800 millions $US pour passer l'éponge hors tribunal sur une affaire de pots-de-vin sans précédent. Le groupe allemand a aussi décidé de nommer un «observateur éthique» chargé d'informer régulièrement les États-Unis: Theo Waigel, ministre des Finances d'Helmut Kohl entre 1989 et 1998.
Pour solder définitivement les comptes, Siemens va aussi payer 395 millions d'euros à la justice allemande pour «contrôle de gestion insuffisant», a-t-il annoncé hier. La provision d'un milliard d'euros déjà constituée par le conglomérat centenaire pour couvrir les sanctions va donc suffire.
S'y ajoutent 2,5 milliards d'euros déjà dépensés pour régler d'autres amendes, ou payer avocats et experts-comptables.
«Siemens referme un chapitre douloureux de son histoire», a commenté le président du conseil de surveillance, organe de contrôle du groupe, Gerhard Cromme.
Pots-de-vin
Depuis deux ans, le groupe aux 430 000 salariés ne vivait qu'au rythme des démissions fracassantes de dirigeants et des révélations sur les pots-de-vin versés pour décrocher de gros contrats internationaux. Jusqu'ici, le montant des caisses noires est estimé à 1,3 milliard d'euros.
Le scandale aurait pu coûter beaucoup plus cher à Siemens: les hypothèses allaient bon train depuis des mois sur une amende de plusieurs milliards d'euros de la part de la seule SEC.
Pire encore: le groupe aurait pu être banni des procédures d'appel d'offres aux États-Unis, au moment où la nouvelle administration américaine veut lancer des programmes géants d'investissement.
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