Portrait - Le géologue qui voit le Québec d'un oeil différent...
Photo : Jacques Grenier
Jean-Yves Lavoie, président et chef de la direction de Junex
On ne peut pas engager une conversation avec Jean-Yves Lavoie, président et chef de la direction de Junex, sans recevoir très rapidement un cours de géologie 101 sur le sous-sol québécois, particulièrement celui des basses terres du Saint-Laurent, entre Québec et Montréal, où il y a des masses considérables de gaz naturel contenu dans des bassins géologiques non conventionnels. Il resterait encore de deux à trois ans de travaux pour établir la valeur commerciale de ces réserves. Quel qu'en soit le résultat, la recherche de pétrole et de gaz naturel au Québec est pour ainsi dire l'oeuvre de la vie de M. Lavoie, puisqu'il y travaille d'une manière ou d'une autre depuis 34 ans.
Il fut en 1973 l'un des premiers diplômés en génie géologique à l'Université du Québec à Chicoutimi. Il a obtenu son premier emploi à la Société québécoise d'initiatives pétrolières (SOQUIP), créée par le gouvernement du Québec en 1969. Pendant sept ans, il y a fait du travail d'exploration, notamment en Gaspésie et dans les Maritimes. En 1980, à l'âge de 30 ans, il a fait de l'exploration dans l'ouest canadien et américain. Dans ces années, alors que le pétrole se vendait 40 $ le baril, «tout était permis», se souvient-il. Il est revenu au Québec en 1983 pour fonder Jaltin, une compagnie de consultants. En 1985, il a commencé à accumuler les permis d'exploration, alors que la SOQUIP déposait ses bilans en concluant qu'il n'y avait «rien d'intéressant dans le sous-sol québécois».
M. Lavoie n'a jamais accepté cette conclusion. Il a participé à des projets avec Intragaz (créée par Gaz Métro et Gaz de France), notamment à Pointe-du-Lac, près de Trois-Rivières, sur un ancien gisement des années 50. En 1988, il a mis sur pied une société de forage. Il a fait une pause en 1995 pour aller mettre son expertise en forage au service de Cuba, sans perdre sa conviction qu'on finirait par trouver quelque chose dans le sous-sol québécois. Il rappelle qu'il y a des indices de gaz depuis longtemps en Gaspésie. Jacques-Cartier y fait même allusion dans son journal de bord. Un premier puits a été installé près de Gaspé en 1860, et la première compagnie de gaz au Canada a été fondée à Saint-Barnabé en 1902 pour une exploitation à faible profondeur. Dans les années 50 et 60, les compagnies Impériale et Shell ont fait plusieurs travaux d'exploration. Toutefois, «l'électricité a tout arrêté ça», constate M. Lavoie en pensant aux milliards qui ont été investis dans de gigantesques barrages et lignes de transport.
Néanmoins, la curiosité de M. Lavoie pour le potentiel en ressources énergétiques du sous-sol québécois ne s'est jamais démentie. Il ne cache pas avoir eu pendant toutes ces années un soutien financier de Bernard Lemaire, de Cascades. En 1999, il fondait Junex en co-partenariat avec Jacques Aubert, un ancien directeur financier de Cascades. Junex a été inscrit en Bourse en 2001 pour aller chercher des capitaux. L'idée de départ était d'explorer les bassins de pétrole et de gaz naturel. «On ne s'était jamais attardé à ça. On n'en avait jamais cherché.»
Il y eut d'abord une petite usine en Gaspésie pour alimenter en gaz naturel la mine Noranda à Murdochville, puis Marinard, le producteur de crevettes de Rivière-aux-Renards. En 2002, Hydro-Québec a formé une section pour le pétrole et le gaz, avec laquelle Junex a fait des affaires dans deux puits en Gaspésie qui produisent chacun environ cinq barils par jour. Mais Junex a surtout obtenu des permis sur quatre millions d'acres de terrain au Québec, des permis accordés par le gouvernement, moyennant certains frais et l'obligation de faire des travaux, en attendant de payer des dividendes, si jamais on faisait des découvertes majeures. On sait que 13 % du territoire québécois est susceptible de contenir des réserves de pétrole et de gaz. Ce territoire commence un peu au nord de la ville de Québec et s'étend à l'ensemble des basses terres de la vallée du Saint-Laurent, à la Gaspésie, au golfe du Saint-Laurent et à l'île d'Anticosti. Dans ces deux derniers cas, il y a un moratoire pour interdire l'exploration.
Un nouvel espoir, les «Shales gas»
«On voit désormais le Québec d'un oeil différent. Il est possible qu'on puisse trouver quelque chose. On a 50 puits significatifs en Gaspésie et 200 ailleurs au Québec. En Alberta, où on fait de l'exploration depuis les années 10, on en a creusé 25 000 l'an passé», souligne M. Lavoie.
À Bécancour, Junex a trouvé de la saumure, une eau hyper-salée qui contient 30 % de sel, contre 3 % pour les océans. On vend cette saumure pour déglacer les routes en hiver et enlever la poussière en été, ce qui a rapporté un peu d'argent pour la poursuite des travaux d'exploration et de creuser 12 trous. «Je voyais venir les "Shales gas"», ajoute le géologue entrepreneur, qui est convaincu d'approcher de la grande découverte à laquelle il rêve depuis longtemps.
Les «Shales gas» sont des gisements de type non conventionnels qui se présentent sous la forme de d'accumulations de gaz naturel continues et réparties sur de larges volumes rocheux s'étendant à une échelle régionale. Dans le cas du Québec, on parle surtout de la «Shale» de l'Utica, c'est-à-dire d'une masse de 200 mètres d'épaisseur qui s'allonge le long du Saint-Laurent entre Montréal et Québec. L'origine de ce gaz naturel peut être d'origine biogénique (action des bactéries) ou biothermique. Les «Shales gas» sont connus depuis une centaine d'années et n'ont pas été explorés dans la grande majorité des cas parce que les techniques ne permettaient pas la rentabilité des projets. À cet égard, reconnaît M. Lavoie, les Américains ont une dizaine d'années d'avance sur nous. L'explosion de la production gazière à partir des «Shales» aux États-Unis a débuté au tournant des années 2000, grâce à l'amélioration des techniques de fracturation des puits et par l'utilisation des forages horizontaux. On creuse un trou vertical étroit pour aller rejoindre cette masse de gaz à de grandes profondeurs, puis on pratique un forage horizontal pour l'extraire de cette roche réservoir poreuse qui s'étend sur de très longues distances.
Le retour des explorateurs
Plus de 50 millions ont été investis dans Junex depuis sa fondation; 12 millions auront été dépensés cette année, et sa réserve aura été ramenée à 28 millions à la fin de l'exercice financier. M. Lavoie prévoit une réduction des dépenses en 2009, étant donné la crise financière et boursière que l'on sait. Par ailleurs, Junex a conclu des alliances avec Gastem et Pétrolia, deux autres petites sociétés québécoises. Junex a notamment cédé un million d'acres de permis en échange d'une participation de 20 % dans Pétrolia. En 2006, Junex a signé des ententes d'exploration avec deux compagnies américaines, Amque et Forest, pour des investissements en exploration de 20 millions sur trois ans entre Québec et Montréal. Sans lien direct avec Junex, Talisman, une autre compagnie américaine importante, a annoncé un programme d'investissements de 120 millions dans l'exploration du gaz naturel au Québec. Bref les «Shales» du Québec suscitent l'intérêt, et le nombre des compagnies qui viennent faire de l'exploration ici augmente. Pour sa part, Junex n'abandonne pas la Gaspésie pour autant, ni le forage, ni la saumure, car sa stratégie est de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier et d'approfondir son expertise dans des concepts géologiques différents.
La chute actuelle du prix du pétrole entraîne-t-elle un ralentissement dans l'exploration du gaz naturel? Ce sont deux marchés différents. Le pétrole est tributaire de l'OPEP et du Nymex, alors que le prix du gaz naturel est fonction du stockage qui permet une régularisation entre l'offre et la demande. Que pense M. Lajoie de Rabaska? Ce projet permettrait d'amener dans le réseau actuel 500 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour, alors qu'on en consomme 400 millions. Le pipeline actuel serait complètement plein, et il en faudrait un autre pour transporter le gaz naturel qui serait produit au Québec, répond le président de Junex, en se méfiant d'une trop grande dépendance vis-à-vis de l'approvisionnement en Russie.
«Dans quelques années, pense-t-il, si le travail est bien fait, on pourra avoir un beau potentiel de production de gaz naturel au Québec. La technologie pour son exploitation progresse rapidement. De plus, le règne du pétrole achève et le gaz naturel va prendre la relève. Il y a des ressources énormes, pour au moins 50 ans.» Les travaux actuels menés par Talisman, Forest, Junex et plusieurs autres sociétés d'ici et d'ailleurs seront déterminants pour établir la valeur commerciale de cette ressource.
Qu'en est-il de la protection de l'environnement? Le gaz naturel est moins dommageable que le pétrole, commence par dire M. Lavoie, avant d'aborder le sujet de la séquestration du CO2. «Dans les eaux hyper-salées, la nature transforme le CO2 en calcaire. Si on envoie le CO2 dans les puits, on peut remettre la balance à zéro et obtenir un crédit vert», fait-il valoir. Il souligne que le ministère de l'Environnement a consacré cinq millions sur cinq ans pour des travaux du CNRS-ressources sur la séquestration géologique du CO2.
Junex, qui est inscrit à la Bourse TSX croissance, a parmi ses administrateurs André Caillé, ex-président d'Hydro-Québec et de Gaz Métro, ainsi que Laurent Lemaire, de Cascades. Les investisseurs institutionnels détiennent 49 % de ses actions, parmi lesquels on retrouve Sprott Management, avec une participation de plus de 15 %, la Caisse de dépôt, le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction CSN. Les dirigeants ont un bloc de 34 %, dont 14 % aux mains de M. Lavoie et 10 % dans celles des Lemaire. L'entente avec Forest ne prévoit pas de participation au capital-actions. À cet égard, M. Lavoie désire que la société demeure québécoise. Il y a lui-même trois enfants dans la trentaine qui travaillent chez Junex.
Il fut en 1973 l'un des premiers diplômés en génie géologique à l'Université du Québec à Chicoutimi. Il a obtenu son premier emploi à la Société québécoise d'initiatives pétrolières (SOQUIP), créée par le gouvernement du Québec en 1969. Pendant sept ans, il y a fait du travail d'exploration, notamment en Gaspésie et dans les Maritimes. En 1980, à l'âge de 30 ans, il a fait de l'exploration dans l'ouest canadien et américain. Dans ces années, alors que le pétrole se vendait 40 $ le baril, «tout était permis», se souvient-il. Il est revenu au Québec en 1983 pour fonder Jaltin, une compagnie de consultants. En 1985, il a commencé à accumuler les permis d'exploration, alors que la SOQUIP déposait ses bilans en concluant qu'il n'y avait «rien d'intéressant dans le sous-sol québécois».
M. Lavoie n'a jamais accepté cette conclusion. Il a participé à des projets avec Intragaz (créée par Gaz Métro et Gaz de France), notamment à Pointe-du-Lac, près de Trois-Rivières, sur un ancien gisement des années 50. En 1988, il a mis sur pied une société de forage. Il a fait une pause en 1995 pour aller mettre son expertise en forage au service de Cuba, sans perdre sa conviction qu'on finirait par trouver quelque chose dans le sous-sol québécois. Il rappelle qu'il y a des indices de gaz depuis longtemps en Gaspésie. Jacques-Cartier y fait même allusion dans son journal de bord. Un premier puits a été installé près de Gaspé en 1860, et la première compagnie de gaz au Canada a été fondée à Saint-Barnabé en 1902 pour une exploitation à faible profondeur. Dans les années 50 et 60, les compagnies Impériale et Shell ont fait plusieurs travaux d'exploration. Toutefois, «l'électricité a tout arrêté ça», constate M. Lavoie en pensant aux milliards qui ont été investis dans de gigantesques barrages et lignes de transport.
Néanmoins, la curiosité de M. Lavoie pour le potentiel en ressources énergétiques du sous-sol québécois ne s'est jamais démentie. Il ne cache pas avoir eu pendant toutes ces années un soutien financier de Bernard Lemaire, de Cascades. En 1999, il fondait Junex en co-partenariat avec Jacques Aubert, un ancien directeur financier de Cascades. Junex a été inscrit en Bourse en 2001 pour aller chercher des capitaux. L'idée de départ était d'explorer les bassins de pétrole et de gaz naturel. «On ne s'était jamais attardé à ça. On n'en avait jamais cherché.»
Il y eut d'abord une petite usine en Gaspésie pour alimenter en gaz naturel la mine Noranda à Murdochville, puis Marinard, le producteur de crevettes de Rivière-aux-Renards. En 2002, Hydro-Québec a formé une section pour le pétrole et le gaz, avec laquelle Junex a fait des affaires dans deux puits en Gaspésie qui produisent chacun environ cinq barils par jour. Mais Junex a surtout obtenu des permis sur quatre millions d'acres de terrain au Québec, des permis accordés par le gouvernement, moyennant certains frais et l'obligation de faire des travaux, en attendant de payer des dividendes, si jamais on faisait des découvertes majeures. On sait que 13 % du territoire québécois est susceptible de contenir des réserves de pétrole et de gaz. Ce territoire commence un peu au nord de la ville de Québec et s'étend à l'ensemble des basses terres de la vallée du Saint-Laurent, à la Gaspésie, au golfe du Saint-Laurent et à l'île d'Anticosti. Dans ces deux derniers cas, il y a un moratoire pour interdire l'exploration.
Un nouvel espoir, les «Shales gas»
«On voit désormais le Québec d'un oeil différent. Il est possible qu'on puisse trouver quelque chose. On a 50 puits significatifs en Gaspésie et 200 ailleurs au Québec. En Alberta, où on fait de l'exploration depuis les années 10, on en a creusé 25 000 l'an passé», souligne M. Lavoie.
À Bécancour, Junex a trouvé de la saumure, une eau hyper-salée qui contient 30 % de sel, contre 3 % pour les océans. On vend cette saumure pour déglacer les routes en hiver et enlever la poussière en été, ce qui a rapporté un peu d'argent pour la poursuite des travaux d'exploration et de creuser 12 trous. «Je voyais venir les "Shales gas"», ajoute le géologue entrepreneur, qui est convaincu d'approcher de la grande découverte à laquelle il rêve depuis longtemps.
Les «Shales gas» sont des gisements de type non conventionnels qui se présentent sous la forme de d'accumulations de gaz naturel continues et réparties sur de larges volumes rocheux s'étendant à une échelle régionale. Dans le cas du Québec, on parle surtout de la «Shale» de l'Utica, c'est-à-dire d'une masse de 200 mètres d'épaisseur qui s'allonge le long du Saint-Laurent entre Montréal et Québec. L'origine de ce gaz naturel peut être d'origine biogénique (action des bactéries) ou biothermique. Les «Shales gas» sont connus depuis une centaine d'années et n'ont pas été explorés dans la grande majorité des cas parce que les techniques ne permettaient pas la rentabilité des projets. À cet égard, reconnaît M. Lavoie, les Américains ont une dizaine d'années d'avance sur nous. L'explosion de la production gazière à partir des «Shales» aux États-Unis a débuté au tournant des années 2000, grâce à l'amélioration des techniques de fracturation des puits et par l'utilisation des forages horizontaux. On creuse un trou vertical étroit pour aller rejoindre cette masse de gaz à de grandes profondeurs, puis on pratique un forage horizontal pour l'extraire de cette roche réservoir poreuse qui s'étend sur de très longues distances.
Le retour des explorateurs
Plus de 50 millions ont été investis dans Junex depuis sa fondation; 12 millions auront été dépensés cette année, et sa réserve aura été ramenée à 28 millions à la fin de l'exercice financier. M. Lavoie prévoit une réduction des dépenses en 2009, étant donné la crise financière et boursière que l'on sait. Par ailleurs, Junex a conclu des alliances avec Gastem et Pétrolia, deux autres petites sociétés québécoises. Junex a notamment cédé un million d'acres de permis en échange d'une participation de 20 % dans Pétrolia. En 2006, Junex a signé des ententes d'exploration avec deux compagnies américaines, Amque et Forest, pour des investissements en exploration de 20 millions sur trois ans entre Québec et Montréal. Sans lien direct avec Junex, Talisman, une autre compagnie américaine importante, a annoncé un programme d'investissements de 120 millions dans l'exploration du gaz naturel au Québec. Bref les «Shales» du Québec suscitent l'intérêt, et le nombre des compagnies qui viennent faire de l'exploration ici augmente. Pour sa part, Junex n'abandonne pas la Gaspésie pour autant, ni le forage, ni la saumure, car sa stratégie est de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier et d'approfondir son expertise dans des concepts géologiques différents.
La chute actuelle du prix du pétrole entraîne-t-elle un ralentissement dans l'exploration du gaz naturel? Ce sont deux marchés différents. Le pétrole est tributaire de l'OPEP et du Nymex, alors que le prix du gaz naturel est fonction du stockage qui permet une régularisation entre l'offre et la demande. Que pense M. Lajoie de Rabaska? Ce projet permettrait d'amener dans le réseau actuel 500 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour, alors qu'on en consomme 400 millions. Le pipeline actuel serait complètement plein, et il en faudrait un autre pour transporter le gaz naturel qui serait produit au Québec, répond le président de Junex, en se méfiant d'une trop grande dépendance vis-à-vis de l'approvisionnement en Russie.
«Dans quelques années, pense-t-il, si le travail est bien fait, on pourra avoir un beau potentiel de production de gaz naturel au Québec. La technologie pour son exploitation progresse rapidement. De plus, le règne du pétrole achève et le gaz naturel va prendre la relève. Il y a des ressources énormes, pour au moins 50 ans.» Les travaux actuels menés par Talisman, Forest, Junex et plusieurs autres sociétés d'ici et d'ailleurs seront déterminants pour établir la valeur commerciale de cette ressource.
Qu'en est-il de la protection de l'environnement? Le gaz naturel est moins dommageable que le pétrole, commence par dire M. Lavoie, avant d'aborder le sujet de la séquestration du CO2. «Dans les eaux hyper-salées, la nature transforme le CO2 en calcaire. Si on envoie le CO2 dans les puits, on peut remettre la balance à zéro et obtenir un crédit vert», fait-il valoir. Il souligne que le ministère de l'Environnement a consacré cinq millions sur cinq ans pour des travaux du CNRS-ressources sur la séquestration géologique du CO2.
Junex, qui est inscrit à la Bourse TSX croissance, a parmi ses administrateurs André Caillé, ex-président d'Hydro-Québec et de Gaz Métro, ainsi que Laurent Lemaire, de Cascades. Les investisseurs institutionnels détiennent 49 % de ses actions, parmi lesquels on retrouve Sprott Management, avec une participation de plus de 15 %, la Caisse de dépôt, le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction CSN. Les dirigeants ont un bloc de 34 %, dont 14 % aux mains de M. Lavoie et 10 % dans celles des Lemaire. L'entente avec Forest ne prévoit pas de participation au capital-actions. À cet égard, M. Lavoie désire que la société demeure québécoise. Il y a lui-même trois enfants dans la trentaine qui travaillent chez Junex.
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