Rendement négatif du bon du Trésor américain
10 décembre 2008
Actualités économiques
Washington — Le rendement du bon du Trésor américain à trois mois est passé hier en territoire négatif au cours de la séance d'hier, pour la première fois de son histoire.
Ce rendement est descendu jusqu'à -0,051 % en mi-séance, et se maintenait à -0,001 % une heure plus tard.
Les autres maturités sont restées avec des taux positifs, y compris celle à quatre semaines (0,010 %).
Concrètement, un rendement négatif signifie que des acheteurs d'obligations d'État sur le marché secondaire ont acheté ces titres à un prix supérieur au versement qui leur est promis s'ils les conservent jusqu'à leur maturité, en l'occurrence trois mois après leur émission.
Cette anomalie de marché implique que d'une part, dans un environnement financier troublé, ces investisseurs ont privilégié la sécurité absolue que procure un bon du Trésor, et que d'autre part, ils parient sur une baisse des indices des prix (une inflation négative) dans les mois à venir.
La conséquence la plus directe est de permettre au Trésor américain de se refinancer à un coût modique. Lundi, il a émis 27 milliards de dollars de bons à trois mois avec un taux d'intérêt de 0,005 %, le plus bas jamais vu depuis qu'il a démarré ces émissions en 1929.
Sans intérêt
Autre record, l'État américain a réalisé une première historique hier en empruntant 30 milliards de dollars à 28 jours sans intérêt sur le marché obligataire.
Tous les participants à l'adjudication de bons du Trésor américain à 28 jours d'hier ont accepté d'acheter ces titres à taux zéro. Ce taux a été rendu possible par une demande plus de quatre fois supérieure à l'offre, a indiqué le Trésor sur son site Internet.
C'est évidemment un record. Le plus bas précédent pour ce type d'adjudication remontait à cinq jours plus tôt, quand le Trésor avait adjugé 36 milliards de dollars de bons à 29 jours au taux de 0,04 %.
Le marché obligataire connaît un engouement sans précédent de la part des investisseurs, à la recherche de placements sûrs en cette période d'instabilité des marchés financiers.
En dépit de l'explosion de la dette publique américaine, désormais supérieure à 10 000 milliards de dollars, les investisseurs restent persuadés que les États-Unis seront toujours en mesure de faire face à leurs engagements, outre le fait que les bons du Trésor sont très faciles à revendre.
À titre de comparaison, l'État français a adjugé lundi 1,5 milliard d'euros des bons du Trésor à dix semaines avec un taux de 2,043 %.
Ce rendement est descendu jusqu'à -0,051 % en mi-séance, et se maintenait à -0,001 % une heure plus tard.
Les autres maturités sont restées avec des taux positifs, y compris celle à quatre semaines (0,010 %).
Concrètement, un rendement négatif signifie que des acheteurs d'obligations d'État sur le marché secondaire ont acheté ces titres à un prix supérieur au versement qui leur est promis s'ils les conservent jusqu'à leur maturité, en l'occurrence trois mois après leur émission.
Cette anomalie de marché implique que d'une part, dans un environnement financier troublé, ces investisseurs ont privilégié la sécurité absolue que procure un bon du Trésor, et que d'autre part, ils parient sur une baisse des indices des prix (une inflation négative) dans les mois à venir.
La conséquence la plus directe est de permettre au Trésor américain de se refinancer à un coût modique. Lundi, il a émis 27 milliards de dollars de bons à trois mois avec un taux d'intérêt de 0,005 %, le plus bas jamais vu depuis qu'il a démarré ces émissions en 1929.
Sans intérêt
Autre record, l'État américain a réalisé une première historique hier en empruntant 30 milliards de dollars à 28 jours sans intérêt sur le marché obligataire.
Tous les participants à l'adjudication de bons du Trésor américain à 28 jours d'hier ont accepté d'acheter ces titres à taux zéro. Ce taux a été rendu possible par une demande plus de quatre fois supérieure à l'offre, a indiqué le Trésor sur son site Internet.
C'est évidemment un record. Le plus bas précédent pour ce type d'adjudication remontait à cinq jours plus tôt, quand le Trésor avait adjugé 36 milliards de dollars de bons à 29 jours au taux de 0,04 %.
Le marché obligataire connaît un engouement sans précédent de la part des investisseurs, à la recherche de placements sûrs en cette période d'instabilité des marchés financiers.
En dépit de l'explosion de la dette publique américaine, désormais supérieure à 10 000 milliards de dollars, les investisseurs restent persuadés que les États-Unis seront toujours en mesure de faire face à leurs engagements, outre le fait que les bons du Trésor sont très faciles à revendre.
À titre de comparaison, l'État français a adjugé lundi 1,5 milliard d'euros des bons du Trésor à dix semaines avec un taux de 2,043 %.
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