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Jarislowsky demande un vrai plan de relance

Trente milliards? «C'est une bagatelle par rapport à ce dont on aura besoin pour renforcer l'économie.»

Stephen Jarislowsky
Photo : Jacques Nadeau
Stephen Jarislowsky
En prévision d'une «période très, très difficile qui pourrait s'étendre sur un, deux ou trois ans», Stephen Jarislowsky implore le gouvernement canadien d'annoncer le plus rapidement possible un plan pour redonner confiance aux gens, un plan qui implique «des dépenses fiscales majeures» pour combattre le chômage, qui ne tardera pas à s'amplifier. «Le gouvernement doit dépenser des sommes astronomiques pour maintenir une économie stable», a déclaré le financier milliardaire à l'issue d'une conférence donnée devant plusieurs centaines de personnes à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Homme de grande culture et passionné de l'histoire mondiale, M. Jarislowsky, président du conseil et chef de la direction de Jarislowsky Fraser (entreprise de gestion de portefeuille fondée il y a 53 ans), a évité dans son allocution de déborder sur le débat le plus chaud de l'heure en politique canadienne, mais dans un point de presse qui a suivi, il n'a pas résisté à l'invitation de faire part de son opinion sur le sujet. «Il faut savoir quoi faire, mais jusqu'à maintenant il n'y a personne qui a su quoi faire. Le gouvernement parle encore d'un surplus. Ce n'est pas possible», lance-t-il pour exprimer son impatience devant l'inaction du gouvernement Harper, qui jusqu'à maintenant ne lui a pas semblé intéressé à passer à l'action.

Poursuivant ses remarques, M. Jarislowsky a avoué qu'il aimerait voir «un gouvernement de coalition, comme on en voit en temps de guerre, pour remédier aux problèmes économiques et mettre de côté les bagarres politiques». Cette coalition, qui ne serait pas nécessairement gouvernementale, comprendrait tous les partis, celui des conservateurs et les autres. Quant à la formule pour y arriver, il laisse cette tâche aux élus. En plus de considérer que l'inaction de M. Harper a été jusqu'à ce jour une erreur, il ajoute que «la chose la plus stupide qu'il pouvait faire a été de vouloir abolir les montants versés aux partis d'opposition, un geste totalement antidémocratique». La solution ne serait-elle pas de déclencher des élections générales? «Ce serait absolument fou», répond-il immédiatement en réitérant que les députés doivent mettre les enjeux de politique partisane de côté pour concentrer leurs efforts sur la crise financière et économique qui fait rage à l'échelle de la planète et qui risque d'avoir des retombées majeures au Canada, d'où l'urgence de mettre en place un plan pour y faire face.

30 milliards, ce n'est pas assez

Combien d'argent le gouvernement devrait-il injecter dans l'économie? Trente milliards? «C'est une bagatelle par rapport à ce qu'on aura besoin pour renforcer l'économie», a répondu M. Jarislowsky, se disant toutefois incapable de chiffrer les montants qui seront requis étant donné qu'on ne connaît pas encore avec exactitude l'ampleur des dégâts qui pourraient survenir. On lui a demandé s'il n'avait pas tendance à être pessimiste. «Peut-être, mais je préfère être trop pessimiste que pas assez», a répondu cet homme, assez âgé pour se souvenir des conséquences du krach de 1929 sur les années qui ont suivi, dont il retrouve dans la conjoncture actuelle certains points communs, à cette différence que la situation est beaucoup plus complexe maintenant.

Faisant un long rappel historique remontant à l'époque biblique des «sept années de vaches grasses et sept années de vaches maigres», une référence directe à des cycles économiques, l'historien-financier a rappelé que normalement les cycles économiques sont plus courts, sur des périodes de quatre ou cinq ans marquées par deux réflexes fondamentaux de la nature humaine, celui de l'avidité et celui de la peur. Mais il arrive que les cycles soient plus longs, par exemple la forte croissance entre 1922 et 1929, tout comme celle entre 2001 et 2008. Cette dernière période, dont les adultes vivants ont été témoins, a donné lieu, selon lui, à de furieuses poussées d'avidité, faute de réglementation adéquate, sous prétexte que «business knows best». Or M. Jarislowsky est d'avis que «business never did know best without regulation». Au fait, il a prononcé toute son allocution en anglais, même s'il parle français avec facilité. M. Jarislowsky demeure convaincu que les produits financiers doivent être réglementés, de la même façon que le sont les produits pharmaceutiques, sinon cela conduit à des catastrophes comme on le voit maintenant, parce que la peur n'est plus là pour mettre un frein à l'avidité.

Il en veut particulièrement à la politique du laisser-faire du président George W. Bush, «aidé et encouragé par Allan Greenspan de la Réserve fédérale et par la stupidité de plusieurs conseils d'administration». Après l'éclatement de la bulle technologique, ces décideurs ont laissé apparaître deux autres bulles, celle de l'immobilier, qui est le plus gros investissement du citoyen moyen, et celle des matières premières. Ces deux bulles se sont dégonflées en même temps récemment.

Par la suite, il y a eu l'élimination, il y a 16 mois, des dernières réglementations remontant aux années 1930, permettant dès lors la vente d'actions à découvert, un marché refermé précipitamment à la suite de l'effondrement financier cet automne aux États-Unis. Enfin, il y a eu l'ère de la consommation, «la religion qui croît le plus rapidement dans le monde». Pour aller encore plus vite, on s'est mis à importer des produits à moitié prix de la Chine, pendant qu'on fermait nos usines ici. «Les dirigeants d'entreprise grassement rémunérés avaient même des primes pour vendre les entreprises qu'ils dirigeaient à des concurrents.» Bref, tout cela a conduit aux crises financière et économique actuelles, soutient M. Jarislowsky, qui est un gestionnaire suivant la méthode Warren Buffet.

Plusieurs banques seraient nationalisées

M. Jarislowsky prévoit que plusieurs banques dans le monde devront être nationalisées parce qu'elles n'auront pas trouvé l'argent requis pour remplir leurs obligations. Ce n'est pas le cas au Canada, où les banques sont généralement saines, mais il y aura des retombées mondiales. Néanmoins, la situation apparaît, selon lui, relativement corsée pour de nombreux consommateurs et propriétaires de maison. À partir de l'hypothèse d'un taux d'inflation annuel de 2 % et d'une productivité de 1,5 %, la valeur des maisons au Canada aurait dû augmenter de 27 % sur une période de sept ans. En réalité, leur valeur a augmenté de 100 %. À supposer que la valeur en 2001 soit juste, la valeur des maisons aujourd'hui serait de 36,5 % trop élevée. Par ailleurs, les prêteurs offrent des hypothèques couvrant 95 % de la valeur marchande avec un remboursement du capital sur 35 ans. Il y a eu pour l'habitation et d'autres transactions financières «plusieurs produits financiers nouveaux, non testés et fous, qui ont été acceptés trop facilement», a déploré le conférencier.

Que faut-il faire maintenant? Plusieurs économies sont en récession et il y a un danger réel de tomber en dépression, à moins que ce ne soit déjà le cas. Pour sortir d'un tel bourbier, il faut, avance M. Jarislowsky, s'en remettre aux gouvernements nationaux, qui sont les seuls à pouvoir imprimer de l'argent et soutenir les banques. Dans une situation de dépression, il faut mettre plus d'argent en circulation pour arriver à créer un mouvement d'inflation. «Pour une même masse de produits, en mettant plus d'argent en circulation, les prix des produits vont augmenter et la valeur du dollar va baisser», explique-t-il.

Un conseil au citoyen moyen? «À l'heure actuelle, l'argent comptant est roi.» Mieux vaut alors attendre que la tempête passe et commencer à réinvestir dans les actions quand les premiers signes d'inflation se manifesteront, peut-être pas avant quelques années. À noter toutefois que M. Jarislowsky préfère penser en pessimiste.
 
 
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  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 07h31
    Y a-t-il encore des sceptiques dans la salle ?
    Bravo monsieur Jarilowski, vous avez déjà dit que nous sommes des médiocres et vous aviez raison.

    Qu'un homme comme vous qui n'a plus rien à prouver assomme tous les bornés dans le sillon Harper, ça fesse comme on dit.

    Nos politiciens idéologiquement «driven» ne voient pas que les gens perdent leur emploi, les soupes populaires sont en croissance, le secteur manufacturier est en débâcle et, comme dit notre Premier Charest, «le Québec va bien».

    Il faut congédier immédiatement tous ces irresponsables pour agir dans le sens que vous suggérer.

    ....

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 07h43
    Réal Caouette avait raison ?
    Écrit plus haut : «il faut, avance M. Jarislowsky, s'en remettre aux gouvernements nationaux, qui sont les seuls à pouvoir imprimer de l'argent et soutenir les banques»

    C'est la planche à billets créditiste ça dont tous les financiers se moquaient. Est-ce que Réal Caouette, comme plusieurs grand hommes, va finalement avoir raison après sa mort et recevoir des excuses postumes de ses détracteurs ? Lui élever un bronze devant la bourse peut-être ?

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 08h54
    un sage, plus que le rigolo Caouette
    M.Jarislowsky aurait fait un excellent ministre des finances.
    Cet homme est un sage qui a compris que le système capitaliste est supérieur au communiste (échec économique total) mais qu'il doit être règlémenté de façon efficace..Ce n'est donc pas un dogmatique de droite ou de gogauche...mais un pragmatique avec un sens des valeurs.

    De plus il reconnait l'importance de faire des économies au lieu de vivre sur des cartes de crédits, cette nouvelle religion de la surconsommation comme il dit.

    IL a véçu des années dans une petite chambre en économisant, et il réalisait qu'en commencant jeune à économiser , l'intérêt composé et la patience assure des économies permettant une belle vieillesse. Un comportement qui aurait intérêt à être imité par tous.

    Aujourd'hui les citoyens sont comme des poules sans tête qui se payent un train de vie supérieur à leurs revenus (autos, voyages, vêtements griffés,espadrilles à 100$...)et ne font pas d'économies...Cette situation couplée aux spéculateurs qui recherchent les gros profits rapides nous a amené dans le pétrin actuel.N'oublions pas que les citoyens sont aussi une responsabilité dans cette crise, il ne faut pas vivre au-dessus de ses moyens...et acheter une maison quand on n'a pas les moyens de la payer..

    Vous voulez poser un geste courageux et révolutionnaire? Économisez et vivez selon vos moyens et ne soyez plus les moutons avides de consommation..Mais en êtes-vous capable?

    J,ai toujours économisé, même avec un petit revenu. Bien des gens ont un revenu supérieur mais sont endettés. L'important c'est ce que l'on dépense par rapport à ses revenus. J'ai évité les voyages couteux, les vêtements griffées etc.., et aujourd'hui je me sens riche avec une maison et une auto payée..et j'ai toujours remboursé chaque mois ma carte de crédit quitte à me priver ailleurs..pas les moyens de donner 20% d'intérêt aux banques..

    Tant qu'à la comparaison avec Réal Caouette elle ne tient pas la route. Caouette était un rigolo comme les bérêts blancs. Imprimer sans discernement des billets de banque est totalement stupide.C'est une solution de république de banane qui fait que ça prendrait un gros tas de billets pour équivaloir à un petit dollar us...Cependant M.Caouette donnait un bon show et me faisait rigoler à plein; un grand humoriste, comme Camille Samson..je ne manquais pas son show du dimanche dans les années 60.

  • Placide Couture
    Abonné
    jeudi 4 décembre 2008 08h56
    un homme sage et avisé
    Je surveille cet homme depuis plusieurs années et je partage avec enthousiasme sa vision économique. Voilà un homme sage et avisé qui porte un regard réaliste sur l'état du monde monde actuel. En plus de la folie spéculative de certains qui prétendent acheter l'avenir, je crois qu'il faut dénoncer avec vigueur l'égoïsme, la cupidité et l'absence total de sens moral de ces hauts dirigeants d'entreprise qui se sont enfuient avec la caisse avant de faire payer leur incurie par la classe moyenne. Ces nouveaux dieux du monde moderne ont depuis longtemps perdu leur auréoles à mes yeux.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 10h19
    @ M. André Michaud
    Vous écrivez : «De plus il reconnaît l'importance de faire des économies au lieu de vivre sur des cartes de crédits, cette nouvelle religion de la surconsommation comme il dit.»

    Voici un exemple du double discours des financiers qui ont de la difficulté à se comprendre eux-mêmes.

    Attention ici au raisonnement de La Palice : Si on fait plus d'économies à compter de maintenant, ça veut dire qu'il va moins en rester pour acheter et si on achète moins, il va se vendre moins de choses et de services et s'il se vent moins de choses, ça veut dire qu'il va moins s'en fabriquer et s'il s'en fabrique moins, ça va être plus de travailleurs des fabriques au chômage et plus de travailleurs au chômage va faire moins de revenus pour acheter des choses etc..un cercle vicieux, quoi.

    Demandez donc aux magasins s'ils préfèrent que les Québécois achètent des cadeaux à Noël ou s'ils aiment mieux qu'ils économisent à la place et combien ils devront mettre d'employés à pied si ça arriverait.

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 14h15
    Mauvais économistes et gestionnaires financiers demandent fonds publics pour se renflouer avec vos impôts
    C'est triste à dire mais les Conservateurs étaient les moins économiquement parlant (je ne parle pas du reste des valeurs morales qui leur sont propres... tout comme la gauche veut bien imposer ses propres valeurs morales à tous via l'État).

    Prendre le pouvoir à 3 pour renflouer les pertes des mauvais économistes et gestionnaires financiers (cherchez Art ou Arthur Laffer sur YouTube), désolé mais je suis contre.

    Comme vous devriez l'être si vous êtes les premiers à descendre dans la rue pour protester contre les vils riches, les méchantes multinationales et leurs subventions.

    C'est mon avis sur le plan économique des 3 partis coalisés. Et ce plan, c'est la raison qu'ils invoquent pour prendre le pouvoir...

  • denis legault
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 14h16
    Un peu de patience
    La situation économique présente ressemble à celle du Japon au début des années 90.Il y avait là aussi une bulle immobilière et quand elle a éclaté quelques banques ont fait faillite. S'en est suivi une décennie de déflation. Le gouvernement japonais a mis du temps à réagir et a dû s'endetter passablement pour repartir la machine. Ici, aux E.U. on a réagi tout de suite et il semble que le nouveau gouvernement inspirera confiance. M'est avis qu'il faut attendre les résultats de leurs interventions pour régler la crise puisqu'elle vient de là.

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 15h08
    @ GIlles Bousquet
    Vous avez raison en ce sens que plus on consomme plus on fait tourner la roue,selon la version USA de l'économie. Suivant cette "logique" tous s'endettent en achetant avec de l'argent qu'ils n'ont pas..et nous voila dans un crise sans précédent...et les gouvernement doivent supporter à coup de centaines de milliards!!! Belle logique!!!

    Depuis la seconde guerre mondiale l'économie américaine a explosé en inventant de faux besoins vendus à grand renfort de publicité. Le secteur automobile américain est un exemple type, on croyait pouvoir vendre des véhicules très energivore et polluant ,ou n'importe quoi ,avec une publicité efficace...avec les résultats que l'on connait. Pendant ce temps les japonais ont amélioré leurs autos, répondant aux besoins des consommateurs, et aujourd'hui Toyota à elle seule vaut plus que les 3 géants US, ses usines américaines n'ayant pas de problèmes majeurs..Faudrait-il que les américains s'endettent encore plus pour acheter des autos qui ne correspondent pas à leurs besoins, juste pour faire "tourner la roue"?

    La question est : comment avoir une économie saine quand tous vivent au-dessus de leurs moyens et payent avec de l'argent qu'ils n'ont pas , des objets dont ils n'ont pas vraiment besoin? Si M.Jarilowsky avait fait de même il serait pauvre et endetté aujourd'hui.

    La logique de la surconsommation conduit à l'endettement et l'hyper pollution...l'économie doit se discipliner et ça commence par un budget intelligent pour les citoyens. Ceux qui produisent des choses inutiles se recycleront.. Mieux vaut aider des travailleurs à se recycler que donner des milliards à des spéculateurs...non? En quoi des dépenses irresponsables et compulsives peuvent amener à une économie responsable?

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 15h33
    Keynésiens à la défense des gros capitalistes
    Cherchez un peu (avec Google Actualités) sur le p'tit M. Jarislowsky.

    Vous apprendrez qu'il a subi des pertes dans les énergies (dont le pétrole) et dans le milieu des finances.

    Si on doit injecter plus que 30 000 000 000 $ sans trop penser, c'est bien sûr que ce bonhomme veut piger dans cet argent.

    C'est drôle: ce journal parle du vil capitalisme et des méchants lobbys des multinationales.

    Pourtant, les journalistes de ce journal n'ont de cesse à plugger des articles incitant à subventionner les mêmes personnes et entreprises qu'ils dénoncent à longueur d'année depuis au moins l'époque de Gérard Filion.

  • Harold Chorney
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 23h07
    Un stimulus de 7- 10 % de PNB et necessaire
    Stephen Jarislowsky a raison absolument . Le choc du krash était énorme, le pire depuis 1929. En conséquence le gouvernment fédéral et la banque du Canada doivent agir dans une facon coordonnée. Un déficit de 7 % de PNB et possiblement plus grande que ca environ 100 milliard dollars à 140 milliards dollars serait efficace .
    Pour financer cet déficit la banque centrale doit reduire le taux de intéret vers 1% et moins et si necessaire acheter des bons du Trésor pour pousser le taux vers le taux de 1 %. C'est relativement facile a gérer un déficit de cet grandeur parce que le ratio de la dette à PNB est maintenant bas au niveau féderal - moins que 30 %. Harold Chorney Université Concordia

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    jeudi 4 décembre 2008 23h18
    C'est logique...
    Quand le véhicule qui nous précède s'enlise, on attend sagement derrière lui à ne rien faire, et on le regarde se dépètrer. Une fois qu'il est reparti, nous nous mettons en route, pour se rendre compte que nous sommes, nous-même, enlisé......

    C'est la technique ou la tactique appellez-ça comme vous voulez, du mouton québecois, elle est appliquée à la lettre depuis plusieurs années par beaucoup de canadiens, et beaucoup d'états ou de nations.

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 6 décembre 2008 23h35
    Matthieu Demers a parfaitement rsison
    Vous avez parfaitement raison. Mais enfin si le monde prefere croire au pere Noel, on y peut rien.

  • achoquette@videotron.ca
    Abonné
    dimanche 7 décembre 2008 16h06
    Mathieu Demers
    Vous devez être très jeune pour connaitre si mal M. Jarislowski

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    mardi 9 décembre 2008 02h23
    @André Choquette - Jarislowsky: Parizeau et Bouchard, deux potentiels totalitaires
    Oui, parfois il dit des vérités, parfois, il exagère et il réagit trop émotivement (à l'inverse, j'aurais dit qu'il réagit rationnellement).

    En mai 1997, il disait qu'un État toujours plus régulateur, contrôlant, dépensier et toujours plus gourmand en impôts et en taxes est un danger pour les libertés individuelles.

    Particulièrement, il pointait Parizeau et Bouchard comme étant deux leaders tendant vers le totalitarisme pour asseoir leurs idées irrationnelles.

    Vous en pensez quoi ?

  • Biscornu
    Inscrit
    mardi 23 décembre 2008 11h06
    Émotivité et... opportunisme!
    C'est ce même Monsieur qui, dans les années 80, déclarait le Canada en faillitte (trop endetté) et recommendait à ses clients d'en sortir leurs capitaux.

    Son playdoyer pour le rétablissement de la confiance des canadiens ne vise en fait qu'à faire redémarrer les opérations de courtage, qui sont son pain et son beurre.

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