Automobile - Quinze jours pour obtenir un plan «viable»
21 novembre 2008
Actualités économiques
Washington — La majorité démocrate du Congrès américain s'est donné 15 jours supplémentaires pour parvenir à faire voter un plan «viable» pour aider les trois grands constructeurs automobiles, censés de leur côté faire preuve de responsabilité dans l'utilisation des fonds.
Hier, après plusieurs jours de négociations vaines entre les deux partis et après avoir auditionné en commission au Sénat, puis à la Chambre des représentants, les dirigeants de General Motors, Ford et Chrysler, les leaders démocrates ont annoncé que tout plan, à ce stade, serait voué à l'échec.
«La triste réalité est qu'aucun plan n'a pu être conçu pour pouvoir être adopté à la Chambre et au Sénat, puis envoyé au président», a estimé hier Harry Reid lors d'une conférence de presse au Capitole.
Les républicains et la Maison-Blanche ne souhaitent pas le vote de nouveaux fonds publics pour des entreprises, qui selon eux ont fait des erreurs de gestion en orientant leurs productions vers des véhicules à forte consommation énergétique.
M. Reid a expliqué que les leaders démocrates avaient décidé de «donner aux entreprises automobiles une autre occasion de se faire entendre». «Nous demandons à ce qu'ils soumettent un plan au Congrès... au plus tard le 2 décembre», a-t-il dit. Les démocrates envisagent ensuite de revenir en session pour «aider l'industrie automobile», la semaine du 8 décembre.
Selon la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, les dirigeants des «trois grands» ne se sont pas montrés assez clairs sur leurs projets de restructuration au cas où ils obtiendraient de nouvelles aides publiques. «Jusqu'à ce que nous voyons apparaître un plan où l'industrie automobile est tenue pour responsable et un plan pour la viabilité de leurs investissements futurs, jusqu'à ce qu'ils nous montrent leur plan, nous ne pouvons pas leur montrer l'argent», a-t-elle déclaré.
La décision conjointe des leaders démocrates, du Sénat et de la Chambre des représentants, de reporter un éventuel vote au Congrès, intervient alors que quatre sénateurs issus des États dépendant de l'industrie automobile (Michigan, Ohio et Missouri) avaient annoncé un accord hier, faisant même réagir positivement la Bourse.
Leur proposition qu'ils qualifient d'«hybride», contient des garanties pour les contribuables et une exigence de «viabilité financière» pour les candidats aux prêts. Mais elle semble vouée à l'échec, comme l'ont laissé entendre les leaders démocrates. La Bourse a ensuite replongé en fin de séance.
Appel à la Maison-Blanche
Par ailleurs, M. Reid a de nouveau appelé l'administration à soutenir les efforts du Congrès. «L'administration a l'autorité et les ressources nécessaires pour aider ces entreprises si elles en ont besoin. Si la Maison-Blanche veut sauver Detroit, elle a le pouvoir de le faire», a-t-il déclaré hier devant la presse.
La Maison-Blanche est opposée à l'utilisation pour l'industrie automobile des fonds du plan de sauvetage de 700 milliards $US pour le secteur financier comme le souhaitaient les démocrates. «Si nous devons aider [les constructeurs] à se sortir de ce mauvais pas, cela devrait être un prêt, mais seulement aux entreprises viables», a déclaré hier la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino.
Hier, après plusieurs jours de négociations vaines entre les deux partis et après avoir auditionné en commission au Sénat, puis à la Chambre des représentants, les dirigeants de General Motors, Ford et Chrysler, les leaders démocrates ont annoncé que tout plan, à ce stade, serait voué à l'échec.
«La triste réalité est qu'aucun plan n'a pu être conçu pour pouvoir être adopté à la Chambre et au Sénat, puis envoyé au président», a estimé hier Harry Reid lors d'une conférence de presse au Capitole.
Les républicains et la Maison-Blanche ne souhaitent pas le vote de nouveaux fonds publics pour des entreprises, qui selon eux ont fait des erreurs de gestion en orientant leurs productions vers des véhicules à forte consommation énergétique.
M. Reid a expliqué que les leaders démocrates avaient décidé de «donner aux entreprises automobiles une autre occasion de se faire entendre». «Nous demandons à ce qu'ils soumettent un plan au Congrès... au plus tard le 2 décembre», a-t-il dit. Les démocrates envisagent ensuite de revenir en session pour «aider l'industrie automobile», la semaine du 8 décembre.
Selon la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, les dirigeants des «trois grands» ne se sont pas montrés assez clairs sur leurs projets de restructuration au cas où ils obtiendraient de nouvelles aides publiques. «Jusqu'à ce que nous voyons apparaître un plan où l'industrie automobile est tenue pour responsable et un plan pour la viabilité de leurs investissements futurs, jusqu'à ce qu'ils nous montrent leur plan, nous ne pouvons pas leur montrer l'argent», a-t-elle déclaré.
La décision conjointe des leaders démocrates, du Sénat et de la Chambre des représentants, de reporter un éventuel vote au Congrès, intervient alors que quatre sénateurs issus des États dépendant de l'industrie automobile (Michigan, Ohio et Missouri) avaient annoncé un accord hier, faisant même réagir positivement la Bourse.
Leur proposition qu'ils qualifient d'«hybride», contient des garanties pour les contribuables et une exigence de «viabilité financière» pour les candidats aux prêts. Mais elle semble vouée à l'échec, comme l'ont laissé entendre les leaders démocrates. La Bourse a ensuite replongé en fin de séance.
Appel à la Maison-Blanche
Par ailleurs, M. Reid a de nouveau appelé l'administration à soutenir les efforts du Congrès. «L'administration a l'autorité et les ressources nécessaires pour aider ces entreprises si elles en ont besoin. Si la Maison-Blanche veut sauver Detroit, elle a le pouvoir de le faire», a-t-il déclaré hier devant la presse.
La Maison-Blanche est opposée à l'utilisation pour l'industrie automobile des fonds du plan de sauvetage de 700 milliards $US pour le secteur financier comme le souhaitaient les démocrates. «Si nous devons aider [les constructeurs] à se sortir de ce mauvais pas, cela devrait être un prêt, mais seulement aux entreprises viables», a déclaré hier la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino.
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