États-Unis - Réformer la régulation financière, oui, mais sans hâte
21 novembre 2008
Actualités économiques
Washington — Le secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, a estimé hier que la réforme de la réglementation financière était indispensable mais qu'il ne convenait pas de la mener dans le feu de la crise.
«Les États-Unis doivent être à la tête des efforts mondiaux en vue de la réforme financière, et nous devons commencer par faire le ménage chez nous», a déclaré M. Paulson lors d'un discours en Californie.
«Alors que la tension persiste sur les marchés, notre priorité numéro un reste de maintenir la stabilité tout au long du processus de reprise, et cette reprise prendra du temps», a dit M. Paulson dans cette allocution prononcée à la Bibliothèque présidentielle Ronald Reagan.
«Assez légitimement, on a attiré l'attention sur la nécessité de réformer le système qui a permis les excès» ayant mené à la crise actuelle, mais «nous devons résister à l'envie de répondre à la hâte», a-t-il ajouté.
Premièrement car «il est difficile de mettre au point une solution complète tant que la situation n'a pas abouti», et deuxièmement parce que «le simple ajout de règles nouvelles ne sera pas une solution à long terme».
Détaillant ensuite les mesures à ses yeux nécessaires, M. Paulson a plaidé pour que les fonds d'investissement à risque (hedge funds) fassent l'objet d'une supervision fédérale, alors qu'ils évoluent actuellement en l'absence de toute règle.
Pour ces fonds comme pour d'autres organisations financières non bancaires, «il faudrait imposer qu'il y ait une loi qui permette certains contrôles», sur le modèle de la loi sur les banques, a dit M. Paulson, selon le texte de son discours transmis à Washington.
Par ailleurs, «il faut que nous nous occupions des aspects du système qui renforcent la tendance du cycle plutôt que de la contrebalancer. Après l'apparition d'un problème, les régulateurs et les agences de notation prennent souvent des mesures qui aggravent la tendance», a estimé le ministre, qui quittera son poste avec l'arrivée au pouvoir du futur président Barcak Obama le 20 janvier.
«La règle comptable d'évaluation au prix de marché est clairement» de celles-là, a dit M. Paulson, qui a affirmé ne connaître «aucune meilleure méthode».
M. Paulson a néanmoins accueilli «favorablement» les récents ajustements qui lui ont été apportés pour prendre en compte la situation.
La question de l'évaluation des actifs du bilan des banques au prix de marché a été au coeur de l'attention après le gel de certains marchés de titres complexes du fait de la crise financière.
Dans une telle situation, l'application de la règle à la lettre oblige les institutions financières à évaluer de tels actifs à un prix de revente très bas, ce qui affaiblit du même coup la solidité de leur bilan.
Fin septembre, l'autorité de régulation de la Bourse américaine (SEC) avait assoupli cette règle.
«Les États-Unis doivent être à la tête des efforts mondiaux en vue de la réforme financière, et nous devons commencer par faire le ménage chez nous», a déclaré M. Paulson lors d'un discours en Californie.
«Alors que la tension persiste sur les marchés, notre priorité numéro un reste de maintenir la stabilité tout au long du processus de reprise, et cette reprise prendra du temps», a dit M. Paulson dans cette allocution prononcée à la Bibliothèque présidentielle Ronald Reagan.
«Assez légitimement, on a attiré l'attention sur la nécessité de réformer le système qui a permis les excès» ayant mené à la crise actuelle, mais «nous devons résister à l'envie de répondre à la hâte», a-t-il ajouté.
Premièrement car «il est difficile de mettre au point une solution complète tant que la situation n'a pas abouti», et deuxièmement parce que «le simple ajout de règles nouvelles ne sera pas une solution à long terme».
Détaillant ensuite les mesures à ses yeux nécessaires, M. Paulson a plaidé pour que les fonds d'investissement à risque (hedge funds) fassent l'objet d'une supervision fédérale, alors qu'ils évoluent actuellement en l'absence de toute règle.
Pour ces fonds comme pour d'autres organisations financières non bancaires, «il faudrait imposer qu'il y ait une loi qui permette certains contrôles», sur le modèle de la loi sur les banques, a dit M. Paulson, selon le texte de son discours transmis à Washington.
Par ailleurs, «il faut que nous nous occupions des aspects du système qui renforcent la tendance du cycle plutôt que de la contrebalancer. Après l'apparition d'un problème, les régulateurs et les agences de notation prennent souvent des mesures qui aggravent la tendance», a estimé le ministre, qui quittera son poste avec l'arrivée au pouvoir du futur président Barcak Obama le 20 janvier.
«La règle comptable d'évaluation au prix de marché est clairement» de celles-là, a dit M. Paulson, qui a affirmé ne connaître «aucune meilleure méthode».
M. Paulson a néanmoins accueilli «favorablement» les récents ajustements qui lui ont été apportés pour prendre en compte la situation.
La question de l'évaluation des actifs du bilan des banques au prix de marché a été au coeur de l'attention après le gel de certains marchés de titres complexes du fait de la crise financière.
Dans une telle situation, l'application de la règle à la lettre oblige les institutions financières à évaluer de tels actifs à un prix de revente très bas, ce qui affaiblit du même coup la solidité de leur bilan.
Fin septembre, l'autorité de régulation de la Bourse américaine (SEC) avait assoupli cette règle.
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