Pertes marquées pour les marchés boursiers - Pessimisme par rapport à l'aide aux constructeurs automobiles
Les marchés boursiers nord-américains ont affiché des pertes marquées hier, la confiance des investisseurs ayant encaissé le coup de mauvaises données économiques et le pessimisme quant aux perspectives d'une aide gouvernementale pour les trois grands constructeurs automobiles américains. La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a reculé de plus de 420 points, soit 5 %, pour clôturer tout juste sous la marque des 8000 points. À Toronto, l'indice composite S&P/TSX a pour sa part cédé près de 345 points, terminant la séance à environ 8490 points — une chute de près de 4 %.
Le dollar canadien a perdu 1,48 ¢US à 79,83 ¢US.
La Bourse de New York a plongé à ses plus bas niveaux depuis plus de cinq ans, après la publication d'un sombre diagnostic de la Réserve fédérale sur l'état de l'économie américaine: le Dow Jones a perdu 5,1 % et le Nasdaq 6,5 %. Selon des chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones a lâché 427,47 points, à 7997,28 points, chutant en fin de séance à son plus bas niveau de clôture depuis le 31 mars 2003.
Le Nasdaq, à dominante technologique, a reculé pour sa part de 96,85 points, à 1386,42 points, au plus bas depuis avril 2003 et l'indice élargi Standard & Poor's 500 de 6,1 % (52,54 points), à 806,58 points.
Selon Art Hogan, de Jefferies, le marché a été «surpris» par la publication des minutes de la Réserve fédérale, qui a revisé en forte baisse ses prévisions de croissance pour 2009 et n'exclut plus une baisse du Produit intérieur brut. «Ils ont changé leurs interprétations sur le chômage et la croissance à venir», a souligné M. Hogan.
Autre élément qui a alourdi la chute de Wall Street, la dégringolade des institutions financières en Bourse. La décision du secrétaire au Trésor Henry Paulson de ne pas puiser davantage dans les 700 milliards de dollars mis à sa disposition par le Congrès jusqu'à la prise de fonctions du prochain président Barack Obama a mis la pression sur le secteur financier, a expliqué l'analyste de Jefferies.
Troisième élément, la possibilité que le Congrès reste sourd au plaidoyer des dirigeants des constructeurs automobiles, venus à Washington réclamer le versement des aides indispensables pour leur éviter la faillite. «Cela ne semble pas se passer très bien», observait Anthony Conroy, de BNY ConvergEx Group.
Le marché obligataire a lui fini en flèche. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est descendu à 3,39 %, contre 3,54 % mardi soir, et celui à 30 ans à 3,97 %, contre 4,14 % la veille.
À l'échelle planétaire, les places financières ont fortement chuté à la suite d'une série d'indicateurs inquiétants pour l'état de l'économie mondiale, notamment pour l'automobile qui bat de l'aile en Europe comme aux États-Unis.
En Europe, où les valeurs automobiles et bancaires ont aussi particulièrement souffert, la Bourse de Londres a lourdement chuté de 4,8 % en clôture, Paris perdant 4 %, Francfort 4,9 %, Madrid 3,7 % et Milan 2,9 %.
Face à la récession qui se répand, l'Union européenne envisage un plan de relance de 130 milliards d'euros devant le marasme croissant de l'économie mondiale et des marchés, qui contraint les constructeurs automobiles à multiplier les appels à l'aide. La Commission européenne prévoit un plan de relance de la croissance qui «représenterait 1 % du Produit intérieur brut de chaque État membre», selon une porte-parole du ministre allemand de l'Économie Michael Glos. Un porte-parole de la Commission a toutefois jugé «prématuré de discuter de la taille et de l'orientation détaillée de ce paquet» qui doit être adopté mercredi prochain. La France et l'Allemagne vont auparavant tenter d'accorder leurs violons le 24 novembre lors d'un conseil franco-allemand largement consacré à la mise au point de «mesures concrètes» de relance.
Aux États-Unis, deux nouveaux indicateurs ont sapé le moral des investisseurs. Les mises en chantier de logements et le nombre de permis de construire, respectivement en recul d'un mois sur l'autre de 4,5 % et 12 %, ont chuté en octobre à leur plus bas niveau depuis 48 ans. Les prix à la consommation ont baissé en octobre de 1 % par rapport au mois précédent, accusant la plus forte baisse mensuelle jamais vue.
Ces chiffres «semblent indiquer une récession plus profonde que certains ne l'avaient anticipé», relevait Anthony Conroy. Quant à la Réserve fédérale américaine, elle a prédit que le PIB des États-Unis devrait évoluer en 2009 dans une fourchette comprise entre -0,2 % et 1,1 %, revoyant ainsi en forte baisse ses anciennes projections.
Après «la crise financière, même si elle est loin d'être terminée, la crise économique a pris le relais», a estimé le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a donné la mesure des difficultés : «C'est la première fois que le coeur de la finance des pays industrialisés est en jeu», a-t-il déclaré. Il a préconisé «des efforts conjoints des autorités, banques centrales et gouvernements» et du secteur privé qui «a un rôle essentiel à jouer pour sortir de cette situation».
L'aide en discussion aux constructeurs automobiles américains sème l'inquiétude auprès de leurs concurrents canadiens et européens, qui craignent d'être désavantagés si une aide publique est versée par Washington. En Europe, le président du groupe Fiat, Luca Cordero di Montezemolo a jugé hier «nécessaires» des mesures de soutien à l'industrie européenne, tandis qu'en Grande-Bretagne le secteur automobile a écrit une lettre en ce sens au gouvernement.
Face aux difficultés du secteur, l'un des plus gros employeurs d'Europe, l'Union européenne s'oriente vers des mesures de soutien ciblées, pour encourager une reconversion vers les véhicules «verts», de préférence à un plan de sauvetage classique. «Il n'y aura pas de subventions, et d'ailleurs l'industrie ne demande pas de subventions», a assuré le commissaire européen à l'Industrie Günter Verheugen.
L'association des constructeurs européens, ACEA, réclame 40 milliards d'euros de prêts à taux réduit pour financer la mise au point de véhicules plus verts.
Le dollar canadien a perdu 1,48 ¢US à 79,83 ¢US.
La Bourse de New York a plongé à ses plus bas niveaux depuis plus de cinq ans, après la publication d'un sombre diagnostic de la Réserve fédérale sur l'état de l'économie américaine: le Dow Jones a perdu 5,1 % et le Nasdaq 6,5 %. Selon des chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones a lâché 427,47 points, à 7997,28 points, chutant en fin de séance à son plus bas niveau de clôture depuis le 31 mars 2003.
Le Nasdaq, à dominante technologique, a reculé pour sa part de 96,85 points, à 1386,42 points, au plus bas depuis avril 2003 et l'indice élargi Standard & Poor's 500 de 6,1 % (52,54 points), à 806,58 points.
Selon Art Hogan, de Jefferies, le marché a été «surpris» par la publication des minutes de la Réserve fédérale, qui a revisé en forte baisse ses prévisions de croissance pour 2009 et n'exclut plus une baisse du Produit intérieur brut. «Ils ont changé leurs interprétations sur le chômage et la croissance à venir», a souligné M. Hogan.
Autre élément qui a alourdi la chute de Wall Street, la dégringolade des institutions financières en Bourse. La décision du secrétaire au Trésor Henry Paulson de ne pas puiser davantage dans les 700 milliards de dollars mis à sa disposition par le Congrès jusqu'à la prise de fonctions du prochain président Barack Obama a mis la pression sur le secteur financier, a expliqué l'analyste de Jefferies.
Troisième élément, la possibilité que le Congrès reste sourd au plaidoyer des dirigeants des constructeurs automobiles, venus à Washington réclamer le versement des aides indispensables pour leur éviter la faillite. «Cela ne semble pas se passer très bien», observait Anthony Conroy, de BNY ConvergEx Group.
Le marché obligataire a lui fini en flèche. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est descendu à 3,39 %, contre 3,54 % mardi soir, et celui à 30 ans à 3,97 %, contre 4,14 % la veille.
À l'échelle planétaire, les places financières ont fortement chuté à la suite d'une série d'indicateurs inquiétants pour l'état de l'économie mondiale, notamment pour l'automobile qui bat de l'aile en Europe comme aux États-Unis.
En Europe, où les valeurs automobiles et bancaires ont aussi particulièrement souffert, la Bourse de Londres a lourdement chuté de 4,8 % en clôture, Paris perdant 4 %, Francfort 4,9 %, Madrid 3,7 % et Milan 2,9 %.
Face à la récession qui se répand, l'Union européenne envisage un plan de relance de 130 milliards d'euros devant le marasme croissant de l'économie mondiale et des marchés, qui contraint les constructeurs automobiles à multiplier les appels à l'aide. La Commission européenne prévoit un plan de relance de la croissance qui «représenterait 1 % du Produit intérieur brut de chaque État membre», selon une porte-parole du ministre allemand de l'Économie Michael Glos. Un porte-parole de la Commission a toutefois jugé «prématuré de discuter de la taille et de l'orientation détaillée de ce paquet» qui doit être adopté mercredi prochain. La France et l'Allemagne vont auparavant tenter d'accorder leurs violons le 24 novembre lors d'un conseil franco-allemand largement consacré à la mise au point de «mesures concrètes» de relance.
Aux États-Unis, deux nouveaux indicateurs ont sapé le moral des investisseurs. Les mises en chantier de logements et le nombre de permis de construire, respectivement en recul d'un mois sur l'autre de 4,5 % et 12 %, ont chuté en octobre à leur plus bas niveau depuis 48 ans. Les prix à la consommation ont baissé en octobre de 1 % par rapport au mois précédent, accusant la plus forte baisse mensuelle jamais vue.
Ces chiffres «semblent indiquer une récession plus profonde que certains ne l'avaient anticipé», relevait Anthony Conroy. Quant à la Réserve fédérale américaine, elle a prédit que le PIB des États-Unis devrait évoluer en 2009 dans une fourchette comprise entre -0,2 % et 1,1 %, revoyant ainsi en forte baisse ses anciennes projections.
Après «la crise financière, même si elle est loin d'être terminée, la crise économique a pris le relais», a estimé le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a donné la mesure des difficultés : «C'est la première fois que le coeur de la finance des pays industrialisés est en jeu», a-t-il déclaré. Il a préconisé «des efforts conjoints des autorités, banques centrales et gouvernements» et du secteur privé qui «a un rôle essentiel à jouer pour sortir de cette situation».
L'aide en discussion aux constructeurs automobiles américains sème l'inquiétude auprès de leurs concurrents canadiens et européens, qui craignent d'être désavantagés si une aide publique est versée par Washington. En Europe, le président du groupe Fiat, Luca Cordero di Montezemolo a jugé hier «nécessaires» des mesures de soutien à l'industrie européenne, tandis qu'en Grande-Bretagne le secteur automobile a écrit une lettre en ce sens au gouvernement.
Face aux difficultés du secteur, l'un des plus gros employeurs d'Europe, l'Union européenne s'oriente vers des mesures de soutien ciblées, pour encourager une reconversion vers les véhicules «verts», de préférence à un plan de sauvetage classique. «Il n'y aura pas de subventions, et d'ailleurs l'industrie ne demande pas de subventions», a assuré le commissaire européen à l'Industrie Günter Verheugen.
L'association des constructeurs européens, ACEA, réclame 40 milliards d'euros de prêts à taux réduit pour financer la mise au point de véhicules plus verts.
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