dimanche 22 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h40


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La crise, une chance pour la gauche

José Bové donnera demain à Montréal une conférence sur la souveraineté alimentaire.
Photo : Agence France-Presse
José Bové donnera demain à Montréal une conférence sur la souveraineté alimentaire.
Il ne s'en réjouit pas, mais presque. L'actuelle crise économique qui frappe le monde occidental va être finalement salutaire pour le célèbre altermondialiste José Bové, mais aussi pour les mouvements écologistes et anticapitalistes qui peinent depuis quelques années à se faire vraiment entendre. Et pour cause. La remise en question des fondements du modèle économique dominant devrait contribuer fortement à leur croissance, pour le bien de l'humanité, estime le défenseur du droit des paysans partout dans le monde.

«Tout le monde reconnaît que le système dans lequel nous vivons est absurde», lance à l'autre bout du fil José Bové. L'homme va être à Montréal demain afin d'y livrer une conférence attendue sur la souveraineté alimentaire dans le cadre des 12es Journées québécoises de la solidarité internationale. L'événement est organisé par l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) et l'Institut d'études internationales de Montréal (IEIM).

«Aujourd'hui, face à la crise, nous avons la preuve que le laisser-faire n'est pas une solution. Cet état entraîne plus de catastrophes qu'il ne règle de problèmes. Et désormais, le constat du bon sens s'impose: nous ne pouvons plus faire confiance aux financiers.»

Alors que les marchés mondiaux s'écrasent, José Bové, lui, a le coeur en fête. À la fin du mois d'octobre, un sondage réalisé par l'Institut Viavoice pour le quotidien français Libération révélait en effet une remontée fulgurante dans son pays des appuis à la gauche dite anticapitaliste, une gauche à laquelle le faucheur d'organismes génétiquement modifiés (OGM) revendique une appartenance. Cette frange du spectre politique qui appelle à un nouvel ordre économique mondial peut se targuer d'avoir désormais 25 % de sympathisants, indique le coup de sonde lancé dans un bassin de 805 répondants. C'est 10 points de plus qu'il y a un an. Pour sa part la gauche sociale-démocrate obtient 27 % d'appui.

Cette mathématique n'étonne pas Bové qui se plaît à constater que le néolibéralisme est désormais remis en question par ceux qui ont contribué depuis des lunes à sa prolifération. «Les gens qui ont promu ce modèle à outrance commencent à parler d'interventionnisme, de régulation, d'attaque contre les paradis fiscaux, lance le militant joint hier au téléphone par Le Devoir. Les altermondialistes, les écologistes, les anticapitalistes qui proposent depuis des années la même chose et appellent à un modèle radicalement différent se retrouvent désormais avec des appuis inespérés. Il y a en ce moment un courant majoritaire qui remet en question le modèle actuel.»

L'urgence d'agir

Un autre monde possible, Bové y a toujours cru, avoue-t-il. Mais il sent désormais arriver le nécessaire «point de rupture» pour voir enfin ses utopies prendre forme. «Dans l'urgence, cet autre monde est maintenant indispensable», lance-t-il. Et la solidarité entre les peuples, la souveraineté alimentaire, le respect de l'environnement, l'éradication des OGM vont certainement y occuper des places de choix.

«La spéculation boursière sur les marchés agricoles est tout simplement insoutenable», dit celui qui appelle désormais l'Occident à mettre en place, 75 ans après le New Deal de Roosevelt pour surmonter la grande dépression de 1929, un «Green Deal» dans lequel, comme son nom l'indique, le vert dominerait. «Cette spéculation a entraîné des crises alimentaires majeures dans les pays en émergence. Désormais, les prix sont à la baisse. Mais le problème n'est pas réglé pour autant. Ces pays vont être confrontés au dumping des pays riches qui vont encore déverser chez eux des produits agricoles subventionnés. La stratégie commerciale va mettre ainsi en péril l'agriculture du Sud dont les habitants ont pourtant profondément besoin.»

L'illogisme de l'échange est vertement dénoncé par José Bové qui rappelle encore une fois que l'alimentation ne peut pas — et ne doit pas — «être considérée comme une marchandise». «Nous devons tous faire en sorte que les citoyens de la planète aient accès à une alimentation de qualité et en quantité suffisante», dit le porte-étendard de la paysannerie qui rappelle au passage que la question de la faim dans le monde aurait pu être réglée facilement avec un cinquième à peine de l'argent injecté à l'heure actuelle à l'échelle mondiale pour tenter de résorber la crise financière. «Ça laisse perplexe», assène-t-il.

Réfractaire au statu quo

Perplexe mais pas désespérant pour autant, estime l'irréductible Gaulois à la pipe — devenu célèbre pour avoir détruit par le passé quelques restaurants de la chaîne McDonald's —, puisque «l'alternative se renforce». «Aujourd'hui, les électeurs n'acceptent plus le train-train mais également l'alternance [entre la gauche et la droite] qui, en réalité, ne change pas grand-chose dans la vie quotidienne des gens, dit José Bové. En situation de crise, ça se traduit par un ras-le-bol évident et par des comportements réfractaires devant des discours qui ne proposent pas de rupture avec le modèle dominant.»

Ce modèle, le Canada doit d'ailleurs s'y attaquer rapidement, croit l'altermondialiste qui, si on le lui demande, ne va pas hésiter à mettre son nez dans la campagne électorale provinciale, a-t-il indiqué. «Le problème vient du Nord, et c'est donc là qu'il doit être réglé. Tous les pays doivent assumer leur responsabilité et travailler pour sortir de cette logique d'exploitation des pays du Sud.»

À quelques heures de son départ pour Montréal, José Bové s'est par ailleurs dit très étonné de voir le Canada poursuivre un développement tout azimut des organismes génétiquement modifiés (OGM), des intrants agricoles qui, selon lui, contribuent à l'asservissement des paysans par des multinationales et soulèvent aussi des questions environnementales et de santé publique troublantes. La semaine dernière, Le Devoir a révélé en effet que, depuis 2004, les expériences en champs sur des plantes transgéniques non homologuées ont connu une croissance fulgurante de 136 %.

«C'est inquiétant. Ces OGM se retrouvent au coeur d'un modèle d'agriculture industrielle que nous devons, dans le contexte actuel, combattre, lance Bové. D'ailleurs, si des mouvements doivent se former chez vous à l'avenir pour le fauchage de ces parcelles, je suis prêt à venir y participer pour éradiquer ces OGM.» Mais pas tout de suite, rassure-t-il, «parce que c'est l'hiver dans l'hémisphère Nord et qu'il n'y a pas grand-chose à faucher en ce moment». Comme quoi, quand on est proche de la terre, même ses convictions finissent par devenir saisonnières.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • JM
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 03h25
    Félicitation de nous en informer, pourquoi devrions-nous mettre toujours les mêmes protagonistes sous les projecteurs.
    « Pourquoi ne pas laisser la chance à tous les coureurs. Plutôt que de se dire que les "lucides" se trouvent seulement d'un côté de la clôture. Encore que c'est de la prétention de qualifier certaines personnes de lucides par rapport à d'autres. De quelque camp que l'on soit, le miroir n'est pas nécessairement le reflet d'une réalité unique. Subjectivité oblige, il donne plutôt l'image des intérêts que l'on défend. À ne pas confondre avec la dure réalité que certains vivent parfois au quotidien.

    Tenez, il y a même des livres qui circulent pour dire que les économistes se contredisent de plus en plus ouvertement sur les tribunes. L'économie n'est pas une science exacte comme certains discours médiatisés semblent parfois le laisser entendre; qu'on se le dise.

    JM »

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 04h37
    Ça vous dit quelque chose ...
    « ... le Community Reinvestment Act ?

    Pourquoi être si paranos envers les OGM ? Jusqu'à preuve du contraire, ils ont permis d'assurer des récoltes.

    Les récoltes, ça sert à quoi ? À nourrir des gens.

    Il n'y a que les vrais conservateurs - ceux qui veulent protéger des systèmes vieillots et moins efficaces - qui trouvent le moyen de s'y opposer systématiquement.

    http://www.facebook.com/group.php?gid=34152325985&ref=ts »

  • laurent Pradiès
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 06h22
    information corrigée
    « un journaliste doit vérifier ses informations et non nourrir des rumeurs infondées; Bové n'a pas détruits des restaurants Mc Donald, il a particpé à une opération symbolique de démontage très partiel de la structure d'un Mc Donald en cours de construction à Millau au pied du Causse du Larzac... »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 07h25
    @M Bové.
    « "si des mouvements doivent se former chez vous". M Bové ne connait pas le Québec car il ne peut y avoir de mouvements puisque la jeunesse n'a aucun moyen d'expression et tout est noyauté par 3 partis dits officiels comme dans l'ex-URSS. Il n'a qu'à aller à notre rencontre et aussi à regarder notre composition politique. On pourrait l'inviter à passer quelques nuits avec la jeunesse de Montréal et il s'apercevra ce que nous en pensons nous de la politique dans les bars, les clubs les restaurants où nous nous rencontrons pour nous amuser et oublier que nous sommes dirigés pars des clowns qui ne savent même pas bien s'exprimer ni en français ni en anglais. Oui, monsieur Bové, la gauche n'existe pas par ici. Nous sommes trop préoccupés à payer nos études et ensuite à les rembourser toute notre vie. Ça fait pas des gens de gauche ça, vous savez, les dettes... »

  • Gérard Laurin
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 08h48
    Bravo M. Bovet !
    « La nourriture de doit pas faire l'objet de spéculation boursière. L'agriculture d'un pays donné est une affaire interne et doit viser l'auto-suffisance. L'agriculture industrielle tel que pratiquée actuellement est un fléau . Va pour la recherche et l'innovation mais l'appropriation des meilleures terres et des marchés par les grandes corporations doit cesser. C'est d'une tristesse incommensurable de voir les campagnes disparaître et ses habitants fuir vers les villes pour y toucher le bien-être social. Mais pour mettre en place des politiques favorables à l'agriculture régionale, il faut d'abord exclure définitivement ce domaine de l'influence des instruments du capitalisme comme l'organisation mondial du commerce (OMC)de façon à permettre à chaque état de se prémunir contre le dumping des pays dominants. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 09h10
    tout ce qui pousse est le produit d'Un OGM
    « et ce, depuis tout temps. Tout ce qui est cultivé aujourd'hui, a été, dans l'histoire, trituré, sélectionné, bouturé. Les tomates, le blé d'inde, le raisin (et son fils putatif, le vin)ne poussent dans la nature dans cet état. »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 09h38
    Il ya de quoi à être étonné de voir le Canada aller!
    « Je suis d'accord avec Monsieur Bové: j'ai trouvé çà absolument incompréhensible que le sujet de l'étiquetage des OGM ne soit pas soulevé durant les élections fédérales au Canada. Et jusqu'à date, les élections provinciales au Québec n'apporteront pas de réflexions sur le sujet non plus.


    La tradition universelle d'un fermier de conserver ses meilleures semences pour la récolte de l'année prochaine a été violée par l'ingérence des corporations qui veulent contrôler le génétique et l'économie de l'agriculture. Et les résultats ne sont pas toujours heureux. Parlez-en à Percy Schmeiser, qui a vu ses champs contaminés par les semences OGM de Monsanto puis s'est fait traîné en cours par la multinationale:


    http://www.infogm.org/spip.php?article3474


    De plus, l'obligation de devoir acheter ses semis OGM à tous les ans a rendu le fermier esclave et endetté envers les corporations comme Monsanto, plongeant plusieurs dans la misère et le découragement:



    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2321


    Comme citoyens du monde et agriculteurs biologiques, notre environnement se fait contaminer par ces inventions discutables et testées sur le terrain.



    J'insiste encore: comme consommateurs, nous avons le droit de savoir ce qui se trouve dans notre nourriture. L'absence d'étiquetage des OGM à l'épicerie font des Canadiens et des Québécois des citoyens de deuxième classe.



    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint
    Richelieu, Qc »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 09h48
    La droite
    « Les problèmes économiques majeurs que connaissent la planète actuellement ne sont pas dus à une philosophie de droite, elles sont dus à 8 ans de vol pur et simple.

    Il faut faire une grande distinction entre la droite et le vol.

    Le prix très élevé de l'huile, les prêts usuriers accordés massivement aux États-Unis, etc., ont été causé par l'administration Bush qui ne sont pas des républicains, ce sont des voleurs.

    Je peux vous assurer, qu'il n'y a pas moins de voleurs du côté de la gauche. Même que je dirais qu'il y en a beaucoup plus ... »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 10h04
    Le délire s'explique, monsieur Bernard vit dans les bars
    « Eh bien, il y avait trois (3) partis en ex-URSS.

    Bravo ! Il n'y en a que deux (2) aux USA.

    Restez dans vos bars, pendant ce temps, il y a des gens qui ont assez de couilles pour en sortir et agir en militant ou en fondant des partis.

    Vous remarquerez sur votre bulletin de vote qu'il y en a des partis, tant qu'on en veut et même plus.

    Pour l'emporter, un parti doit regrouper un certain consensus et donc dialoguer pour obtenir au moins une partie de ce qu'il souhaite. Il ne suffit pas de crier sur les toits, il faut agir.

    Les politiciens ont beaucoup de défauts, ils nous ressemblent. Cependant, eux ils ont passé à l'action et c'est leur grand mérite.

    .... »

  • Stéphane Doré
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 10h53
    Le problème avec les OGM ce se sont les brevets et l'appropriation monopolistique des semences
    « Il n'y a rien de "mal" en soit à faire de la recherche sur les OGMs. En effet, une meilleure connaissance au niveau génétique peut déboucher sur de réels progrès au niveau alimentaire.

    La où le bât blesse c'est que la recherche dans ce domaine est majoritairement faite par des compagnies privées, dont le but n'est pas de régler les problèmes de l'humanité mais de faire de l'argent.

    Des voix s'élèvent partout autour du globe pour que toutes les recherches sur les organismes vivants soient d'office déclarées domaine publique et non brevetables.

    Si on prenait le temps de bien étudier les impacts de mofications génétiques, sans chercher à les rentabiliser au plus tôt comme le fait le privé, on se donnerait un outillage utile et sécuritaire contre les sécheresses et autres cataclysmes affectant la sécurité alimentaire.

    Évidemment pour faire ça, il faudrait du leadership politique dans le G20 au lieu de ce qu'on a en ce moment, c'est à dire du laisser faire et du globalisme corporatif.

    Stéphane Doré
    Québec »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 10h56
    Quand la gauche préconiese l'appauvrissement et le socialisme
    « À entendre et voir les réactions, seule la gauche a toutes les solutions quitte à revenir aux théories marxistes.

    Quand on regarde les problèmes financiers, ce n'est pas le capitalisme qu'il faut blâmer mais bien le laxisme et le laisser aller encouragée par une génération Y qui veut profiter des largesses du système sans effort.

    Que nous propose la gauche : LA SIMPLICITÉ VOLONTAIRE PAR LA DÉCROISSAANCE ÉCONOMIQUE.

    Voilà faut arrêter de travailler car cela génère trop d'impôts mais on exige un tissu social comme des garderies subventionnées, des frais médicaux gratuits, l'éducation gratuite et le gel des frais de scolarité même s'ils sont les plus bas du monde. Pas surprenant que le systèeme craque. On appelle cela, la relève de demain qui vont vivre de l'air du temps...

    Dans tout système il n'y a pas de recette magique autre que l'effort soutenu des travailleurs. Le Japon, ce pays sur une île volcanique et inhospitalière et peu fertile, est devenu une force économique par le simple labeur constant, la détermination et la recherche.

    Ce n'est pas en travaillant 20 heures par semaine et en exigeant des investissements astronomiques dans une lubie climatique que l'économie se portera mieux. D'autant plus que ces gens veulent que cesse toute exploitation pétrolière responsable de 8,4 milliards de revenus au Québec (12% du budget québécois). Ils travaillent à la décroissance économique avec leur principes écolos et agricole en lutant contre les OGM qui pourtant augmente en moyenne de 40% la production et les exemples sont nombreux. Je penses aussi aux écolos de Genelle qui ont convaincu les autorités françaises de mettre les terres agricoles en jachère etr cesser toute production pour des raisons écologiques. Est-ce cà affamer le monde?

    Si on fait gré aux alarmes de la gauche néo-malthusienne, nous aurions une guerre de la faim et des peuples seront décimés. J'en prend témoin Normand Borlaug, le père de la révolution verte, Nobel de la Paix et détenteur de la médaille Présidentielle de la Liberté et la Médaille d'Or du Congrès américain.

    Comme il l'a affirmé en 2005 lors d'une conférence sur les biotechnologies parrainée par le Congrès pour l'Égalité Raciale aux Nations Unies, il ne voit aucun moyen de nourrir la population mondiale sans avoir recours à des céréales génétiquement modifiées, surtout si l'on souhaite développer les biocarburants de manière croissante.

    Il n'apprécie guère « les utopistes bien nourris qui vivent dans les beaux quartiers et viennent dans le Tiers Monde pour y causer de graves dommages » en effrayant les populations et en bloquant l'usage des biotechnologies. Ces militants particulièrement durs ont ainsi persuadé la Zambie de laisser sa population mourir de faim plutôt que de leur permettre de manger du maïs OGM donné par les États-Unis.

    « Notre planète compte 6,5 milliards d'habitants, explique Borlaug. Je vous en prie, utilisez du fumier. Vous ne pouvez pas rester assis à ne rien faire. Mais si l'on utilise que des engrais organiques et des méthodes naturelles sur les terres arables existantes, nous ne pouvons nourrir que 4 milliards de personnes. J'ai du mal à imaginer 2,5 milliards de personnes se portant bénévoles pour disparaître. »

    Produire 7 milliards de gallons d'éthanol en 2007 a nécessité une croissance de la culture du maïs sur une surface équivalente à celle de l'Indiana, en plus de grandes quantités d'eau, d'insecticide, d'engrais et de pétrole. C'est la raison principale pour laquelle les coûts du Programme Alimentaire Mondial ont augmenté de 40 % depuis juin 2007, forçant le PAM à rationner l'aide alimentaire, et plongeant dans la faim des millions de personnes. Cette situation est insoutenable, tant au point de vue moral, économique, qu'écologique.

    (source : Article publié par l'Institut Économique Molinari « Nourrir la planète, aujourd'hui encore » )


    Voilà le récàsultat tangible de l'activisme écologique qui fait chanceler tout le systèeme économique. Retournerons nous à l'âge de pierre et vivre dans des cavernes tout en décimant une bonne partie de la population mondiale pour suivre nos amis de la gauche rêveuse. Je prends à témoin Al Gore qui disait ceci:

    « Aucun objectif n'est plus crucial pour réparer l'environnement que celui de stabiliser la démographie. » Al Gore, père de 4 enfants, dans son livre "Earth in balance" . »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 12h49
    NOT now, NOT this time...
    « Pas cette fois, disait Obama. La gauche ne montera pas dans les intentions de vote à la présente élection. Mais à la prochaine...

    Pierre JC Allard

    http://nouvellesociete.wordpress.com/
    2008/11/11/les-elections-2008-au-quebec-33-jours-et-33-billets-7/ »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 13h47
    @M J Gagnon
    « « Restez dans vos bars, pendant ce temps, il y a des gens qui ont assez de couilles pour en sortir et agir en militant ou en fondant des partis. » quelle ignorance mon ami, savez-vous que Lénine et Trotski allaient souvent dans les bars. Surtout Lénine car il aimait jouer aux Échecs. Tous els mouvements d'avant -garde vivaient et se baladaient dans les bars, le savez-vous. Ce sont des lieux de rencontres et d'échanges culturels, amoureux. On apprend beaucoup avec la jeunesse. Qui vous dit que je ne suis pas un militant? Vous avez la classification rapide, hop, il dit ça et hop, il est comme ça. Ça c'est une perception subtile de quelqu'un qui a des couilles et qui sait s'en servir. Moi aussi j'en ai et de plus, j'ai un cerveau. Si ce dernier ne fonctionne pas bien, allez vous plaindre au ministre de l'éducation pas à moi. Si je suis malade mental, allez voir notre système de santé. On vous dira quoi faire. Et vous, au fait, que pensez-vous de l'article, avez une opinion, quelque chose à partager ou non? Peut-être êtes-vous le gardien du troupeau???? La jeunesse, connaissez-vous ça, la jeunesse? »

  • JM
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 15h39
    À M. Lafond, la culture du capitalisme serait à revoir et à corriger.
    « C'est vrai M. Lafond que l'immense et quasi universel écoeurement des gens est beaucoup plus dans la façon dont les exploiteurs exploitent les exploités. Par conséquent, ce n'est pas vraiment le système capitaliste qui est en faute. Je dirais à peu près la même chose pour la religion au Québec. Ce n'est pas vraiment la religion qui était en faute, c'était plutôt la façon dont les religieux exploitaient les ouailles qui a fait que, écoeuré, on en est arrivé là.

    Je dirais par conséquent que ce qui est critiquable, c'est plutôt dans la culture d'un certain capitalisme qui fait que des gens pensent que c'est comme ça que ça doit se passer quand on pratique la religion capitaliste. Peut-être un jour on dira de l'époque dans lequel on vit présentement que c'était la grande noirceur du capitalisme. On dirait, paranoïa oblige, qu'il y a comme collusion des exploiteurs pour exploiter les exploitées encore plus. On dirait même que plus ils mangent plus ils ont fait d'exploitation.

    C'est donc la façon dont on pense le capitalisme qui est à critiquer. La culture capitaliste devrait tenter de se refaire une beauté. Mais qu'on ne le fasse pas au détriment des uns ou des autres.

    JM »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 17h47
    à Monsieur Fernand Trudel
    « En effet monsieur Trudel. C'est rafraichissant de vous lire. La gau-gauche, les anti-çi, les anti-ça, les fanatiques écolos, etc., etc., ne sont pas la solution. Ils commencent même à être directement le problème ... Lâchez pas monsieur Trudel, au Plaisir de vous lire encore ... »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
15 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Article
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009