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Le lobby des banques plaide pour une supervision mondiale de la régulation

11 novembre 2008  Actualités économiques
Washington — L'Institut international de la finance (IIF), qui regroupe les grandes banques de plus de 70 pays, a plaidé hier pour une plus grande coordination de la régulation financière, avec la création d'une instance mondiale de supervision.

«Il y a un besoin pour une cohérence de la régulation beaucoup plus élevée et une efficacité allant au-delà des frontières. C'est avec cela en tête que nous avons proposé l'examen de la création d'un Conseil de coordination de la régulation financière mondiale», a expliqué lors d'une conférence de presse à Washington le directeur général de l'IIF, Charles Dallara.

L'IIF a envoyé au président américain George W. Bush, qui accueillera vendredi et samedi un sommet des pays industrialisés et des grands pays émergents (G20), une lettre détaillant cette proposition. «La crise financière a révélé des lacunes et des incohérences dans la régulation mondiale qui ont besoin d'être réglées. Même si de nombreuses améliorations nécessaires devront se faire à un niveau national, il est indispensable que les structures de régulation et de supervision construites à un niveau national soient pleinement intégrées et coordonnées dans un schéma mondial», écrivent les dirigeants de l'IIF dans cette lettre.

«C'est une excellente occasion de reconnaître que la mondialisation des marchés et des entreprises a largement dépassé en ampleur et en vitesse la mondialisation des normes de régulation», a expliqué M. Dallara.

Selon lui, «il faut repenser le cadre, non pas avec un régulateur mondial, qui n'est pas ce que nous souhaitons, mais nous appelons à créer une institution mondiale qui puisse fonctionner dans le cadre ou à côté du cadre du Forum de stabilité financière pour réellement assurer un bien plus grand degré de cohérence et d'efficacité, en particulier pour les grandes institutions financières».






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