Embraer pourrait concurrencer la CSeries
L'annonce de l'avionneur brésilien n'inquiète pas Bombardier
L'avionneur brésilien Embraer a révélé hier qu'il étudiait la possibilité de lancer un appareil de plus de 120 sièges qui pourrait concurrencer la CSeries de Bombardier, mais la multinationale montréalaise ne s'inquiète pas pour autant.
À l'occasion de la téléconférence tenue pour commenter les résultats du troisième trimestre, le chef de la direction financière d'Embraer, Antonio Luiz Pizarro Manso, a indiqué que la société évaluait la possibilité de développer un avion de plus de 120 sièges, avec ou sans l'aide de partenaires.
Lundi, lors d'une conférence de presse à São Paulo, le président et chef de la direction du géant européen Airbus, Thomas Enders, s'était dit ouvert à l'idée de concevoir un avion avec Embraer. M. Enders devait visiter la principale usine d'Embraer hier.
Pour l'instant, Embraer se concentre sur les jets régionaux de 120 sièges et moins, un secteur où elle a délogé Bombardier du rang de leader mondial. Hier, le constructeur a maintenu ses prévisions pour 2008, soit la livraison d'entre 195 et 200 jets.
Une réalité, pas un projet vague
En juillet dernier, Bombardier a procédé au lancement officiel de la CSeries, une gamme de biréacteurs de 110 à 149 places qui doit entrer en service en 2013. Ces appareils entreront en concurrence avec les plus petits avions d'Airbus (famille A320) et de Boeing (737).
Marc Duchesne, porte-parole de Bombardier Aéronautique, a soutenu que l'entreprise avait une longueur d'avance sur Embraer dans ce segment puisque cela fait plusieurs années que la CSeries est en développement.
«On a été les premiers à lancer un produit spécifiquement destiné à ce marché-là», a-t-il souligné au cours d'un entretien téléphonique. «On a identifié le marché, on a le bon produit pour ce marché-là, on a discuté avec des lignes aériennes afin de définir le bon appareil, le bon produit pour leurs besoins et pour nous, le train est en marche, a ajouté M. Duchesne. [...] C'est une réalité, la CSeries. Ce n'est pas un projet vague.»
Bombardier procède actuellement à l'embauche de 600 nouveaux employés, surtout des ingénieurs, pour travailler au développement de la CSeries dans la région de Montréal.
Marché chinois
Par ailleurs, l'avionneur québécois ne voit pas d'un mauvais oeil la vente, par la Commercial Aircraft Corporation of China, de cinq jets régionaux ARJ21 au loueur GE Commercial Aviation Services, première transaction majeure entre un avionneur chinois et un client étranger.
Même si Bombardier apporte un soutien technique et marketing à l'industrie aéronautique chinoise pour le développement de l'ARJ21, la société montréalaise continue de commercialiser ses jets régionaux CRJ dans ce pays, a noté Marc Duchesne.
Un appareil CRJ900 NextGen est d'ailleurs en démonstration à l'Airshow China 2008, qui se déroule jusqu'à dimanche à Zhuhai, dans la province du Guangdong.
L'action de Bombardier a clôturé mardi à 5,20 $, en hausse de 4,6 %, à la Bourse de Toronto.
À l'occasion de la téléconférence tenue pour commenter les résultats du troisième trimestre, le chef de la direction financière d'Embraer, Antonio Luiz Pizarro Manso, a indiqué que la société évaluait la possibilité de développer un avion de plus de 120 sièges, avec ou sans l'aide de partenaires.
Lundi, lors d'une conférence de presse à São Paulo, le président et chef de la direction du géant européen Airbus, Thomas Enders, s'était dit ouvert à l'idée de concevoir un avion avec Embraer. M. Enders devait visiter la principale usine d'Embraer hier.
Pour l'instant, Embraer se concentre sur les jets régionaux de 120 sièges et moins, un secteur où elle a délogé Bombardier du rang de leader mondial. Hier, le constructeur a maintenu ses prévisions pour 2008, soit la livraison d'entre 195 et 200 jets.
Une réalité, pas un projet vague
En juillet dernier, Bombardier a procédé au lancement officiel de la CSeries, une gamme de biréacteurs de 110 à 149 places qui doit entrer en service en 2013. Ces appareils entreront en concurrence avec les plus petits avions d'Airbus (famille A320) et de Boeing (737).
Marc Duchesne, porte-parole de Bombardier Aéronautique, a soutenu que l'entreprise avait une longueur d'avance sur Embraer dans ce segment puisque cela fait plusieurs années que la CSeries est en développement.
«On a été les premiers à lancer un produit spécifiquement destiné à ce marché-là», a-t-il souligné au cours d'un entretien téléphonique. «On a identifié le marché, on a le bon produit pour ce marché-là, on a discuté avec des lignes aériennes afin de définir le bon appareil, le bon produit pour leurs besoins et pour nous, le train est en marche, a ajouté M. Duchesne. [...] C'est une réalité, la CSeries. Ce n'est pas un projet vague.»
Bombardier procède actuellement à l'embauche de 600 nouveaux employés, surtout des ingénieurs, pour travailler au développement de la CSeries dans la région de Montréal.
Marché chinois
Par ailleurs, l'avionneur québécois ne voit pas d'un mauvais oeil la vente, par la Commercial Aircraft Corporation of China, de cinq jets régionaux ARJ21 au loueur GE Commercial Aviation Services, première transaction majeure entre un avionneur chinois et un client étranger.
Même si Bombardier apporte un soutien technique et marketing à l'industrie aéronautique chinoise pour le développement de l'ARJ21, la société montréalaise continue de commercialiser ses jets régionaux CRJ dans ce pays, a noté Marc Duchesne.
Un appareil CRJ900 NextGen est d'ailleurs en démonstration à l'Airshow China 2008, qui se déroule jusqu'à dimanche à Zhuhai, dans la province du Guangdong.
L'action de Bombardier a clôturé mardi à 5,20 $, en hausse de 4,6 %, à la Bourse de Toronto.
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