En raison d'une demande soutenue - Les Québécois devront débourser davantage pour une maison
De 2001 à 2002, la proportion du revenu consacrée au remboursement d'une hypothèque a fait un bond de 8 %
Victimes d'une fièvre de la demande, les Québécois devront débourser encore plus pour acheter une maison en 2003. Il s'agit de la deuxième détérioration de suite de l'accessibilité à la propriété immobilière.
Publié depuis 1985 par les Services économiques de la Banque Royale du Canada, l'indice d'accessibilité mesure la proportion du revenu (avant impôt) qu'un ménage consacre à rembourser l'achat d'un petit bungalow. Ce type d'habitation a été retenu parce qu'il est le plus populaire auprès de ceux qui achètent leur première maison.
De 2001 à 2002, la proportion du revenu d'un ménage québécois consacrée au versement mensuel d'une hypothèque a fait un bond de 8 %. Cela signifie qu'elle s'élève à 30,5 % du salaire brut, soit 1037 $ par mois (capital, intérêt, taxes et services publics compris). Au Canada, la moyenne est de 31,8 % et on prévoit un nouveau mouvement à la hausse cette année.
L'an dernier, le prix moyen de toutes les maisons existantes a augmenté de 12 %. «Mais comme le revenu des ménages a grimpé et que les taux hypothécaires étaient très bas, cela a fait contre-poids», explique l'économiste en chef adjoint de la Banque Royale, John Anania. Il croit que le marché immobilier «demeurera solide» en 2003 «car il reste une importante demande de logements à satisfaire».
Si on regarde l'histoire récente de cet indice, on remarque que la proportion du revenu consacrée à l'hypothèque reste faible en 2002, croit l'économiste Hélène Bégin, du Mouvement Desjardins. «Au Canada, on atteignait presque 50 % à la fin des années 90. Avec une croissance continue des revenus et, surtout, avec des taux hypothécaires aussi bas, cette nouvelle hausse ne fera pas basculer le marché immobilier.» Oui, les prix poursuivront leur progression, mais ils n'augmenteront pas de façon dramatique.
«Les conditions économiques, démographiques et le marché ont été particulièrement propices à la demande en habitation», souligne Kevin Hugues, économiste régional à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). «On a construit. On a acheté. Les prix ont augmenté. Il ne faut pas se surprendre. Comme les conditions demeureront semblables à celles de 2002, on croit que la demande pour l'achat de propriétés restera soutenue.»
L'an dernier, la hausse de la demande a entraîné 42 452 mises en chantier dans la province (une hausse de 53 % par rapport à 2001) et on en prévoit 44 000 autres cette année, ajoute M. Hugues. Le nombre de mises en chantier comprend la construction de maisons, de condominiums et de logements. «Il ne faut pas oublier non plus que le Québec demeure un territoire où l'accès à la propriété demeure relativement abordable.»
L'étude de la Banque Royale arrive au même constat. En Colombie-Britannique, par exemple, un ménage consent 39,7 % de son revenu brut au remboursement de son hypothèque, soit 1564 $ par mois. Si l'on prend les trois plus grandes villes du pays, on constate que c'est à Montréal que le taux est le plus bas (47,7 % à Vancouver, 39,1 % à Toronto et 30,7 % à Montréal).
Mais est-ce que ce contexte ne favorise pas l'expansion d'une bulle immobilière? «Les prix montent, c'est vrai. Mais les gens qui achètent le font pour habiter la maison et non pour faire un coup d'argent à court terme, indique Hélène Bégin. Je crois que bon nombre de personnes ont eu leur leçon à la fin des années 80. Il arrive que certains paient un peu plus qu'ils ne le devraient leur nouvelle propriété, mais ils le font par nécessité.»
Dans un contexte de rareté, Mme Bégin croit que les ménages québécois vont continuer à miser sur l'accès à la propriété pour résoudre leur problème de logement. «Les conditions restent favorables à l'immobilier», soutient-elle. «Ce sont de très bonnes années pour ceux qui oeuvrent dans la construction et pour les agents immobiliers», note John Anania.
Publié depuis 1985 par les Services économiques de la Banque Royale du Canada, l'indice d'accessibilité mesure la proportion du revenu (avant impôt) qu'un ménage consacre à rembourser l'achat d'un petit bungalow. Ce type d'habitation a été retenu parce qu'il est le plus populaire auprès de ceux qui achètent leur première maison.
De 2001 à 2002, la proportion du revenu d'un ménage québécois consacrée au versement mensuel d'une hypothèque a fait un bond de 8 %. Cela signifie qu'elle s'élève à 30,5 % du salaire brut, soit 1037 $ par mois (capital, intérêt, taxes et services publics compris). Au Canada, la moyenne est de 31,8 % et on prévoit un nouveau mouvement à la hausse cette année.
L'an dernier, le prix moyen de toutes les maisons existantes a augmenté de 12 %. «Mais comme le revenu des ménages a grimpé et que les taux hypothécaires étaient très bas, cela a fait contre-poids», explique l'économiste en chef adjoint de la Banque Royale, John Anania. Il croit que le marché immobilier «demeurera solide» en 2003 «car il reste une importante demande de logements à satisfaire».
Si on regarde l'histoire récente de cet indice, on remarque que la proportion du revenu consacrée à l'hypothèque reste faible en 2002, croit l'économiste Hélène Bégin, du Mouvement Desjardins. «Au Canada, on atteignait presque 50 % à la fin des années 90. Avec une croissance continue des revenus et, surtout, avec des taux hypothécaires aussi bas, cette nouvelle hausse ne fera pas basculer le marché immobilier.» Oui, les prix poursuivront leur progression, mais ils n'augmenteront pas de façon dramatique.
«Les conditions économiques, démographiques et le marché ont été particulièrement propices à la demande en habitation», souligne Kevin Hugues, économiste régional à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). «On a construit. On a acheté. Les prix ont augmenté. Il ne faut pas se surprendre. Comme les conditions demeureront semblables à celles de 2002, on croit que la demande pour l'achat de propriétés restera soutenue.»
L'an dernier, la hausse de la demande a entraîné 42 452 mises en chantier dans la province (une hausse de 53 % par rapport à 2001) et on en prévoit 44 000 autres cette année, ajoute M. Hugues. Le nombre de mises en chantier comprend la construction de maisons, de condominiums et de logements. «Il ne faut pas oublier non plus que le Québec demeure un territoire où l'accès à la propriété demeure relativement abordable.»
L'étude de la Banque Royale arrive au même constat. En Colombie-Britannique, par exemple, un ménage consent 39,7 % de son revenu brut au remboursement de son hypothèque, soit 1564 $ par mois. Si l'on prend les trois plus grandes villes du pays, on constate que c'est à Montréal que le taux est le plus bas (47,7 % à Vancouver, 39,1 % à Toronto et 30,7 % à Montréal).
Mais est-ce que ce contexte ne favorise pas l'expansion d'une bulle immobilière? «Les prix montent, c'est vrai. Mais les gens qui achètent le font pour habiter la maison et non pour faire un coup d'argent à court terme, indique Hélène Bégin. Je crois que bon nombre de personnes ont eu leur leçon à la fin des années 80. Il arrive que certains paient un peu plus qu'ils ne le devraient leur nouvelle propriété, mais ils le font par nécessité.»
Dans un contexte de rareté, Mme Bégin croit que les ménages québécois vont continuer à miser sur l'accès à la propriété pour résoudre leur problème de logement. «Les conditions restent favorables à l'immobilier», soutient-elle. «Ce sont de très bonnes années pour ceux qui oeuvrent dans la construction et pour les agents immobiliers», note John Anania.
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