Marchés boursiers - Wall Street craint une nouvelle semaine à risque
25 octobre 2008
Actualités économiques
New York — La Bourse de New York, étranglée par les craintes de récession, s'apprête à vivre une nouvelle semaine à risque, le marché attendant sous tension la publication de nombreux indicateurs économiques et de nouveaux résultats d'entreprises.
Le rebond hebdomadaire de la semaine précédente n'aura pas pesé bien lourd, et l'indice Dow Jones a rechuté sur la semaine écoulée de 5,35 %, à 8.378,95 points, portant son repli depuis le début de l'année à 37 %. Le Nasdaq, à forte composante technologique, a cédé 9,3 %, à 1552,03 points, et l'indice Standard and Poor's 500, 6,78 %, à 876,77 points.
«De la peur à l'état pur», voilà ce qui conduit les marchés actuellement, a observé Gina Martin, de Wachovia Securities, après que la Bourse de New York eut titubé à plusieurs reprises cette semaine au bord du krach.
Belle frayeur hier par exemple, alors que les contrats à terme sur le Dow Jones ont dû être suspendus après une baisse supérieure à la limite autorisée. Finalement, la première Bourse mondiale est parvenue à limiter les dégâts, l'indice Dow Jones ne cédant «que» 3,59 %.
Un thriller
Dans un marché où la volatilité atteint des sommets, chaque nouvelle semaine s'annonce comme un thriller éprouvant pour les opérateurs.
«Si la chute sur les marchés actions mondiaux a pour origine les craintes sur une récession internationale, alors la semaine prochaine sera très mauvaise. Le calendrier économique est rempli d'indicateurs qui seront uniformément atroces», note Carl Weinberg, de High Frequency Economics.
Première inquiétude du marché les semaines précédentes, la situation du marché du crédit s'est améliorée, avec la baisse du Libor, le taux auquel les banques se prêtent entre elles. Mais cette détente n'a soutenu le marché qu'une journée, lundi (+4,67 % en clôture).
Les craintes se sont immédiatement transportées sur la crise économique, la probabilité d'une récession affolant les investisseurs après de nombreuses publications d'entreprises, extrêmement prudentes, voire pessimistes, sur leurs prévisions à court terme. Wall Street a alors perdu 2,50 % mardi, puis 5,69 % mercredi, avant de se reprendre modestement jeudi, avec +2,02 %.
«On reconnaît enfin que l'on va probablement entrer dans la pire récession aux États-Unis depuis des décennies, et cela est pris en compte dans la valeur des actions», estime Gina Martin. C'est la conséquence de «la dislocation des marchés du crédit, du manque de prêts et de la contraction des marchés financiers», souligne l'analyste.
Les craintes des marchés pourraient trouver confirmation jeudi, avec la publication de la première estimation du produit intérieur brut américain (PIB) pour le troisième trimestre, qui devrait être négative.
Le marché a d'ores et déjà intégré que la Réserve fédérale américaine devrait de nouveau baisser ses taux directeurs mercredi, dans la continuité de l'avalanche de mesures prises pour résoudre la crise.
Quelle en est la gravité? La durée? Le marché s'interroge, et les entreprises prennent les devants en révisant leurs perspectives, alors que leurs chiffres d'affaires commencent à refléter le ralentissement économique.
La saison des résultats continue, et les prévisions prudentes, voire négatives, vont se poursuivre, avec les résultats du groupe pétrolier ExxonMobil (jeudi), première capitalisation du Dow Jones, mais aussi de l'opérateur téléphonique Verizon (lundi), ou encore des groupes agroalimentaires Kellogg et Kraft Food ou du producteur de produits d'hygiène personnelle Procter & Gamble (mercredi).
Le marché obligataire, considéré plus sûr, s'est envolé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 3,697 %, contre 3,938 % vendredi dernier, celui à 30 ans à 4,087 %, contre 4,312 %.
«D'un point de vue technique, le marché reste la victime de ventes démesurées. [Mais] nous savons aussi qu'il faut plus qu'une place boursière incroyablement bon marché pour renverser l'humeur hostile des investisseurs», a expliqué Frederic Dickson, stratège boursier de D.A. Davidson.
Le rebond hebdomadaire de la semaine précédente n'aura pas pesé bien lourd, et l'indice Dow Jones a rechuté sur la semaine écoulée de 5,35 %, à 8.378,95 points, portant son repli depuis le début de l'année à 37 %. Le Nasdaq, à forte composante technologique, a cédé 9,3 %, à 1552,03 points, et l'indice Standard and Poor's 500, 6,78 %, à 876,77 points.
«De la peur à l'état pur», voilà ce qui conduit les marchés actuellement, a observé Gina Martin, de Wachovia Securities, après que la Bourse de New York eut titubé à plusieurs reprises cette semaine au bord du krach.
Belle frayeur hier par exemple, alors que les contrats à terme sur le Dow Jones ont dû être suspendus après une baisse supérieure à la limite autorisée. Finalement, la première Bourse mondiale est parvenue à limiter les dégâts, l'indice Dow Jones ne cédant «que» 3,59 %.
Un thriller
Dans un marché où la volatilité atteint des sommets, chaque nouvelle semaine s'annonce comme un thriller éprouvant pour les opérateurs.
«Si la chute sur les marchés actions mondiaux a pour origine les craintes sur une récession internationale, alors la semaine prochaine sera très mauvaise. Le calendrier économique est rempli d'indicateurs qui seront uniformément atroces», note Carl Weinberg, de High Frequency Economics.
Première inquiétude du marché les semaines précédentes, la situation du marché du crédit s'est améliorée, avec la baisse du Libor, le taux auquel les banques se prêtent entre elles. Mais cette détente n'a soutenu le marché qu'une journée, lundi (+4,67 % en clôture).
Les craintes se sont immédiatement transportées sur la crise économique, la probabilité d'une récession affolant les investisseurs après de nombreuses publications d'entreprises, extrêmement prudentes, voire pessimistes, sur leurs prévisions à court terme. Wall Street a alors perdu 2,50 % mardi, puis 5,69 % mercredi, avant de se reprendre modestement jeudi, avec +2,02 %.
«On reconnaît enfin que l'on va probablement entrer dans la pire récession aux États-Unis depuis des décennies, et cela est pris en compte dans la valeur des actions», estime Gina Martin. C'est la conséquence de «la dislocation des marchés du crédit, du manque de prêts et de la contraction des marchés financiers», souligne l'analyste.
Les craintes des marchés pourraient trouver confirmation jeudi, avec la publication de la première estimation du produit intérieur brut américain (PIB) pour le troisième trimestre, qui devrait être négative.
Le marché a d'ores et déjà intégré que la Réserve fédérale américaine devrait de nouveau baisser ses taux directeurs mercredi, dans la continuité de l'avalanche de mesures prises pour résoudre la crise.
Quelle en est la gravité? La durée? Le marché s'interroge, et les entreprises prennent les devants en révisant leurs perspectives, alors que leurs chiffres d'affaires commencent à refléter le ralentissement économique.
La saison des résultats continue, et les prévisions prudentes, voire négatives, vont se poursuivre, avec les résultats du groupe pétrolier ExxonMobil (jeudi), première capitalisation du Dow Jones, mais aussi de l'opérateur téléphonique Verizon (lundi), ou encore des groupes agroalimentaires Kellogg et Kraft Food ou du producteur de produits d'hygiène personnelle Procter & Gamble (mercredi).
Le marché obligataire, considéré plus sûr, s'est envolé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 3,697 %, contre 3,938 % vendredi dernier, celui à 30 ans à 4,087 %, contre 4,312 %.
«D'un point de vue technique, le marché reste la victime de ventes démesurées. [Mais] nous savons aussi qu'il faut plus qu'une place boursière incroyablement bon marché pour renverser l'humeur hostile des investisseurs», a expliqué Frederic Dickson, stratège boursier de D.A. Davidson.
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