Le chômage va encore augmenter, estime Greenspan
24 octobre 2008
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Alan Greenspan témoignait hier devant la Commission de surveillance et de réforme gouvernementale, qui travaille à savoir si des manquements à la régulation ont pu contribuer à la crise actuelle.
Washington — Alan Greenspan, l'ancien patron de la Réserve fédérale américaine, a estimé hier que la crise financière était le «tsunami du siècle sur le crédit», qui aurait un impact important sur l'économie des États-Unis, faisant notamment augmenter le chômage.
Celui qui a présidé la Fed pendant plus de 18 ans a reconnu être «dans un état de choc et d'incrédulité». La crise actuelle «s'avère être beaucoup plus importante que tout ce que j'aurais pu imaginer», a-t-il déclaré devant la Commission de surveillance et de réforme gouvernementale de la Chambre des représentants.
Cette Commission, qui a pouvoir d'enquêter sur tous les programmes fédéraux, travaille à savoir si des manquements à la régulation ont pu contribuer à la crise, et a appelé M. Greenspan à témoigner, ainsi que l'ancien secrétaire au Trésor John Snow et le président de la Securities and Exchange Commission (SEC, le gendarme de la Bourse américaine), Christopher Cox.
Pour le président de la Commission, le démocrate Henry Waxman, tant la Fed, la SEC et le Trésor ont contribué aux erreurs commises. «La liste des erreurs est longue, et le coût pour les contribuables, écrasant. Nos régulateurs ont été permissifs au lieu de faire respecter des textes. Leur confiance dans la sagesse des marchés était infinie, le credo devenant que toute régulation gouvernementale était mauvaise et que le marché était infaillible», a-t-il dénoncé.
«Au vu des dégâts financiers à ce jour, je ne vois pas comment nous pouvons éviter une augmentation significative des licenciements et du chômage», a reconnu M. Greenspan.
Les détracteurs de M. Greenspan jugent qu'il a participé à l'ingérable emballement du marché immobilier en laissant les taux d'intérêt trop bas pendant le début de la décennie, tout en refusant dans le même temps d'exercer les pouvoirs de régulation bancaire de la Fed sur les nouveaux types de prêts hypothécaires, et notamment les hypothèques à risque. C'est la cascade de défauts de paiement sur ces prêts, il y a un an, qui a été le détonateur de la crise actuelle.
Celui qui a présidé la Fed pendant plus de 18 ans a reconnu être «dans un état de choc et d'incrédulité». La crise actuelle «s'avère être beaucoup plus importante que tout ce que j'aurais pu imaginer», a-t-il déclaré devant la Commission de surveillance et de réforme gouvernementale de la Chambre des représentants.
Cette Commission, qui a pouvoir d'enquêter sur tous les programmes fédéraux, travaille à savoir si des manquements à la régulation ont pu contribuer à la crise, et a appelé M. Greenspan à témoigner, ainsi que l'ancien secrétaire au Trésor John Snow et le président de la Securities and Exchange Commission (SEC, le gendarme de la Bourse américaine), Christopher Cox.
Pour le président de la Commission, le démocrate Henry Waxman, tant la Fed, la SEC et le Trésor ont contribué aux erreurs commises. «La liste des erreurs est longue, et le coût pour les contribuables, écrasant. Nos régulateurs ont été permissifs au lieu de faire respecter des textes. Leur confiance dans la sagesse des marchés était infinie, le credo devenant que toute régulation gouvernementale était mauvaise et que le marché était infaillible», a-t-il dénoncé.
«Au vu des dégâts financiers à ce jour, je ne vois pas comment nous pouvons éviter une augmentation significative des licenciements et du chômage», a reconnu M. Greenspan.
Les détracteurs de M. Greenspan jugent qu'il a participé à l'ingérable emballement du marché immobilier en laissant les taux d'intérêt trop bas pendant le début de la décennie, tout en refusant dans le même temps d'exercer les pouvoirs de régulation bancaire de la Fed sur les nouveaux types de prêts hypothécaires, et notamment les hypothèques à risque. C'est la cascade de défauts de paiement sur ces prêts, il y a un an, qui a été le détonateur de la crise actuelle.
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