Sursaut des prix du brut
Le marché anticipe une baisse de la production de l'OPEP
24 octobre 2008
Actualités économiques
Les prix du pétrole ont rebondi hier à New York, les investisseurs anticipant une réduction de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, après plusieurs déclarations des membres du cartel en ce sens.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en décembre a fini à 67,84 $US, en hausse de 1,09 $US par rapport à la clôture de mercredi. Les cours ont rebondi après être tombés en séance à 65,90 $US, un nouveau plus bas depuis le 13 juin 2007.
«C'est juste une petite hausse en anticipation de la réunion de l'OPEP», qui a organisé en urgence une rencontre à Vienne face à la longue chute des cours de l'or noir, a estimé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. Plusieurs dirigeants des pays membres du cartel se sont exprimés pour une réduction de la production de pétrole, une décision qui doit être rendue aujourd'hui.
«Nous allons réduire la production», a affirmé le président algérien du cartel, Chakhib Khelil, une baisse qui pourrait s'avérer importante alors que les membres durs du cartel défendent systématiquement une politique de prix élevés. Ainsi le ministre iranien du Pétrole, Gholam Hossein Nozari, a jugé hier qu'une baisse de production de l'OPEP de quelque deux millions de barils par jour (mbj) devrait «stabiliser le marché». Un avis partagé par le ministre libyen Choukri Ghanem, qui veut «créer un équilibre entre l'offre et la demande». M. Ghanem a par ailleurs estimé que «90 $US serait un bon prix pour le baril».
Le ministre du Pétrole vénézuélien s'est déclaré quant à lui favorable à une baisse d'au moins un mbj. Selon Andy Lipow, il s'agit là du niveau minimum nécessaire pour équilibrer l'offre et la demande.
Sables bitumineux
Dans la foulée, plusieurs acteurs dans les sables bitumineux de l'Alberta, seconde réserve de pétrole de la planète, ont annoncé hier des réductions drastiques ou un réexamen de leurs investissements dans des projets d'exploitation en raison de la chute du pétrole et du resserrement du crédit.
Le groupe UTS a annoncé qu'il envisageait avec ses partenaires Petro-Canada et Teck du projet Fort Hills «de reporter la décision de construire une usine de valorisation» du bitume en raison «des coûts, du prix actuel du pétrole et des conditions sur les marchés du crédit et de la Bourse». Une décision finale doit être prise d'ici la fin de l'année, a-t-il indiqué dans un communiqué.
Petro-Canada a précisé pour sa part que les investissements nécessaires pour l'exploitation minière des sables bitumineux et la construction de l'usine de valorisation «devraient augmenter d'environ 50 % par rapport à l'estimation initiale de 18,8 milliards de dollars».
«À court terme, les partenaires envisagent de prendre une décision d'investissement ne touchant que la portion d'exploitation minière du projet», qui débuterait comme prévu en 2011, a indiqué Petro-Canada dans un communiqué. Pour cette seule phase, les coûts atteindraient de 13 à 15 milliards de dollars, selon UTS.
Le projet Fort Hills, qui contient plus de quatre milliards de barils de pétrole récupérables pour une durée de vie de 40 ans, doit entrer en production en 2015, avec une production initiale pouvant aller jusqu'à 280 000 barils par jour.
Un autre acteur majeur, Suncor Energy, a annoncé pour sa part qu'il réduisait de plus du tiers ses dépenses d'investissement prévues pour 2009, les ramenant à six milliards. Suncor prévoit aussi de maintenir ses dépenses à «des niveaux similaires» jusqu'à la fin de 2012. En 2009, environ 60 % de cette somme sera investie dans le projet des sables bitumineux Voyageur, a indiqué Suncor dans un communiqué. Le groupe a toutefois décidé de repousser d'une année la date d'entrée en production de son usine de valorisation du bitume Voyageur, initialement prévue pour 2012.
Ces décisions interviennent alors que les prix du pétrole et des actions des compagnies sont en forte baisse, les craintes d'une récession mondiale laissant entrevoir une chute de la demande. Les actions de Suncor et Petro-Canada ont perdu plus de la moitié de leur valeur depuis le début de l'année.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en décembre a fini à 67,84 $US, en hausse de 1,09 $US par rapport à la clôture de mercredi. Les cours ont rebondi après être tombés en séance à 65,90 $US, un nouveau plus bas depuis le 13 juin 2007.
«C'est juste une petite hausse en anticipation de la réunion de l'OPEP», qui a organisé en urgence une rencontre à Vienne face à la longue chute des cours de l'or noir, a estimé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. Plusieurs dirigeants des pays membres du cartel se sont exprimés pour une réduction de la production de pétrole, une décision qui doit être rendue aujourd'hui.
«Nous allons réduire la production», a affirmé le président algérien du cartel, Chakhib Khelil, une baisse qui pourrait s'avérer importante alors que les membres durs du cartel défendent systématiquement une politique de prix élevés. Ainsi le ministre iranien du Pétrole, Gholam Hossein Nozari, a jugé hier qu'une baisse de production de l'OPEP de quelque deux millions de barils par jour (mbj) devrait «stabiliser le marché». Un avis partagé par le ministre libyen Choukri Ghanem, qui veut «créer un équilibre entre l'offre et la demande». M. Ghanem a par ailleurs estimé que «90 $US serait un bon prix pour le baril».
Le ministre du Pétrole vénézuélien s'est déclaré quant à lui favorable à une baisse d'au moins un mbj. Selon Andy Lipow, il s'agit là du niveau minimum nécessaire pour équilibrer l'offre et la demande.
Sables bitumineux
Dans la foulée, plusieurs acteurs dans les sables bitumineux de l'Alberta, seconde réserve de pétrole de la planète, ont annoncé hier des réductions drastiques ou un réexamen de leurs investissements dans des projets d'exploitation en raison de la chute du pétrole et du resserrement du crédit.
Le groupe UTS a annoncé qu'il envisageait avec ses partenaires Petro-Canada et Teck du projet Fort Hills «de reporter la décision de construire une usine de valorisation» du bitume en raison «des coûts, du prix actuel du pétrole et des conditions sur les marchés du crédit et de la Bourse». Une décision finale doit être prise d'ici la fin de l'année, a-t-il indiqué dans un communiqué.
Petro-Canada a précisé pour sa part que les investissements nécessaires pour l'exploitation minière des sables bitumineux et la construction de l'usine de valorisation «devraient augmenter d'environ 50 % par rapport à l'estimation initiale de 18,8 milliards de dollars».
«À court terme, les partenaires envisagent de prendre une décision d'investissement ne touchant que la portion d'exploitation minière du projet», qui débuterait comme prévu en 2011, a indiqué Petro-Canada dans un communiqué. Pour cette seule phase, les coûts atteindraient de 13 à 15 milliards de dollars, selon UTS.
Le projet Fort Hills, qui contient plus de quatre milliards de barils de pétrole récupérables pour une durée de vie de 40 ans, doit entrer en production en 2015, avec une production initiale pouvant aller jusqu'à 280 000 barils par jour.
Un autre acteur majeur, Suncor Energy, a annoncé pour sa part qu'il réduisait de plus du tiers ses dépenses d'investissement prévues pour 2009, les ramenant à six milliards. Suncor prévoit aussi de maintenir ses dépenses à «des niveaux similaires» jusqu'à la fin de 2012. En 2009, environ 60 % de cette somme sera investie dans le projet des sables bitumineux Voyageur, a indiqué Suncor dans un communiqué. Le groupe a toutefois décidé de repousser d'une année la date d'entrée en production de son usine de valorisation du bitume Voyageur, initialement prévue pour 2012.
Ces décisions interviennent alors que les prix du pétrole et des actions des compagnies sont en forte baisse, les craintes d'une récession mondiale laissant entrevoir une chute de la demande. Les actions de Suncor et Petro-Canada ont perdu plus de la moitié de leur valeur depuis le début de l'année.
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