La crise préoccupe la Chine
23 octobre 2008
Actualités économiques
Pékin — La Chine, détentrice de centaines de milliards de dollars en bons du Trésor américains, s'inquiète de la déconfiture du système financier américain. Le président Hu Jintao s'en est inquiété dans une nouvelle conversation téléphonique avec son homologue George W. Bush, rapporte la presse officielle chinoise d'hier.
La Chine a pris un nombre croissant de mesure de stimulation de la croissance: ses exportations, cruciales, souffrent de la situation aux États-Unis et en Europe, et la croissance chinoise, exponentielle ces derniers temps, n'était que de 9 % au dernier trimestre, soit son rythme le plus faible depuis cinq ans.
Une aggravation de la situation, des licenciements et des baisses de la Bourse sur les marchés risquerait de mettre à mal la priorité des autorités chinoises: la stabilité sociale et politique.
Selon l'agence Chine nouvelle, Hu a exprimé à Bush mardi soir son espoir que les mesures de stabilisation prises par Washington «fassent effet le plus vite possible, restaurent la confiance des investisseurs et empêchent la poursuite de l'extension de la crise».
Hier, le vice-président Xi Jinping a expliqué aux participants d'un forum Asie-Europe d'hommes d'affaires que tous les pays devaient «augmenter le dialogue financier pour faciliter les réformes financières internationales et renforcer la capacité à faire face au risque».
De son côté, le ministère des Affaires étrangères a rappelé que la crise financière serait au coeur du sommet de l'ASEM (forum Asie-Europe) qui s'ouvre demain à Pékin. Selon son porte-parole, elle sera la «plate-forme idéale» pour tenter de trouver des solutions à la crise.
Le président français Nicolas Sarkozy y voit l'occasion de convaincre les nations asiatiques d'adhérer à une vaste refonte des règles du capitalisme international.
Les banques chinoises détiennent relativement peu des produits financiers qui empoisonnement les institutions financières américaines et ont été majoritairement protégées de l'onde de choc mondiale en raison des très stricts contrôles sur le crédit.
Mais les autorités travaillent à des projets de relance des exportations et devraient aussi donner une forte impulsion aux dépenses d'infrastructures, logements sociaux et travaux publics, sans compter la reconstruction des zones du centre du pays dévastées par le séisme du 12 mai.
La Chine a pris un nombre croissant de mesure de stimulation de la croissance: ses exportations, cruciales, souffrent de la situation aux États-Unis et en Europe, et la croissance chinoise, exponentielle ces derniers temps, n'était que de 9 % au dernier trimestre, soit son rythme le plus faible depuis cinq ans.
Une aggravation de la situation, des licenciements et des baisses de la Bourse sur les marchés risquerait de mettre à mal la priorité des autorités chinoises: la stabilité sociale et politique.
Selon l'agence Chine nouvelle, Hu a exprimé à Bush mardi soir son espoir que les mesures de stabilisation prises par Washington «fassent effet le plus vite possible, restaurent la confiance des investisseurs et empêchent la poursuite de l'extension de la crise».
Hier, le vice-président Xi Jinping a expliqué aux participants d'un forum Asie-Europe d'hommes d'affaires que tous les pays devaient «augmenter le dialogue financier pour faciliter les réformes financières internationales et renforcer la capacité à faire face au risque».
De son côté, le ministère des Affaires étrangères a rappelé que la crise financière serait au coeur du sommet de l'ASEM (forum Asie-Europe) qui s'ouvre demain à Pékin. Selon son porte-parole, elle sera la «plate-forme idéale» pour tenter de trouver des solutions à la crise.
Le président français Nicolas Sarkozy y voit l'occasion de convaincre les nations asiatiques d'adhérer à une vaste refonte des règles du capitalisme international.
Les banques chinoises détiennent relativement peu des produits financiers qui empoisonnement les institutions financières américaines et ont été majoritairement protégées de l'onde de choc mondiale en raison des très stricts contrôles sur le crédit.
Mais les autorités travaillent à des projets de relance des exportations et devraient aussi donner une forte impulsion aux dépenses d'infrastructures, logements sociaux et travaux publics, sans compter la reconstruction des zones du centre du pays dévastées par le séisme du 12 mai.
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