Banques suisses cherchent argent frais
17 octobre 2008
Actualités économiques
Genève — Les deux premières banques suisses, UBS et Credit Suisse, ont récolté hier une nouvelle moisson d'argent frais, reconnaissant être également prises dans la tourmente financière mondiale après avoir claironné leur solidité.
En moins d'une semaine, trois institutions ont pris des participations dans Credit Suisse, tandis qu'UBS acceptait un plan public de recapitalisation.
La première banque du pays UBS a choisi de se faire aider par les pouvoirs publics, la Confédération suisse annonçant hier avoir souscrit des titres convertibles pour six milliards de francs. La Banque nationale suisse (BNS) va également gérer un fonds en faveur d'UBS où seront transférés des actifs de la banque pouvant aller jusqu'à 60 milliards $US.
Début octobre, UBS indiquait pourtant avoir «fortement réduit» ses positions à risque dans les crédits hypothécaires américains, «principalement par le biais de ventes». La banque a annoncé hier un résultat net de 296 millions de francs suisses (307 millions $CAN)) au troisième trimestre, contre une perte nette de 358 millions de francs suisses au trimestre précédent.
UBS, qui s'attend à une année 2009 «globalement rentable», a indiqué en revanche que sa banque d'investissement était restée dans le rouge, perdant 2,74 milliards de francs au troisième trimestre contre 5,23 milliards durant la période précédente.
La confiance baisse
Plus grave, la confiance dans le premier établissement bancaire du pays semble s'être évaporée, UBS ayant annoncé hier que 83,7 milliards de francs d'actifs ont été retirés par ses clients au troisième trimestre, soit deux fois plus qu'au trimestre précédent.
L'établissement, l'un des plus touchés au monde par la crise des subprimes, cumule 42,5 milliards $US de dépréciations d'actifs depuis le début de la tourmente financière.
Selon le nouveau directeur général d'UBS, Marcel Rohner, l'accord passé avec la Confédération, est une «solution qui s'attaque aux racines du problème et pas seulement à ses manifestations». Selon lui, «il n'aurait pas été possible de trouver des investisseurs privés pour couvrir tous les composants de la crise».
Credit Suisse a pourtant fait le choix inverse. Refusant le plan mis en place par la BNS, la deuxième banque du pays s'est tournée vers des acteurs du secteur privé. La société de participation israélienne Koor Industries a acquis vendredi 34 millions d'actions de Credit Suisse, soit 3 % du capital de la banque, suivie lundi par l'américaine Morgan Stanley, qui est montée à 6,9 % du capital via des actions et des dérivés. Qatar Holding LLC a annoncé hier un investissement à hauteur de dix milliards de francs.
Dans le même temps, Credit Suisse a annoncé hier une perte nette de 1,3 milliard de francs au troisième trimestre, avec un recul de 3,2 milliards de francs avant impôts dans le secteur d'investissement.
Il y a une semaine, le directeur général de Credit Suisse Brady Dougan affichait toutefois sa confiance, parlant d'«une belle capacité de résistance» des activités de banque privée de l'établissement. De même, pour les analystes de la place financière helvétique, les établissements suisses n'ont pas à craindre la faillite. Pour Janwillem Ackett, analyste chez Julius Baer, «la BNS a fait pression très tôt sur les banques en les obligeant à se recapitaliser. UBS a pris le taureau par les cornes bien avant d'autres banques dans le monde, en se recapitalisant massivement quand c'était encore possible au cours de l'année», a-t-il indiqué.
En moins d'une semaine, trois institutions ont pris des participations dans Credit Suisse, tandis qu'UBS acceptait un plan public de recapitalisation.
La première banque du pays UBS a choisi de se faire aider par les pouvoirs publics, la Confédération suisse annonçant hier avoir souscrit des titres convertibles pour six milliards de francs. La Banque nationale suisse (BNS) va également gérer un fonds en faveur d'UBS où seront transférés des actifs de la banque pouvant aller jusqu'à 60 milliards $US.
Début octobre, UBS indiquait pourtant avoir «fortement réduit» ses positions à risque dans les crédits hypothécaires américains, «principalement par le biais de ventes». La banque a annoncé hier un résultat net de 296 millions de francs suisses (307 millions $CAN)) au troisième trimestre, contre une perte nette de 358 millions de francs suisses au trimestre précédent.
UBS, qui s'attend à une année 2009 «globalement rentable», a indiqué en revanche que sa banque d'investissement était restée dans le rouge, perdant 2,74 milliards de francs au troisième trimestre contre 5,23 milliards durant la période précédente.
La confiance baisse
Plus grave, la confiance dans le premier établissement bancaire du pays semble s'être évaporée, UBS ayant annoncé hier que 83,7 milliards de francs d'actifs ont été retirés par ses clients au troisième trimestre, soit deux fois plus qu'au trimestre précédent.
L'établissement, l'un des plus touchés au monde par la crise des subprimes, cumule 42,5 milliards $US de dépréciations d'actifs depuis le début de la tourmente financière.
Selon le nouveau directeur général d'UBS, Marcel Rohner, l'accord passé avec la Confédération, est une «solution qui s'attaque aux racines du problème et pas seulement à ses manifestations». Selon lui, «il n'aurait pas été possible de trouver des investisseurs privés pour couvrir tous les composants de la crise».
Credit Suisse a pourtant fait le choix inverse. Refusant le plan mis en place par la BNS, la deuxième banque du pays s'est tournée vers des acteurs du secteur privé. La société de participation israélienne Koor Industries a acquis vendredi 34 millions d'actions de Credit Suisse, soit 3 % du capital de la banque, suivie lundi par l'américaine Morgan Stanley, qui est montée à 6,9 % du capital via des actions et des dérivés. Qatar Holding LLC a annoncé hier un investissement à hauteur de dix milliards de francs.
Dans le même temps, Credit Suisse a annoncé hier une perte nette de 1,3 milliard de francs au troisième trimestre, avec un recul de 3,2 milliards de francs avant impôts dans le secteur d'investissement.
Il y a une semaine, le directeur général de Credit Suisse Brady Dougan affichait toutefois sa confiance, parlant d'«une belle capacité de résistance» des activités de banque privée de l'établissement. De même, pour les analystes de la place financière helvétique, les établissements suisses n'ont pas à craindre la faillite. Pour Janwillem Ackett, analyste chez Julius Baer, «la BNS a fait pression très tôt sur les banques en les obligeant à se recapitaliser. UBS a pris le taureau par les cornes bien avant d'autres banques dans le monde, en se recapitalisant massivement quand c'était encore possible au cours de l'année», a-t-il indiqué.
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