Mauvaises nouvelles en cascade aux États-Unis
17 octobre 2008
Actualités économiques
Washington — Les mauvaises nouvelles s'accumulent chaque jour davantage pour l'économie américaine, dont tous les indicateurs confirment l'entrée en récession, la seule note positive venant du ralentissement de l'inflation qui devrait renforcer la marge de manoeuvre de la banque centrale.
Selon les données publiées hier, la production industrielle des États-Unis a chuté de 2,8 % en septembre, enregistrant sa plus forte baisse depuis décembre 1974. Même si ce recul résulte en quasi-totalité des dégâts causés par les ouragans dans le sud du pays entre la fin août et début septembre et de la grève des mécaniciens qui paralyse l'avionneur Boeing depuis début septembre, la tendance de la production est clairement à la baisse: elle n'a augmenté qu'une seule fois depuis le début de l'année (en juin, de 0,1 %).
Pour l'ensemble du troisième trimestre, la production industrielle a ainsi baissé de 6 % en rythme annuel, selon la Réserve fédérale (Fed).
Et la contraction devrait continuer: l'indicateur de l'activité industrielle de la région de Philadelphie pour octobre publié hier a plongé à -37,5, enregistrant la plus forte baisse mensuelle de son histoire. La veille, celui de la région de New York était tombé à son plus bas niveau historique.
L'économie américaine a beau être essentiellement une économie de services, le recul de la production industrielle est un nouvel indice montrant que le relais apporté au premier semestre par les exportations des États-Unis à la croissance du PIB est en train de caler.
La consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance américaine, est, elle, déjà au point mort, et le vice-président de la Fed, Donald Kohn, estime désormais qu'elle pourrait avoir reculé au troisième trimestre, ce qui marquerait selon lui une première baisse trimestrielle depuis 1971.
La crise financière a donc gagné l'économie réelle. Le nombre de chômeurs indemnisés ne cesse d'augmenter et est à son plus haut niveau depuis juin 2003, selon les chiffres publiés hier, faisant craindre une baisse plus forte de la consommation qui nourrirait un cercle vicieux.
L'inflation
La seule bonne nouvelle semblait venir hier de l'inflation. Septembre a confirmé sa modération, en bonne partie grâce au recul des prix du pétrole: l'indice des prix à la consommation est resté stable par rapport au mois précédent et a fortement ralenti en glissement annuel (+4,9 %, après 5,4 % en août).
Selon les données publiées hier, la production industrielle des États-Unis a chuté de 2,8 % en septembre, enregistrant sa plus forte baisse depuis décembre 1974. Même si ce recul résulte en quasi-totalité des dégâts causés par les ouragans dans le sud du pays entre la fin août et début septembre et de la grève des mécaniciens qui paralyse l'avionneur Boeing depuis début septembre, la tendance de la production est clairement à la baisse: elle n'a augmenté qu'une seule fois depuis le début de l'année (en juin, de 0,1 %).
Pour l'ensemble du troisième trimestre, la production industrielle a ainsi baissé de 6 % en rythme annuel, selon la Réserve fédérale (Fed).
Et la contraction devrait continuer: l'indicateur de l'activité industrielle de la région de Philadelphie pour octobre publié hier a plongé à -37,5, enregistrant la plus forte baisse mensuelle de son histoire. La veille, celui de la région de New York était tombé à son plus bas niveau historique.
L'économie américaine a beau être essentiellement une économie de services, le recul de la production industrielle est un nouvel indice montrant que le relais apporté au premier semestre par les exportations des États-Unis à la croissance du PIB est en train de caler.
La consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance américaine, est, elle, déjà au point mort, et le vice-président de la Fed, Donald Kohn, estime désormais qu'elle pourrait avoir reculé au troisième trimestre, ce qui marquerait selon lui une première baisse trimestrielle depuis 1971.
La crise financière a donc gagné l'économie réelle. Le nombre de chômeurs indemnisés ne cesse d'augmenter et est à son plus haut niveau depuis juin 2003, selon les chiffres publiés hier, faisant craindre une baisse plus forte de la consommation qui nourrirait un cercle vicieux.
L'inflation
La seule bonne nouvelle semblait venir hier de l'inflation. Septembre a confirmé sa modération, en bonne partie grâce au recul des prix du pétrole: l'indice des prix à la consommation est resté stable par rapport au mois précédent et a fortement ralenti en glissement annuel (+4,9 %, après 5,4 % en août).
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