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Volatilité extrême sur Wall Street

Le G7 promet d'agir de façon décisive pour sortir de la crise

Une autre dure journée pour les courtiers.
Photo : Agence Reuters
Une autre dure journée pour les courtiers.
La Bourse de New York a terminé hier une semaine des plus sombres par une séance sans direction claire, quoique toujours campée dans le rouge. Tandis que les autres places boursières du monde poursuivaient leur dégringolade, la journée a été marquée par une volatilité extrême sur Wall Street, les marchés étant à la fois légèrement encouragés par la perspective d'une action politique concertée, mais toujours dans l'attente de véritables solutions à la crise financière. Ces solutions, espère-t-on, pourraient prendre forme autour de la table du G7, qui promet d'agir de façon décisive.

Le Dow Jones a ainsi perdu 1,49 %, alors que le Nasdaq gagnait 0,27 %. L'indice-vedette de Wall Street a lâché 128,00 points, à 8451,19, tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, prenait 4,39 points, à 1649,51. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a quant à lui cédé 1,17 % (10,69 points), à 899,23 points.

Après sept séances consécutives de baisse sur Wall Street, au cours desquelles le Dow Jones avait chuté au total de 21 % — sa déconfiture la plus marquée depuis octobre 1987 —, les indices ont aussi été agités par une «volatilité incroyable», a souligné Art Hogan, de Jefferies. Les mouvements ont effectivement été impressionnants, malgré l'appel au calme réitéré par le président Bush: en chute de 8 % juste après l'ouverture, les indices sont passés dans le vert moins d'une demi-heure plus tard, avant de replonger en fin de matinée, puis d'osciller autour de l'équilibre lors de la dernière demi-heure des échanges. Globalement, a analysé M. Hogan, «la séance a été dominée par les mêmes inquiétudes qui pèsent sur le marché depuis sept séances». «Le marché est dirigé davantage par l'émotion que par une logique fondamentale», s'est pour sa part désolé Sam Stovall, de Standard and Poor's.

À Toronto, la glissade a été plus importante, le S&P/TSX dégringolant de 750 points au cours de la journée, avant de reprendre un peu du mieux pour terminer en baisse de 535,02 points, à 9065,16, soit un recul de 5,57 %. La Bourse de Toronto a donc clôturé à son plus faible niveau en près de quatre ans en raison d'importants désinvestissements dans les secteurs de l'énergie et des métaux. Le secteur financier a aussi reculé, malgré l'annonce par le gouvernement canadien d'une nouvelle mesure pour aider les grandes banques.

Plan d'action du G7

S'il n'est pas parvenu à se maintenir dans le vert jusqu'à la clôture, le Dow Jones a tout de même effacé plus de 500 points de pertes en quelques minutes et son repli final paraît modeste en comparaison de son plongeon de la veille (-7,33 %) et du krach qui a suivi au Japon et en Europe. La raison? «Il y a des rumeurs qui indiquent que le G7 pourrait aider» à enrayer la crise, «c'est ce qui a soutenu le marché en fin de séance», a expliqué Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

Réunis à Washington pour tenter de trouver un front commun face à la crise, les grands argentiers des pays les plus industrialisés ont indiqué en soirée qu'ils comptaient développer un «plan d'action» en cinq points pour faire face à la crise financière internationale, plan dans lequel ses membres s'engagent à empêcher toute faillite de banque importante. Nous sommes d'accord pour «prendre des mesures décisives et utiliser tous les outils à notre disposition pour soutenir les institutions financières d'importance systémique [c'est-à-dire dont la chute entraînerait d'autres faillites en cascade] et empêcher qu'elles ne fassent faillite».

Le G7 s'engage aussi à prendre «toutes les mesures nécessaires pour débloquer le crédit et les marchés monétaires afin d'assurer que les banques et les institutions financières aient un accès large aux liquidités et aux capitaux», quitte à y engager des deniers publics.

Au sortir de la réunion, le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a aussi annoncé que les États-Unis étaient en train de mettre sur pied un plan pour prendre, si nécessaire, des participations au capital des institutions financières afin de faire cesser l'agitation sur les marchés. Il a précisé que le programme, qui utilisera les autorisations créées par son plan adopté par le Congrès la semaine dernière, aura pour but d'encourager la levée de nouveaux capitaux privés en complément des injections de capitaux publics.

Outre le G7 financier et un possible G8, Washington accueillera à partir d'aujourd'hui des réunions du G20, rassemblant les ministres et banquiers centraux des principaux pays riches et émergents, et les réunions d'automne du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Justement, le directeur du Fonds, Dominique Strauss-Kahn, a plaidé hier pour un renforcement des institutions multilatérales à la lumière de la crise financière, espérant que l'assemblée générale de son institution et de la Banque mondiale constituerait «un bon départ» pour cette réforme. Selon lui, le monde doit «compter plus sur les institutions multilatérales avec un nombre de membres quasi universel, de sorte qu'aucun pays qui veut prendre part au système international ne soit laissé en dehors».

Les chefs d'État et de gouvernement de l'Eurogroupe ont pour leur part annoncé hier qu'ils se réuniront demain (dimanche) à Paris avec les présidents de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne afin de tenter de «définir un plan d'action conjoint face à la crise financière actuelle», a annoncé l'Élysée.

Après des semaines de zizanie et d'initiatives en ordre dispersé, les dirigeants européens pourraient se rapprocher d'une initiative commune de grande envergure, faisant écho au plan Paulson de 700 milliards de dollars annoncé la semaine dernière par les États-Unis. «Nous sommes en train de travailler à quelque chose», sur «la possibilité d'avoir un plan européen», a d'ailleurs déclaré un haut responsable européen, en soulignant qu'il devrait s'inspirer du plan de sauvetage présenté par Londres.

Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, a par ailleurs convoqué les dirigeants des principales banques commerciales et des institutions financières internationales à une réunion en novembre à Genève sur la crise financière.

Puisque le front politique s'est activé trop tard dans la journée pour influencer les autres places boursières dans le monde, le mouvement de recul s'est poursuivi un partout hier, les Bourses latino-américaines continuant de chuter, à l'image de São Paulo, la première place d'Amérique latine, qui a accusé un repli de -3,97 %. Même chose en Europe, où Londres a chuté de 8,85 % et Francfort de 7,01 %. À Paris, le CAC 40 a perdu 7,73 %. Les autres marchés européens ont subi des pertes semblables, tandis qu'à Moscou les autorités ont préféré carrément ne pas ouvrir les deux marchés, le RTS et le Micex. Un peu plus tôt dans la journée, les Bourses asiatiques avaient conclu en forte baisse.

Les grandes Bourses affichent en fait des reculs dignes de la définition informelle du krach — une baisse des cours de plus de 20 % en quelques jours — qui justifient les comparaisons avec les crises de 1929 et de 1987.

***

Avec l'Agence France-Presse, Associated Press et Reuters
 
 
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 octobre 2008 10 h 49
    G7 et la misère des riches de Wall street.
    À ce que je constate, quand le G7 se réunit, la misère des riches et la descente au enfer de Wall Street influence beaucoup plus que la pauvreté planétaire. Dans le même sens, aux USA, on dirait aussi que le G7 est beaucoup plus à l'écoute de Wall Street que de la Main Street.

    JM
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  • Michel Bérubé - Inscrit
    11 octobre 2008 11 h 47
    Miracle économique
    extrait de http://blog.monolecte.fr/post/2008/10/09/Ceci-n-es

    "La vraie surprise, pourtant, pour les loqueteux, ça
    aurait dû être de découvrir que l'argent qui manquait
    connement il y a quelques jours pour leur éviter de
    crever la bouche ouverte, cet argent aujourd'hui sort
    de partout pour colmater les dettes de jeu de ceux qui
    avaient pourtant déjà tout. Pas de fric pour l'école, la
    recherche, la santé, les retraites, les banlieues, les
    chômeurs, les fonctionnaires. Mais 10 fois, 100 fois,
    1000 fois plus de fric, comme ça, au débotté, pour
    combler les fouilles des banquiers. Ça, ça devrait être
    la putain de surprise, la vraie leçon de la crise. Et où
    comptent-ils trouver tout ce pognon qui leur faisait si
    cruellement défaut quand on en avait besoin pour
    honorer de simples engagements de l'État devant les
    citoyens ?"
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  • Content Detrebanquier - Inscrit
    11 octobre 2008 15 h 18
    État inc.
    Abolissons l'État et travaillons tous et toutes directement pour les quelques grosses banques tentaculaires restantes.

    N'est-ce pas vers cette direction que nous emmene nos chers états membres du G7-8-9-20...

    J'ai bien peur que oui ! Pourquoi devrait-on financer de nos poches (car nous paierons plus tard note) ce marasme financier organiser par quelques dirigeants manipulant les différents systèmes auxquels ils touchent ?

    Je demande à vous tous et toutes de vous rendre compte que si nous sauvons ces banques avec notre argent publique, et qu'ils les empechent de faire faillite, nous citoyens repaieront pour leurs erreurs récurrentes encore et encore !

    Boycottons ce plan ! Retirons nos placements avant qu'il ne les prennent pour eux sans nous laisser accès ! Ne laissons pas les riches s'enrichir encore plus malgré leurs erreurs ! Punnissons les pour nous avoir menti ! Pour nous manipuler depuis si longtemps en nous promettant une retraite sans probleme .. d'avoir investi dans LA LEUR !
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  • lise jacques - Abonnée
    12 octobre 2008 15 h 56
    et si c'était un coup monté?
    Il semble que ce soit l'avis de cet homme prix Nobel, qui avait venu venir le coup il y a six mois...le candidat Ron Paul a lui aussi prévu cette crise il y a un an...alors? ce n'est peutêtre pas une mauvaise chose d'investiguer plus loin que ce que nous apprend la télé et les journeaux de droite...

    http://www.brasschecktv.com/page/442.html

    Est-ce que notre premeir ministre savait ce qui s'en venait?

    http://www.vivelecanada.ca/article/235930362-did-s


    et celui-ci visionné par 7 millions de gens
    http://www.youtube.com/watch?v=vuBo4E77ZXo&fea
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  • lise jacques - Abonnée
    13 octobre 2008 11 h 09
    Notre futur...très très caché mais réel!
    Les évènements à venir projettent leur ombre en avant. Telle la crise boursière mondiale, crée par une dette excessive permise par les effets de levier de plus de quarante fois des fonds propres des banques. Ce n'est pourtant qu'une péripétie.

    Le sens profond de la crise boursière actuelle échappe à la majorité d'entre-nous. Beaucoup pensent que c'est bien fait pour les riches qui y ont perdu entre 20 et 50% de leur argent. C'est vrai, mais l'argent perdu ne l'est pas pour tout le monde. Il est allé dans la poche des super riches qui ont préparé la crise et l'ont déclenchée au bon moment.

    La création de la réserve fédérale américaine en 1913 a permis à un groupe restreint de banquiers internationaux de s'approprier le pouvoir de l'argent. En s'arrangeant pour inciter à la création de déficits, ils les ont financé en imprimant de l'argent à partir de rien, et touchent les intérêts exonérés d'impôts sur leur intervention. Guerres et crises économiques sont toujours à l'origine de déficits, véritables aubaines pour la FED, ou plutôt pour les douze banques privées qui la composent, puisque la réserve fédérale n'a aucune réserve et n'est pas fédérale. Les déficits américains, hormis quelques pointes lors des guerres, est toujours restée stable aux environs de mille milliards de dollars. Jusqu'à Août 1971, quand Nixon a annoncé la fin de la convertibilité du dollar en or établie en 1944 à Bretton Woods. De 1971 à 2007, le déficit des Etats-Unis à grimpé de mille milliards à dix mille milliards. Depuis, avec les guerres en Iraq et Afghanistan et le coût de la crise bancaire, le déficit est de plus de douze mille milliards. Si on y ajoute le coût de la sécurité sociale et les coûts de santé pour les années à venir, le déficit est de plus de cinquante mille milliards de dollars. Le propre comptable des Etats-Unis, David Walker, mène campagne depuis des mois pour alerter les Américains et les prévenir que le pays est ruiné.

    La ruine des Etats-Unis obligera les Américains à se serrer la ceinture pendant des décennies. Le reste du monde se relèvera assez vite. L'Europe, la Chine, le Brésil ou l'Inde ainsi que beaucoup de pays de l'Est, d'Amérique du Sud et de l'Asie auront une croissance rapide. En 2001, les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) représentaient 25% de la richesse mondiale. En 2008, ils représentent déjà 40% et la tendance se poursuit. En 2050, la Chine représentera près de 50% de la richesse mondiale.

    Les années à venir verront des changements énormes. Le dollar américain perdra son privilège de réserve de change. Il est passé de Juillet 2008 à Août 2008 de 64% à 62% des réserves de changes mondiales. Beaucoup de pays exportateurs de pétrole n'exporteront plus en dollars mais en Euros. On refera un nouveau Bretton Woods pour adosser les monnaies à l'or, ce qui empêchera de créer des déficits en imprimant de la monnaie à partir de rien. La réserve fédérale américaine sera de plus en plus l'objet de critiques et d'attaques, et beaucoup veulent la voir disparaître. Il ne serait pas surprenant de voir une révolution aux Etats-Unis, où tous les citoyens sont armés. Le gouvernement leur demandera de tels sacrifices dans les vingt années qui viennent qu'un soulèvement est possible. Pour ceux qui suivent de près les affaires américaines, le Sénat a voté à huis-clos le 13 mars 2008 la loi martiale.

    Peu de politiciens américains sont à la hauteur pour faire changer les choses dans l'intérêt des citoyens, en dehors de Ron Paul, ce remarquable humaniste républicain (personne n'est parfait). Ron Paul est attaqué par les médias, à la solde du grand capital et des comploteurs derrière la Fed.

    Une lueur d'espoir vient de la prise de conscience de beaucoup d'Américains. On peut voir des articles sur l'Internet, des vidéos sur YouTube, qui permettent à ceux qui cherchent la vérité de s'informer. Les révélations, vérifiables et vérifiées, font parfois froid dans le dos. Le 11 Septembre 2001 est devenu un secret de polichinelle, le détournement de plus de 4000 milliards de dollars par le Pentagone aussi.

    Les huit années de George Bush auront été fatales au peuple américain. Alors que des millions d'abrutis ont voté pour lui et les guerres, Bush a creusé le gouffre dans lequel ils sombreront. La manipulation a pris une autre dimension pendant ce règne-là. La propagande de Goebbels fait figure de jeu d'enfant en comparaison. Le génie d'avoir créé la peur du terrorisme, d'Al Qaieda et des Arabes sanguinaires revient aux neo conservateurs, qui ont ainsi permis la signature d'un chèque en blanc pour l'avenir. L'Union Nord Américaine a eu sa première signature, sous couvert de protection contre le terrorisme, il y a quelques mois. Elle vise le regroupement des Etats-Unis, du Canada et du Mexique. Bien pratique pour en faire une seule zone avec une seule monnaie, l'améro, et voler les ressources naturelles du Canada.

    Le monde qui se prépare est hideux. Une fois encore, il y a un tas d'abrutis qui ne veulent rien voir, endormis. L'hyperinflation qui se prépare avec les déficits énormes va diminuer de façon considérable le pouvoir d'achat. Ah ! Là, vous allez peut-être réagir, non ?

    tiré de cet article publié hier en France

    http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_arti
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