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Aéronautique - Ralentissement à partir de 2010, selon une étude

11 octobre 2008  Actualités économiques
Paris — Le ralentissement de la croissance devrait continuer de peser sur les compagnies aériennes en 2008 et 2009, alors que les constructeurs aéronautiques ne devraient être touchés par un «ralentissement limité» qu'à partir de 2010, maintenant un niveau de rentabilité «satisfaisant» en 2008, si l'on en croit une étude de l'assureur-crédit français Euler Hermes parue hier.

«On n'est pas à l'abri d'une nouvelle annulation de commandes», confie à l'Associated Press Nicolas Lioret, conseiller sectoriel chez Euler Hermes, mais les constructeurs, qui devraient connaître un «pic de livraison» en 2010, auront «le temps de s'adapter» au contexte économique, considère-t-il. Selon lui, les constructeurs aéronautiques «devraient encore accroître les cadences [de production], au moins jusqu'en 2010», «avant un retournement qui s'annonce limité».

«Encore cette année, les sous-traitants devraient bénéficier des cadences très fortes des commandes des constructeurs», note ensuite M. Lioret, qui table sur une croissance de 6 % en 2008 chez les sous-traitants français et «de 5 à 6 % en 2009». Cependant, ces entreprises «devront s'adapter à la montée en puissance des achats hors zone euro», estime-t-il. «La nécessaire réduction des coûts imposée à la filière forcera les acteurs à s'adapter, en privilégiant les regroupements», mais aussi «en s'implantant à l'étranger pour les tâches à plus faible valeur ajoutée», et «en diversifiant leur clientèle», conclut l'étude.

«Airbus-EADS a tout de même huit ans de carnet de commandes, et Boeing, cinq ans», note Nicolas Lioret.

Le trafic aérien devrait par ailleurs connaître une croissance de seulement 1 % en 2009. «Le trafic aérien de passagers ne devrait croître que de 3,5 % cette année et seulement de 1 % en 2009», note-t-il ainsi dans son étude, alors que la croissance de long terme est estimée à 4,5 % l'an sur ces 30 dernières années, précise-t-il.

Avec une facture pétrolière qui doit progresser de 34 % cette année, à 182 milliards $ US, puis de 17 % en 2009 à 213 milliards $ US, selon l'assureur-crédit, en 2009 «la marge opérationnelle serait négative (-2,5 %) pour la première fois depuis 2003» chez les compagnies, estime l'étude.
 
 
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