La crise économique menace le Canada, selon Flaherty
La crise financière mondiale a la capacité de heurter l'économie canadienne, mais le gouvernement du Canada veille au grain
Ottawa — Le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, a averti les Canadiens hier que la crise financière mondiale avait la capacité de heurter l'économie canadienne, assurant toutefois, que le gouvernement du Canada suivait la situation de près.
Dans une déclaration livrée à Ottawa, le ministre Flaherty a soutenu que les marchés financiers traversaient présentement une période hors de l'ordinaire et que bien que le Canada soit mieux placé que plusieurs autres pays pour en affronter les conséquences, il n'était pas immunisé pour autant.
Selon lui, la détérioration des marchés du crédit limite désormais les capacités des institutions financières canadiennes, au point de pouvoir affecter les coûts du crédit à long terme et sa disponibilité, pour les affaires et pour l'acquisition de résidences, notamment. «Cela aura des conséquences sur la disponibilité des prêts hypothécaires, des prêts aux petites entreprises et des prêts qui permettront aux grandes entreprises de prendre de l'expansion, de réinvestir et de se procurer des nouvelles technologies», a-t-il déclaré hier.
Le marché interbancaire, dont le blocage est au coeur de la crise financière, restait paralysé hier malgré les baisses concertées de taux des banques centrales mercredi. Les taux records constatés sur ce marché montrent que les établissements financiers renâclent toujours à se prêter les uns aux autres.
«Les marchés n'ont pas su répondre positivement aux baisses de taux significatives» annoncées mercredi par sept banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine, constatent les analystes de BNP Paribas. Selon eux, la «défiance» continue d'empoisonner le marché interbancaire, les principaux flux allant vers les placements sans risque, comme les emprunts d'État.
Témoignant de la réticence des établissements financiers à se prêter de l'argent entre eux, l'Euribor à trois mois, l'un des principaux taux de référence dans la zone euro, restait parfaitement stable à 5,39 % jeudi, un niveau record depuis sa création début 1999 atteint mercredi.
La disponibilité du crédit est importante pour permettre à l'économie de continuer à avancer, a ajouté M. Flaherty, soulignant aussi qu'il comprend que les Canadiens s'inquiètent de leurs investissements et de leur emploi.
Le ministre a signalé aux Canadiens que son gouvernement était déterminé à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la stabilité du système financier du Canada.
L'économie est l'enjeu principal de la campagne électorale fédérale, et le gouvernement conservateur s'est fait reprocher son laisser-faire par l'opposition. Les conservateurs affirment que l'économie est au ralenti, mais qu'elle demeure fondamentalement solide. Leur plan, qui inclut des baisses d'impôts sélectives et des dépenses ciblées, devrait, selon eux, permettre au Canada de surmonter la crise financière.
Selon M. Flaherty, le Canada n'aura pas besoin d'un plan de sauvetage de plusieurs milliards de dollars tels que ceux mis en place aux États-Unis et dans certains pays européens. M. Flaherty a momentanément mis la campagne électorale de côté pour se consacrer à l'examen de la situation économique et financière actuelle et se préparer en vue de la réunion des ministres des Finances du G7 en fin de semaine à Washington. Il compte y avoir différentes réunions avec certains de ses homologues d'autres pays.
Le ministre Flaherty a indiqué qu'Ottawa demandait la tenue d'une autre rencontre des ministres du G7 dans quelques semaines pour s'assurer que les mesures qui seront adoptées sont activement mises en place en fin de semaine. Ottawa souhaite également la tenue d'un sommet des dirigeants des pays du G7.
La rencontre à Washington a pour but de coordonner les actions des pays membres du G7 pour contrer la crise financière qui sévit actuellement et d'examiner d'autres mesures à être prises éventuellement.
Dans une déclaration livrée à Ottawa, le ministre Flaherty a soutenu que les marchés financiers traversaient présentement une période hors de l'ordinaire et que bien que le Canada soit mieux placé que plusieurs autres pays pour en affronter les conséquences, il n'était pas immunisé pour autant.
Selon lui, la détérioration des marchés du crédit limite désormais les capacités des institutions financières canadiennes, au point de pouvoir affecter les coûts du crédit à long terme et sa disponibilité, pour les affaires et pour l'acquisition de résidences, notamment. «Cela aura des conséquences sur la disponibilité des prêts hypothécaires, des prêts aux petites entreprises et des prêts qui permettront aux grandes entreprises de prendre de l'expansion, de réinvestir et de se procurer des nouvelles technologies», a-t-il déclaré hier.
Le marché interbancaire, dont le blocage est au coeur de la crise financière, restait paralysé hier malgré les baisses concertées de taux des banques centrales mercredi. Les taux records constatés sur ce marché montrent que les établissements financiers renâclent toujours à se prêter les uns aux autres.
«Les marchés n'ont pas su répondre positivement aux baisses de taux significatives» annoncées mercredi par sept banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine, constatent les analystes de BNP Paribas. Selon eux, la «défiance» continue d'empoisonner le marché interbancaire, les principaux flux allant vers les placements sans risque, comme les emprunts d'État.
Témoignant de la réticence des établissements financiers à se prêter de l'argent entre eux, l'Euribor à trois mois, l'un des principaux taux de référence dans la zone euro, restait parfaitement stable à 5,39 % jeudi, un niveau record depuis sa création début 1999 atteint mercredi.
La disponibilité du crédit est importante pour permettre à l'économie de continuer à avancer, a ajouté M. Flaherty, soulignant aussi qu'il comprend que les Canadiens s'inquiètent de leurs investissements et de leur emploi.
Le ministre a signalé aux Canadiens que son gouvernement était déterminé à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la stabilité du système financier du Canada.
L'économie est l'enjeu principal de la campagne électorale fédérale, et le gouvernement conservateur s'est fait reprocher son laisser-faire par l'opposition. Les conservateurs affirment que l'économie est au ralenti, mais qu'elle demeure fondamentalement solide. Leur plan, qui inclut des baisses d'impôts sélectives et des dépenses ciblées, devrait, selon eux, permettre au Canada de surmonter la crise financière.
Selon M. Flaherty, le Canada n'aura pas besoin d'un plan de sauvetage de plusieurs milliards de dollars tels que ceux mis en place aux États-Unis et dans certains pays européens. M. Flaherty a momentanément mis la campagne électorale de côté pour se consacrer à l'examen de la situation économique et financière actuelle et se préparer en vue de la réunion des ministres des Finances du G7 en fin de semaine à Washington. Il compte y avoir différentes réunions avec certains de ses homologues d'autres pays.
Le ministre Flaherty a indiqué qu'Ottawa demandait la tenue d'une autre rencontre des ministres du G7 dans quelques semaines pour s'assurer que les mesures qui seront adoptées sont activement mises en place en fin de semaine. Ottawa souhaite également la tenue d'un sommet des dirigeants des pays du G7.
La rencontre à Washington a pour but de coordonner les actions des pays membres du G7 pour contrer la crise financière qui sévit actuellement et d'examiner d'autres mesures à être prises éventuellement.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

