France - Le rapprochement entre la Caisse d'épargne et la Banque populaire est sur les rails
9 octobre 2008
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
La banque franco-belge Dexia est pour l’instant la seule victime de la crise financière en France.
Paris — La Caisse d'épargne a donné son accord hier à une fusion avec la Banque populaire, qui doit permettre à ces deux banques mutualistes de former la deuxième banque de dépôt française, confirmant un mouvement de consolidation dans le secteur pour affronter la crise financière.
Le conseil de surveillance de la Caisse d'épargne a autorisé le directoire à «entamer des discussions» avec le groupe Banque populaire «en vue du rapprochement de leurs organes centraux», a annoncé hier la banque dans un communiqué. Ce projet de rapprochement permettra de constituer le deuxième groupe bancaire français par le montant des dépôts, derrière le Crédit Mutuel.
Il sera réalisé «par voie de fusion» entre la Banque fédérale des Banques populaires et la Caisse nationale des Caisses d'épargne «pour former un organe central unique aux deux réseaux autonomes», qui conserveront leurs deux marques, selon la Caisse d'épargne. «Le nouvel ensemble aurait des fonds propres de plus de 40 milliards d'euros, 480 milliards d'épargne et de dépôts, [...] un réseau de 8200 agences en France et près de 100 000 collaborateurs», précise le communiqué. «Ils s'appuieraient sur deux réseaux complémentaires dont l'identité et l'autonomie seraient préservées dans le maintien d'un modèle décentralisé», ajoute-t-il.
Le mariage serait «une très bonne chose» et un «message très fort à envoyer au marché», a déclaré hier la ministre de l'Économie, Christine Lagarde.
La reprise de Fortis Belgique et Luxembourg par BNP Paribas, qui creuse ainsi l'écart avec ses concurrentes françaises en accédant au titre de première banque de dépôt de la zone euro, a précipité ce rapprochement qui était à l'étude depuis la création de Natixis à l'automne 2006. Natixis est une filiale commune de banque d'affaires de ces deux groupes, qui gèrent l'épargne de millions de Français. La logique de ce rapprochement est «d'anticiper la recomposition du secteur bancaire» en Europe qui devrait aboutir à «l'émergence de grandes banques de détail» nationales et paneuropéennes, a expliqué une source bancaire.
Outre l'absorption de Fortis Belgique par BNP Paribas, la banque espagnole Santander va racheter une partie de la britannique Bradford and Bingley (B&B), qui a dû être nationalisée par Londres. La consolidation bancaire européenne, ardemment souhaitée par la Commission européenne afin de voir émerger un marché financier intégré, a débuté en 2004.
Les établissements français ont été pour l'instant relativement épargnés par la crise financière. La banque franco-belge Dexia en a été, pour l'instant, la seule victime, et les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont dû voler à son secours. Le premier ministre français François Fillon a néanmoins annoncé hier la mise en place d'une «structure juridique» qui permettra à l'État d'«intervenir financièrement» et «sans délai» en faveur des banques, dans une intervention devant l'Assemblée nationale.
Le conseil de surveillance de la Caisse d'épargne a autorisé le directoire à «entamer des discussions» avec le groupe Banque populaire «en vue du rapprochement de leurs organes centraux», a annoncé hier la banque dans un communiqué. Ce projet de rapprochement permettra de constituer le deuxième groupe bancaire français par le montant des dépôts, derrière le Crédit Mutuel.
Il sera réalisé «par voie de fusion» entre la Banque fédérale des Banques populaires et la Caisse nationale des Caisses d'épargne «pour former un organe central unique aux deux réseaux autonomes», qui conserveront leurs deux marques, selon la Caisse d'épargne. «Le nouvel ensemble aurait des fonds propres de plus de 40 milliards d'euros, 480 milliards d'épargne et de dépôts, [...] un réseau de 8200 agences en France et près de 100 000 collaborateurs», précise le communiqué. «Ils s'appuieraient sur deux réseaux complémentaires dont l'identité et l'autonomie seraient préservées dans le maintien d'un modèle décentralisé», ajoute-t-il.
Le mariage serait «une très bonne chose» et un «message très fort à envoyer au marché», a déclaré hier la ministre de l'Économie, Christine Lagarde.
La reprise de Fortis Belgique et Luxembourg par BNP Paribas, qui creuse ainsi l'écart avec ses concurrentes françaises en accédant au titre de première banque de dépôt de la zone euro, a précipité ce rapprochement qui était à l'étude depuis la création de Natixis à l'automne 2006. Natixis est une filiale commune de banque d'affaires de ces deux groupes, qui gèrent l'épargne de millions de Français. La logique de ce rapprochement est «d'anticiper la recomposition du secteur bancaire» en Europe qui devrait aboutir à «l'émergence de grandes banques de détail» nationales et paneuropéennes, a expliqué une source bancaire.
Outre l'absorption de Fortis Belgique par BNP Paribas, la banque espagnole Santander va racheter une partie de la britannique Bradford and Bingley (B&B), qui a dû être nationalisée par Londres. La consolidation bancaire européenne, ardemment souhaitée par la Commission européenne afin de voir émerger un marché financier intégré, a débuté en 2004.
Les établissements français ont été pour l'instant relativement épargnés par la crise financière. La banque franco-belge Dexia en a été, pour l'instant, la seule victime, et les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont dû voler à son secours. Le premier ministre français François Fillon a néanmoins annoncé hier la mise en place d'une «structure juridique» qui permettra à l'État d'«intervenir financièrement» et «sans délai» en faveur des banques, dans une intervention devant l'Assemblée nationale.
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