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Vacances de luxe - AIG s'explique

9 octobre 2008  Actualités économiques
New York — Critiqué de la Maison-Blanche au Capitole pour avoir dépensé de folles sommes dans un luxueux complexe hôtelier, l'assureur américain AIG s'est justifié hier en expliquant que ce séjour avait été offert à des courtiers indépendants, et non à des dirigeants du groupe.

«Ce [séjour], présenté à tort comme une "retraite pour cadres dirigeants", a été organisé par une filiale d'AIG, pour des courtiers indépendants en assurance-vie, et non pour des employés d'AIG», a assuré le groupe.

AIG a dû accepter sa quasi-nationalisation à la mi-septembre, pour pouvoir recevoir un prêt-relais de 85 milliards $US des autorités américaines, afin d'échapper à une faillite paraissant inéluctable.

Mardi, lors d'une audition consacrée à l'effondrement d'AIG, le représentant démocrate Henry Waxman avait révélé que, «moins d'une semaine après que les contribuables eurent sauvé AIG, des responsables de l'entreprise pouvaient être vus en train de boire et manger dans l'un des complexes hôteliers les plus huppés du pays», en Californie.

«Je comprends que le peuple américain soit scandalisé. Je le suis. C'est assez méprisable», a réagi hier la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.

Selon M. Waxman, la facture du voyage s'élevait à 440 000 $, dont près de 200 000 $ pour les chambres (à 1000 $ la nuit ou plus), et plus de 150 000 $ pour les repas, ainsi que 23 000 $ de soins de remise en forme.

Le nouveau p.-d.g.du groupe Ed Liddy a directement écrit au secrétaire au Trésor Henry Paulson pour remettre les choses au point.

Selon AIG, seulement 10 personnes, sur plus de 100 invités, étaient des employés d'AIG chargés de représenter la société, et aucun cadre dirigeant n'était de ce voyage, dont l'organisation avait été mise sur pied plusieurs mois plus tôt.

M. Liddy a toutefois assuré que dans son nouveau statut, après la prise de 79,9 % de son capital par l'État, AIG «doit à ses employés et à l'opinion américaine de nouvelles normes et approches», et promis de «réévaluer les coûts de tous les aspects de nos opérations au vu des nouvelles circonstances».
 
 
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