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Wall Street s'enfonce dans la crise

Un courtier affichait son découragement hier après-midi à l’extérieur du New York Stock Exchange, à Wall Street, à la suite d’une chute spectaculaire des valeurs boursières.
Photo : Agence Reuters
Un courtier affichait son découragement hier après-midi à l’extérieur du New York Stock Exchange, à Wall Street, à la suite d’une chute spectaculaire des valeurs boursières.
La Chambre des représentants a rejeté hier après-midi le plan de sauvetage des institutions financières préparé par le gouvernement américain, faisant plonger la Bourse de New York de près de 7 %, pour une perte jamais vue de 777 points, et ajoutant à un drame politico-économique dont on entrevoit de plus en plus difficilement l'issue.

Avant même ce vote, la crise, qui s'étend maintenant à l'Europe, avait fait plonger les indices boursiers des principales places financières de la planète. Ainsi, les titres inscrits à la Bourse de Francfort ont perdu hier plus de 5 % de leur valeur tandis que les indices des Bourses de Londres et de Paris enregistraient des reculs de 5 %. Le bilan était même pire sur plusieurs autres places du Vieux Continent. La Bourse de Toronto a quant à elle clôturé en baisse de 840 points, soit près de 7 % elle aussi.

Aux États-Unis, Wall Street, déjà échaudée par la débâcle de la banque Wachovia, avait ouvert en baisse. L'annonce du rejet du plan de sauvetage des banques est venu précipiter le mouvement baissier, si bien que l'indice Dow Jones a reculé de 777 points, la plus forte baisse de son histoire. Sa pire chute avant celle d'hier s'était chiffrée à 684,81 points. C'était le 17 septembre 2001, dans la foulée des attentats du 11-Septembre. Enfin, l'indice Nasdaq des valeurs technologiques a cédé hier 199 points, soit plus de 9 %.

Malgré les nombreux appels en faveur de son adoption lancés par la Maison-Blanche et par les leaders des partis républicain et démocrate, le projet de loi sur le plan de sauvetage financier a été défait par un vote de 228 contre 205. Ce plan aurait autorisé le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, à acheter les mauvaises créances des banques à même un fonds public de 700 milliards.

Forte opposition
On savait que l’opposition au plan Paulson était forte à la Chambre basse, surtout du côté républicain, mais ce dernier rebondissement a tout de même surpris, car il survenait au lendemain d’une «entente» conclue entre la Maison-Blanche et les principaux leaders des deux partis au Congrès.
La suite des événements semble incertaine. Ce qui est sûr, c’est que l’on fera tout pour qu’un nouveau vote soit tenu le plus vite possible à la Chambre des représentants. À cause de certaines règles de procédures mais aussi du nouvel an juif (Rosh Hashana), qui retient certains parlementaires à la maison aujourd’hui, il est improbable que ce vote ait lieu avant demain.
Si la Chambre des représentants finit par adopter le plan Paulson, le principal obstacle aura probablement été franchi, car son approbation au Sénat apparaît moins problématique aux yeux des divers spécialistes chargés de faire le décompte des intentions de vote des parlementaires. La Chambre haute doit normalement voter avant la fin de la semaine, et il semble même possible qu’elle le fasse avant la Chambre basse, contrairement à l’échéancier prévu initialement.

Appel à une solution bipartite
Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, a affirmé hier que le Congrès continuerait à travailler afin d’obtenir un soutien bipartite au plan d’urgence du gouvernement Bush. «Ce qui s’est passé aujourd’hui ne peut rester dans l’état. Il faut aller de l’avant», a-t-elle déclaré devant les journalistes après le vote.
Le président George W. Bush a, de son côté, indiqué qu’il aurait de nouvelles rencontres avec ses conseillers et avec les chefs de file des deux partis. Déjà, le secrétaire au Trésor s’est rendu à la Maison-Blanche hier après-midi pour s’entretenir avec le président sur «la suite des opérations», selon une porte-parole d’Henry Paulson. Le président doit en outre s’exprimer ce matin sur le plan de sauvetage du système financier américain, a fait savoir la Maison-Blanche.
Plusieurs élus sont réticents à adopter une mesure qui, à un mois des élections générales, peut sembler trop généreuse à l’égard de banquiers jugés cupides et imprudents. (Le tiers des sièges au Sénat et la totalité des sièges à la Chambre des représentants seront en jeu le 4 novembre, en même temps que la présidence.) Certains représentants se situant dans la frange la plus conservatrice du parti républicain ont même vu dans le plan Paulson une dérive «socialiste».
En fait, l’opposition à ce plan est surtout venue des rangs du parti du président George W. Bush. Les deux tiers des membres républicains de la Chambre des représentants ont en effet voté contre hier, tandis que 60 % des élus démocrates de la Chambre basse ont voté en sa faveur.
Les candidats à la présidentielle américaine, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, ont tous deux exhorté le Congrès à sortir de l’impasse sans tarder.
«Je suis confiant dans le fait que nous allons y arriver. Cela va être un peu agité», a expliqué Barack Obama, ajoutant que les choses n’étaient jamais «faciles» au Congrès. M. Obama a déclaré avoir parlé au téléphone avec Henry Paulson, avec Nancy Pelosi et avec d’autres parlementaires, après le rejet du projet de loi.
John McCain, qui avait suspendu sa campagne la semaine dernière afin de se consacrer (en vain jusqu’à présent) à la résolution de la crise financière, a déclaré hier qu’il veut «ramener tout le monde à la table des négociations».
«J’appelle le Congrès à reprendre tout de suite, évidemment, ses travaux pour résoudre cette crise. Ce n’est pas le moment de s’occuper des coupables, c’est le moment de s’occuper des problèmes», a-t-il dit.

Vif débat
Le débat a été vif à la Chambre des représentants, où les opposants à cette intervention exceptionnelle de l’État dans l’économie rechignaient à signer «un chèque en blanc au Trésor».
«Je suis convaincu que si nous ne votons pas cette loi aujourd’hui, ce sera un très mauvais jour pour le secteur financier, l’économie et le peuple américain», avait averti le président démocrate du comité des Services financiers de la Chambre, Barney Frank.
Dans tout ce débat, les partisans du plan Paulson font valoir que celui-ci était nécessaire pour éviter un effondrement général de l’économie, qui coûterait aux simples citoyens leurs épargnes et leurs investissements.
À la Maison-Blanche, le président George W. Bush avait affirmé hier matin que le plan de son secrétaire au Trésor aiderait à empêcher que la crise financière contamine «l’ensemble de l’économie». Il avait en même temps reconnu que le vote serait «difficile».
Les chefs de file des deux partis dans les deux chambres du Congrès avaient annoncé dimanche matin être parvenus à une entente sur le plan de sauvetage financier, les négociations menées depuis une dizaine de jours ayant eu raison des fortes réticences de plusieurs élus, notamment républicains. Le texte de compromis comportait plusieurs amendements au plan Paulson, notamment en ce qui concerne la rémunération des dirigeants des institutions secourues.
En Europe, plusieurs institutions financières sont à leur tour en difficulté. Le président français, Nicolas Sarkozy, doit réunir ce matin les dirigeants des principales banques et compagnies d’assurances afin de faire le point sur la situation dans ce secteur.
Le chef de l’État français a également annoncé hier qu’une «réunion de préparation» se tiendrait bientôt à Paris en vue de la tenue d’un éventuel sommet sur «la refondation du système financier international». M. Sarkozy avait lancé l’idée d’une telle rencontre devant l’Assemblée générale des Nations unies la semaine dernière.
***
Avec l’Agence France-Presse, Reuters et l’Associated Press






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  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 00h31
    ben quoi, un vote c'est pas un vote?
    « Vont-ils revoter jusqu'à ce qu'on vote oui. Faut dire que le gars au bout de la ligne, il est dèjà en récession. Il a déjà perdu sa maison ou est en voie de la perdre. De toute façon, il n'aurait pas les moyens de la payer et maintenant on lui demande de prendre ses taxes pour sauver la banque qui l'a déjà fourré parce que le directeur est parti avec la caisse. Pis on va voter et voter encore »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 01h20
    j'aimerais bien qu'on me dise
    « Vous savez tous ces grands gestionnaires qui spéculent avec mon fonds de pension. Quant ils vendent à perte (de quoi perdre 777 points dans une journée) j'imagine qu'ils ne font pas un retrait en cash. Alors, ou placent-ils mon argent maintenant? Se couvrent-ils pour des contrats à terme? C'est certain que le gars qui a vendu son pétrole 150$ le barril livrable en décembre risque de ne pas voir la couleur de son argent. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 30 septembre 2008 07h04
    Where's the beef, où est passé l'argent ?
    « Where's the beef ? Où est passé l'argent qui manque dans les banques américaines et moins, dans les canadiennes ?

    Dans les poches des entrepreneurs de maisons, dans les poches de tous les requins de la finance et dans les poches de ceux qui ont vendu leurs maisons dans le haut de la bulle.

    Qui va perdre maintenant ? Ceux qui ont acheté leurs maisons dans le haut de la bulle et qui doivent vendre et les actionnaires des banques américaines et des autres compagnies qui vont être frappées par la récession.

    Pourquoi ? Augmentation débridée du prix de plusieurs produits à cause des achats sur cartes de crédit et sur hypothèques incontrôlées : maison, bateaux, autos, ameublement, sorties, restaurants, voyages etc...

    Ce qui risque d'arriver maintenant : Restriction de la consommation à cause du manque de confiance, de cartes de crédit pleines et de risques de pertes d'emplois, ce qui cause des baisses de ventes qui cause des pertes d'emplois qui cause d'autres pertes de vente etc. cercle vicieux par excellence.

    Ceux ui vont gagner, les nouveaux acheteurs de maisons et d'autres biens qui n'auront pas perdu leurs emplois. »

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 08h36
    Les rats quittent le navire
    « Willy Brandt, chancelier de gauche en Allemagne de
    l'Ouest a déjà dit que le capitalisme veut privatiser
    les profits et nationaliser les déicits. Après la gabegie
    financière que les USA ont connue, cette quasi-maxime prend
    encore plus de sens. Jeter de l'argent dans un tel gouffre financier
    équivaut à vouloir écoper un rafiot qui prend l'eau de toutes parts: ça ne peut
    servir qu'à retarder un peu l'heure du nauffrage afin de permettre aux rats
    de quitter le navire... »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 08h41
    Républicains communistes?
    « Difficile pour les républicains qui croient au libre marché et sont contre l'interventionisme d'état d'intervenir dans le marché pour 700 milliards!!! Est-ce que le pays capitaliste par excellence appliquera une solution communiste et reniera l'économie de marché libre?

    Les américains SURCONSOMMENT ( nos jeunes suivent ce schéma )
    et doivent donc payer le prix pour leur surconsommation. Intervenir dans le marché serait éviter de voir la RÉALITÉ en face... IL faut payer le prix pour ne pas oublier...et ne pas recommencer...

    Si l'état doit intervenir ce devrait être uniquement pour mieux surveiller les milieux financiers, et mettre en prison les "terroristes économiques" qui ne jouent pas franc jeu. »

  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    mardi 30 septembre 2008 09h12
    Et pan dans le mille!
    « Vous m'enlevez les mots de la bouche, M. Serge Grenier. »

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 09h14
    Les rats quittent le rafiot
    « Willy Brandt, chancelier de gauche en Allemagne de l'Ouest, a déjà dit que le capitalisme veut privatiser les profits et nationaliser les déicits. Après la gabegie financière que les USA ont connu, cette quasi-maxime prend encore plus de sens. Jeter de l'argent dans un tel gouffre financier équivaut à vouloir écoper un rafiot qui prend l'eau de toute part: ça ne peut servir qu'à retarder un peu l'heure du nauffrage afin de permettre aux rats de quitter le navire...','Willy Brandt, chancelier de gauche en Allemagne de l'Ouest a déjà dit que le capitalisme veut privatiser les profits et nationaliser les déicits. Après la gabegie financière que les USA ont connu, cette quasi-maxime prend encore plus de sens. Jeter de l'argent dans un tel gouffre financier équivaut à vouloir écoper un rafiot qui prend l'eau de toute part: ça ne peut servir qu'à retarder un peu l'heure du nauffrage afin de permettre aux rats de quitter le navire... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 09h23
    Le résultat de l'interventionisme de l'État démocrate de Carter et Clinton
    « Il y a 9 ans un «refinsncing act» a été passé par les démocrates pour permettre aux banques d'ouvrir le marché aux gens qui n'ont pas les moyens d'acheter des maisons à 125% de la valeur marchande. Pour ce faire l'État a créé deux institutions pour cautionner les banques: Freddy et May.

    L'interventionnisme de l'État a permis de créer une bulle économique qui leur pêtent au visage. Voilà pourquoi les démocrates ont voté à deux mains pour le sauvetage des banques américaines malgré que les dirigeants de celles-ci se sont emplit les poches à qui mieux mieux. Un de ceux-ci avait un salaire de 160 millions par année et un autre malgré la crise s'est versé un boni de 40 millions. Faut se prendre un pince-nez car c'est comme si l'État aurait sauvé Vincent Lacroix de la faillite.

    Apôtres de l'inverventionnisme de l'État les démocrates ont voté à deux mains pour le sauvetage alors que les 2/3 dews répuiblicains votaient contre faisant pâsser le libérealisme économique en premier lieu.

    Ici au Canada, déj;à les gauchistes attachés aux mamelles de l'État ()Libéraux , NPD) veulent préparer un plan de sauvetage canadien sans savoir comment celà aura des répercussions ici.

    D'abord , les exportations seront ralentis et des chômeurs bénéficieront de l'assurance-emploi fédéral et des bureaux de placement du Québec pour se dénicher un nouvel emploi. La pénuti=<rie de main d'oeuvre trouvera une solution...

    Il demeure que les fonds de pension ayant des porte-feuille amérivcains seront affectés. Mais faudra t'il sauver les REER qui onty bénéficié de réduction d'impôts ? Et à moyen terme par des transactions intelligentes ou de la patiebnce, les porte-feuilles se porteront mieux.

    Quànd à la bulle sur le prix de maisons, le système canadien ne permet pas d'emprunter plus de 80% de la valeur de la maison et la SCHL est de beaucoup plus restrictive pour autoriser des prêts. On ne prête pas si c'est risqué, alors la situation est autre.

    Mais les gogauches s'énervent et démontrent qu'il ont la pensée magique quand ils parlent de finances. La théorie keynésienne est dépassée et un libre marché balisé est la meilleure solution pour éviter de telles catastrophes.

    Merci à Carter et Clinton de nous avoir ouvert les yeux aux dangers de l'interventionnisme de l'État à outrance comme le préconisent les paretis d'opposition qui v<font partie de la gang des «anyone but conservatives». Harpoer avec sobn flegme anglais est un hoimme d'affaire aguerri qui saura passer la tempête dans un verre d'eau de ses adversaires. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 09h30
    Nous aussi on en veut
    « Votons Harper! »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 10h20
    «Banquiers jugés cupides et imprudents»
    « Dans cette courte citation de Claude Levesque, le mot «jugés» ne vient pas d'en haut, des grands juges à la cour, non, il vient d'en bas, du petit peuple qui se fait avoir depuis des décennies par des banquiers et chefs de grandes entreprises financières. Scandales financiers sur scandales financiers, voilà ce qu'ils entendent à coeur de jour. Ils voient bien qu'on récompense les plus grands voleurs en leur payant, après des années de salaires faramineux et de vols éhontés, une retraite dorée. Tout cela ne leur échappe pas. Et pourtant, oui pourtant c'est le verdict de ces petits juges que craignaient les membres républicains du Congrès quand ils ont voté contre le plan de 700 milliards proposé par Bush et endossé par tous les responsables politiques et financiers américains. Pourquoi cela ? Simplement à cause de la «peur sacrée» qu'ont tous les conservateurs américains, même les plus humbles, de toute intervention étatique qui pourrait faire penser à un certain socialisme. Relent évident du maccartisme des années d'après guerre, cette peur bleue des rouges s'est donné hier un alibi : Madame Pelosi aurait parlé contre les années Bush, juste avant le vote, devenant ainsi partisane. Peur de la vérité en plus, voilà le problème des «petits juges» américains et de leurs représentants républicains.

    Comme contre tout excès «malheur est bon», il est à souhaiter que, partout au monde tout comme aux États-Unis et au Canada, une nouvelle ère financière débute. Avec en conséquence une nouvelle façon de gérer l'économie. L'écart entre les plus riches et les plus pauvres allant grandissant, il fallait bien quelque chose de puissant, quelque chose d'assez retentissant pour que soient ébranlées les colonnes de ce temple de la finance encore jugé sacré par trop de gens, à commencer par les plus floués qui regardent avec envie ces nantis parvenus par leurs entourloupettes si subtiles qu'elles échappent aux plus futés, et qui aspirent même, ces floués, à ressembler aux riches comblés autant d'honneurs que de biens matériels. La téléréalité chez nous est un bel exemple de telles aspirations incrustées jusqu'à l'os dans le petit peuple. Tout cela doit changer. Que les 700 milliards pour racheter à rabais les créances à risque soient accordés ou pas, la leçon aura déjà porté des fruits. Espérons-les enfin dans le sens de la modération de cette démangeaison qu'ont les plus riches à vouloir le devenir toujours davantage. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 30 septembre 2008 11h11
    @M.Bousquet
    « C'est pire que ca: tout l'argent est maintenant dans des paradis fiscaux.Ils trouvent qu'ils payent trop d'impots sur ces faramineuses commissions. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 30 septembre 2008 11h18
    Vous en fumez du bon M.Trudel!
    « Ce qui arrive est le resultat de la dereglementation de la revolution Reaganienne. Je sais c'est difficile a prendre, alors vous faites comme McCain qui met la faute sur Obama. Lisez donc "Shock Doctrine" de Naomi Klein, ca vous ouvrira peut-etre les yeux. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 30 septembre 2008 11h27
    Nous assistons a la "Doctrine Choc"
    « Tout ceci fait partie du plan pour fermer definitivement le gouvernement et en privatiser tous les services. Nous deviendrons donc de merveilleux paradis fiscaux pour nos tout-puissants entrepreneurs. Et l'argent reviendra, bien protege par les AK-47 de Blackwater. »

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 13h19
    voir a travers le brouillard
    « brièvement:
    loin d'etre le produit du libre marché, comme chialent tout en jubilant tous ceux qui s'ennuient des mamelles de maman à tel point qu'ils sont prêts de prendre l'État comme ersatz, la crise actuelle a beaucoup à faire avec la sur-ingerance de l'État, par exemple par les suivants mécanismes:
    - crédits fiscaux privilégiant l'achat de l'immobilier (saluts les démocrates en particulier)
    - le complexe système de taxation qui prônait le recours à toute sorte d'instruments pour éviter d'être taxé, cela concerne aussi bien les si mal-aimés PDG rémunérés en options etc. que des simples investisseurs (pensons a REER et d'autre ingénuités de l'État). Sous une taxe unique ceci ne se serait pas produit, au moins pas si violemment.
    - les prix des ressources (pétrole) influencés par des évènements purement politique et donc extra-marché. Le cartel OPEC est le meilleur exemple de l'absence d'une véritable économie de marché. Mais OPEC est loin d'être seul : la taxe sur l'essence a la pompe chez nous mutile l'élasticité de la demande et ne permet pas a cette force stabilisateur qu'est le marché de faire le kick-in au bon moment.
    Le sauvetage des banquier? J'espère qu'il y en a encore plusieurs au Québec qui savent ce quoi au juste le Bouc émissaire. Dans une société quand même assez libre, l'offre a suivi la demande de ceux qui voulait consommer et consommer eeet consommer... et se promener avec leurs blondes en belles voitures et se plaire le soir dans son beau condo hypothéqué.
    Il y avait d'autres qui ont préféré de se serrer la ceinture de travailler plus de consommer moins pour mettre de l'argent de coté. Plusieurs des milliards qui tournent dans le système bancaire contre lequel vous vous insurgez proviens des petits épargnants, souvent a travers leurs fonds des pensions et autres. Ce n'est pas seulement la cupidité des banquier, c'est aussi le manque de responsabilité des consommateurs qui utilisent les choses et vivent dans les maison qu'ils n'ont pas payées, la banque les a payées pour eux. Soutenir le système par l'argent de tous a travers une intervention étatique a au moins ceci de bon qu'une telle mesure repartit la charge sur tous au lieu de pénaliser les épargnants en premier lieu. Oui, sinon il en aura qui perdront leur maison... mais ils la perdraient seulement parce que ce n'est pas leur maison, ce ne seront pas eux les victimes contrairement a la croyance qui vient de s'installer. Les vrais victimes sont ceux qui risquent aujourd'hui leur pension que leurs fonds ont investit quelque part sur le marche même s'ils ont fait le choix de travailler fort et vivre prudemment. Alors... OK a Paulson. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 15h02
    @Fernand..Trudel
    « Vous êtes tellement aveuglé par votre doctrine que vous n'avez même pas pris la peine de vérifier que Fanny May et Freddy Mac n'ont jamais été créé par ceux que vous en accusez.

    À quelle mammelle avez-vous tété vous monsieur ?

    Les idéologues de votre accabit, comme l'IEDM devraient avoir un minimum d'honnêteté et reconnaître que leur rêve s'envole en fumée.

    Votre Éden, votre Vallallah de la droite n'a jamais existé. La nature n'est pas un système financier.

    Les bonzes les plus résolument à droite tels les Paulson et Bush sont désormais exposés à votre mépris de la gogauche.

    ... »

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 15h30
    Pour ne pas mourir idiot
    « Je suggère à tous de visionner ce court vidéo où l'on peut entendre les meilleurs bonzes du libre marché parler des déboires de l'aventurisme financier. J'en suggère plus particulièrement l'écoute à M. Trudel, avec tout mon respect.

    l'hyperlien: http://citoyen.onf.ca/blogs/la-derniere-planete/crise-a-wall-street-est-ce-que-nous-sommes-en-train-de-vivre-un-moment-historique/ »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 15h58
    2 references
    « Naomi klein, c'est amusant mais rempli de contradictions et de contre-verites historiques. De plus, ce n'est pas original parce que deja analyse bien avant elle. Il faut lire absolument deux textes costauds mais fort urgent a mediter: EMPIRE, de Michael Hardt/Antonio negri, editions Exils essais, 2000. et LE NOUVEL ESPRIT DU CAPITALISME de Luc Boltanski/eve Chiapello, gallimard-essais,1999. Klein a repris beaucoup d'idees de Negri...ce sont 2 textes incontournables et plus serieux que celui de klein sans toutefois de laisser sa doctrine Choc en berne. elle ne connait rien dans le neo-conservatisme, elle confond liberalisme avec le corporatisme (normale c'est une americaine) et Friedmann, elle le connait si peu. Foin de tout ceci, oui, autrement elle a raison de fustiger le capitalisme de nos temps tres modernes meme si ca 'resistance" correspond tres bien a la dite "gauche" que ce capitalisme tolere sans probleme. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 16h23
    Le Congrès ne siège pas aujourd'hui et demain. Guess why?
    « Les Américains traversent la pire crise de leur histoire depuis 1929 et le Congrès est en congé religieux. Guess why? »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 30 septembre 2008 17h03
    Paulson est encore lie a Wall Street
    « C'est bien lui qui a passe outre a tous les avertissements et aux demandes de reglementation des Democrates, ne vous en deplaise M.Manzhos. »

  • Linda Hart
    Inscrite
    mardi 30 septembre 2008 18h36
    M. Trudel parle à travers son chapeau
    « Cher M. Trudel, comme vous aimez cela parler à travers votre chapeau. Fanny Mae a été créée en 1933, dans le cadre du «New Deal» de Roosevelt. C'était une société publique à l'origine qui a été presque entièrement privatisée sous Nixon. Quant à Freddie Mac, cette compagnie privée a été créée sous Nixon pour concurrencer Fanny. Pour ce qui regarde les événements qui se sont déroulés sous Clinton, je vous ferai remarquer que les deux chambres étaient dominées par les républicains à cette époque. Quant à tout ce foutu bordel, il a vraiment commencé sa trajectoire vers le merdier actuel sous Reagan. L'histoire américaine le démontre de manière criante, les républicains sont de très mauvais gestionnaires. Octobre noir 1929, les USA en étaient à leur 3e président républicain (Harding, Coolidge, Hoover : 1920 à 1932). Septembre noir 2008, les USA ont connu 8 ans du règne de Bush et ce n'est que depuis tout récemment que la majorité des chambres est démocrate.

    Alors, avant de dire des bêtises, allez donc faire un tour sur le web. Vous y trouverez une documentation très abandante sur les USA. »

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