Un nouveau paysage
27 septembre 2008
Actualités économiques
Washington — La crise financière qui sévit aux États-Unis a conduit à de profonds changements depuis le début de l'année dans le paysage bancaire et financier américain, marqué par quelques faillites, sauvetages et rachats retentissants.
Countrywide Financial
Le premier prêteur hypothécaire du pays, hyperactif pour offrir à des millions d'Américains modestes l'accession à la propriété, est le premier à plier. Le 11 janvier, Bank of America se porte acquéreuse pour 2,5 milliards $.
Bear Stearns
À Wall Street, le premier domino à tomber est la plus petite banque d'affaires américaine, victime d'une crise de confiance. Menacée de tomber à court de liquidités, elle est sauvée par un rachat le 16 mars par JPMorgan. Les conditions sont très favorables à l'acquéreur, qui bénéficie d'un apport de 29 milliards $ par la Réserve fédérale, en échange de 30 milliards $ de titres de valeur douteuse.
Fannie Mae et Freddie Mac
Les organismes de refinancement hypothécaire, qui accumulent les pertes avec la chute du marché immobilier, sont sauvés en deux temps. Le 13 juillet, un premier plan prévoit une augmentation temporaire de la ligne de crédit du Trésor et un accès aux facilités de refinancement de la Réserve fédérale. Ces mesures ne suffisent pas et contraignent le 7 septembre le Trésor à une mise sous tutelle gouvernementale de ces sociétés privées, dont la dette est désormais garantie par l'Etat.
Lehman Brothers
Face à une crise de confiance aiguë, la banque d'affaires Lehman Brothers se résigne à chercher un repreneur. Mais le refus du Trésor d'accorder à un acheteur les mêmes facilités que lors du sauvetage de Bear Stearns fait échouer toutes les tentatives et le groupe se place sous la protection de la loi sur les faillites le 15 septembre. Le groupe est démantelé, ses activités américaines étant reprises par la britannique Barclays, tandis que l'Asie-Pacifique, l'Europe et le Moyen-Orient reviennent au japonais Nomura Holdings. Reste encore à vendre son importante filiale de gestion d'actifs aux États-Unis.
Merrill Lynch
La prestigieuse banque d'affaires perd son indépendance le 15 septembre, rachetée par la généraliste Bank of America dans une transaction qui la valorise à 50 milliards de dollars.
AIG
Le géant américain de l'assurance, après avoir dopé sa rentabilité grâce à l'instrument des CDS (»credit default swaps», des assurances contre le risque de non-remboursement de la dette des entreprises), est victime de la crise du crédit. Faute de trouver les liquidités nécessaires à sa survie, AIG est renfloué le 16 septembre par un prêt de 85 milliards de la Réserve fédérale en échange d'une nationalisation, la Fed recevant 79,9% du capital.
Goldman Sachs et Morgan Stanley
Goldan Sachs et Morgan Stanley restent les deux dernières banques d'affaires indépendantes à Wall Street, mais elles doivent faire une concession de taille. Le 21 septembre, elles deviennent des holdings bancaires, un statut qui leur permet d'avoir accès au taux d'escompte de la Réserve fédérale comme les banques commerciales, mais les soumettent à un contrôle plus étroit. Goldman Sachs obtient un financement de 5 milliards de dollars du milliardaire Warren Buffett, alors que Morgan Stanley ouvre son capital au japonais Mitsubishi-UFJ.
Washington Mutual
Le 25 septembre, la sixième banque américaine, très active dans l'immobilier et auprès des clients modestes, chute à son tour, devenant la plus grande faillite de l'histoire d'un établissement de dépôt aux Etats-Unis. Les activités bancaires du groupe de Seattle (État de Washington) sont reprises par JPMorgan pour 1,9 milliard $.
Countrywide Financial
Le premier prêteur hypothécaire du pays, hyperactif pour offrir à des millions d'Américains modestes l'accession à la propriété, est le premier à plier. Le 11 janvier, Bank of America se porte acquéreuse pour 2,5 milliards $.
Bear Stearns
À Wall Street, le premier domino à tomber est la plus petite banque d'affaires américaine, victime d'une crise de confiance. Menacée de tomber à court de liquidités, elle est sauvée par un rachat le 16 mars par JPMorgan. Les conditions sont très favorables à l'acquéreur, qui bénéficie d'un apport de 29 milliards $ par la Réserve fédérale, en échange de 30 milliards $ de titres de valeur douteuse.
Fannie Mae et Freddie Mac
Les organismes de refinancement hypothécaire, qui accumulent les pertes avec la chute du marché immobilier, sont sauvés en deux temps. Le 13 juillet, un premier plan prévoit une augmentation temporaire de la ligne de crédit du Trésor et un accès aux facilités de refinancement de la Réserve fédérale. Ces mesures ne suffisent pas et contraignent le 7 septembre le Trésor à une mise sous tutelle gouvernementale de ces sociétés privées, dont la dette est désormais garantie par l'Etat.
Lehman Brothers
Face à une crise de confiance aiguë, la banque d'affaires Lehman Brothers se résigne à chercher un repreneur. Mais le refus du Trésor d'accorder à un acheteur les mêmes facilités que lors du sauvetage de Bear Stearns fait échouer toutes les tentatives et le groupe se place sous la protection de la loi sur les faillites le 15 septembre. Le groupe est démantelé, ses activités américaines étant reprises par la britannique Barclays, tandis que l'Asie-Pacifique, l'Europe et le Moyen-Orient reviennent au japonais Nomura Holdings. Reste encore à vendre son importante filiale de gestion d'actifs aux États-Unis.
Merrill Lynch
La prestigieuse banque d'affaires perd son indépendance le 15 septembre, rachetée par la généraliste Bank of America dans une transaction qui la valorise à 50 milliards de dollars.
AIG
Le géant américain de l'assurance, après avoir dopé sa rentabilité grâce à l'instrument des CDS (»credit default swaps», des assurances contre le risque de non-remboursement de la dette des entreprises), est victime de la crise du crédit. Faute de trouver les liquidités nécessaires à sa survie, AIG est renfloué le 16 septembre par un prêt de 85 milliards de la Réserve fédérale en échange d'une nationalisation, la Fed recevant 79,9% du capital.
Goldman Sachs et Morgan Stanley
Goldan Sachs et Morgan Stanley restent les deux dernières banques d'affaires indépendantes à Wall Street, mais elles doivent faire une concession de taille. Le 21 septembre, elles deviennent des holdings bancaires, un statut qui leur permet d'avoir accès au taux d'escompte de la Réserve fédérale comme les banques commerciales, mais les soumettent à un contrôle plus étroit. Goldman Sachs obtient un financement de 5 milliards de dollars du milliardaire Warren Buffett, alors que Morgan Stanley ouvre son capital au japonais Mitsubishi-UFJ.
Washington Mutual
Le 25 septembre, la sixième banque américaine, très active dans l'immobilier et auprès des clients modestes, chute à son tour, devenant la plus grande faillite de l'histoire d'un établissement de dépôt aux Etats-Unis. Les activités bancaires du groupe de Seattle (État de Washington) sont reprises par JPMorgan pour 1,9 milliard $.
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