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Perspectives - Crise révélatrice

Le plan de 700 milliards ne passe tout simplement pas auprès des parlementaires, qui font face à la colère et à la frustration des électeurs. Si la facture de ce laisser-faire financier s'annonce salée pour les contribuables américains, le prix politique à payer risque d'être lourd, très lourd pour les républicains, avec un candidat aux présidentielles visiblement dépassé par les événements. Tout indique que pour stabiliser Wall Street, il faut déstabiliser Washington.
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  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 09h40
    Solide endoctrinement
    Les supposées vertues du capitalisme logent dans la majorité des cerveaux, y compris ceux qui devraient l'utiliser pour critiquer ce système aussi sournois qu'inhumain. Gérard Bérubé écrit : « S'il est vrai que ce plan improvisé est garant du retour de la stabilité sur le marché financier, cet objectif doit donc être priorisé. Il sera toujours temps, ensuite, de tirer les leçons, de punir les coupables et d'engager les réformes nécessaires du système financier américain. » Le problème, c'est que l'exemple aura été donné aux « crosseurs » qu'ils peuvent exploiter la classe moyenne à leur guise et que leur gouvernement viendra les sortir du trou qu'ils auront creusé. Réformer le système financier américain, c'est convertir les Américains à l'équivalent du socialisme, ce dernier étant pour eux une incarnation des forces du Mal. Ce peuple est extrêmement dangereux, et Harper voudrait que le peuple canadien marche dans ses pas.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

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