Barclays s'esquive, Lehman risque la liquidation
New York — Les discussions pour trouver un accord de vente de la banque d'affaires Lehman Brothers ont subi un coup hier après le retrait de la banque britannique Barclays à quelques heures de l'échéance, ce qui laisse craindre qu'au bout du compte Lehman soit mise en liquidation.
Barclays, qui a semblé un temps favorite pour reprendre la quatrième banque d'affaires des États-Unis, s'est retirée de l'appel d'offres parce que le gouvernement américain ne voulait pas fournir de garanties financières, selon une personnalité au fait du dossier.
Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, reste catégoriquement opposé à l'utilisation de fonds fédéraux dans le cadre d'un accord destiné à sortir Lehman de la crise, a déclaré hier un de ses collaborateurs sous le couvert de l'anonymat.
D'autre part, selon une autre personne au fait des négociations, citée par la chaîne Bloomberg TV, Bank of America n'a plus, elle non plus, l'intention de reprendre Lehman Brothers. «Je viens à l'instant d'entendre une personne au fait des négociations, disant que la Bank of America n'est plus dans le processus d'offres sur Lehman Brothers», a déclaré un journaliste de la chaîne.
De ce fait, croit savoir le New York Times, Lehman semble s'acheminer vers une liquidation judiciaire imminente. Selon le quotidien, le plan prévoyant un montage sous la forme d'une scission en deux — avec d'une part les actifs sains revendus à un ou plusieurs tiers, et d'autre part 85 milliards de dollars environ d'actifs «toxiques» liés aux crédits immobiliers qui seront transférés dans une autre entité, une «bad bank» — est tombé à l'eau.
N'ayant pas réussi à lever auprès de partenaires les capitaux nécessaires pour renforcer une situation fragilisée par les retombées de la crise des «subprimes», Lehman n'a eu d'autre choix que de se mettre en vente, au grand dam de son directeur général Dick Fuld qui a toujours clamé que le groupe pouvait survivre tout seul.
Plusieurs scénarios restaient hier à l'étude, parmi lesquels une cession pure et simple de la banque à un tiers.
Vers un démantèlement ?
Plusieurs grands banquiers sont arrivés tôt hier pour ces négociations au siège de la Fed de New York, à Manhattan, où les conditions de sécurité ont encore été renforcées. Parmi eux Vikram Pandit, directeur général du numéro un américain et mondial des services financiers, et Vand Steve Black, vice-directeur général de la banque d'investissement de JPMorgan Chase.
Le Trésor américain et la Réserve fédérale participent aussi aux discussions.
Faute d'accord, un placement sous la protection du code des faillites est toujours possible, même si les autorités feront sans doute tout pour éviter une telle extrémité qui ne manquerait pas de saper davantage encore la confiance dans le système financier.
Barclays, qui a semblé un temps favorite pour reprendre la quatrième banque d'affaires des États-Unis, s'est retirée de l'appel d'offres parce que le gouvernement américain ne voulait pas fournir de garanties financières, selon une personnalité au fait du dossier.
Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, reste catégoriquement opposé à l'utilisation de fonds fédéraux dans le cadre d'un accord destiné à sortir Lehman de la crise, a déclaré hier un de ses collaborateurs sous le couvert de l'anonymat.
D'autre part, selon une autre personne au fait des négociations, citée par la chaîne Bloomberg TV, Bank of America n'a plus, elle non plus, l'intention de reprendre Lehman Brothers. «Je viens à l'instant d'entendre une personne au fait des négociations, disant que la Bank of America n'est plus dans le processus d'offres sur Lehman Brothers», a déclaré un journaliste de la chaîne.
De ce fait, croit savoir le New York Times, Lehman semble s'acheminer vers une liquidation judiciaire imminente. Selon le quotidien, le plan prévoyant un montage sous la forme d'une scission en deux — avec d'une part les actifs sains revendus à un ou plusieurs tiers, et d'autre part 85 milliards de dollars environ d'actifs «toxiques» liés aux crédits immobiliers qui seront transférés dans une autre entité, une «bad bank» — est tombé à l'eau.
N'ayant pas réussi à lever auprès de partenaires les capitaux nécessaires pour renforcer une situation fragilisée par les retombées de la crise des «subprimes», Lehman n'a eu d'autre choix que de se mettre en vente, au grand dam de son directeur général Dick Fuld qui a toujours clamé que le groupe pouvait survivre tout seul.
Plusieurs scénarios restaient hier à l'étude, parmi lesquels une cession pure et simple de la banque à un tiers.
Vers un démantèlement ?
Plusieurs grands banquiers sont arrivés tôt hier pour ces négociations au siège de la Fed de New York, à Manhattan, où les conditions de sécurité ont encore été renforcées. Parmi eux Vikram Pandit, directeur général du numéro un américain et mondial des services financiers, et Vand Steve Black, vice-directeur général de la banque d'investissement de JPMorgan Chase.
Le Trésor américain et la Réserve fédérale participent aussi aux discussions.
Faute d'accord, un placement sous la protection du code des faillites est toujours possible, même si les autorités feront sans doute tout pour éviter une telle extrémité qui ne manquerait pas de saper davantage encore la confiance dans le système financier.
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