Corruption - Alstom dans l'étau de la justice suisse
23 août 2008
Actualités économiques
Genève — La justice suisse est passée à l'action cette semaine contre le groupe industriel français Alstom qu'elle soupçonne d'avoir utilisé sa filiale helvétique pour le paiement de pots-de-vin afin de remporter des marchés, notamment en Amérique latine et en Asie.
Plusieurs sites du groupe Alstom en Suisse ont été perquisitionnés jeudi par une cinquantaine de magistrats et policiers, et un ancien dirigeant a été arrêté, a annoncé le ministère public de la Confédération (MPC, Parquet) dans un communiqué.
L'ancien dirigeant, dont l'identité n'a pas été révélée, est soupçonné de «gestion déloyale, de corruption et de blanchiment d'argent», a indiqué le Parquet, qui s'intéresse à d'autres personnes se situant «dans la mouvance du groupe Alstom».
Dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire, des officiers de police français ont participé aux perquisitions menées dans la région zurichoise et en Suisse centrale. Interrogé à Paris, Alstom s'est contenté d'une courte déclaration, affirmant que «le groupe collabore pleinement avec la justice dans cette affaire». Le groupe français emploie plus de 5000 personnes en Suisse.
«Les constatations faites dans le cadre de la présente enquête de police judiciaire laissent présumer que l'affaire pourrait être étendue», a estimé la justice helvétique qui a mis en place un numéro de téléphone spécial auprès de l'Office fédéral de la police pour recueillir des «informations susceptibles de contribuer à l'avancement des recherches».
«Dans l'état actuel des recherches [la justice suisse] subodore que des paiements ont été effectués, à des fins de corruption, par l'intermédiaire d'ALSTOM Prom AG sise à Baden; ces montants auraient été versés, par d'autres sociétés du Groupe ALSTOM, à des fonctionnaires ou à des responsables de divers pays dans des cas déterminés d'adjudication de marchés», a expliqué le Parquet.
«Il n'y a pas de lien direct entre la présente enquête de police judiciaire et d'autres procédures en cours», a assuré le MPC.
Le Parquet helvétique avait annoncé en mai avoir ouvert une enquête sur des dessous-de-table présumés payés par le groupe industriel français Alstom afin de décrocher des contrats pour des «infrastructures en Amérique du Sud et en Asie». Une instruction préparatoire est en cours à l'encontre d'un ressortissant suisse, avait ajouté le Parquet, sans révéler son identité.
Selon la presse suisse, la personne incriminée est Oskar Holenweger, patron de la petite banque zurichoise Tempus Privatbank jusqu'en janvier 2004. Cette banque aurait été utilisée par Alstom pour transférer des fonds occultes à des fins de corruption.
En France, Michel Mignot, 77 ans, un ancien consultant d'Alstom a été inculpé le 3 juin pour «abus de confiance». Soupçonné d'avoir versé des pots-de-vin dans le cadre de contrats remportés à l'étranger par le groupe français, il aurait reçu entre 1998 et 2003 plusieurs centaines de milliers d'euros en espèces sur un compte BNP-Paribas du groupe français en Suisse.
Plusieurs sites du groupe Alstom en Suisse ont été perquisitionnés jeudi par une cinquantaine de magistrats et policiers, et un ancien dirigeant a été arrêté, a annoncé le ministère public de la Confédération (MPC, Parquet) dans un communiqué.
L'ancien dirigeant, dont l'identité n'a pas été révélée, est soupçonné de «gestion déloyale, de corruption et de blanchiment d'argent», a indiqué le Parquet, qui s'intéresse à d'autres personnes se situant «dans la mouvance du groupe Alstom».
Dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire, des officiers de police français ont participé aux perquisitions menées dans la région zurichoise et en Suisse centrale. Interrogé à Paris, Alstom s'est contenté d'une courte déclaration, affirmant que «le groupe collabore pleinement avec la justice dans cette affaire». Le groupe français emploie plus de 5000 personnes en Suisse.
«Les constatations faites dans le cadre de la présente enquête de police judiciaire laissent présumer que l'affaire pourrait être étendue», a estimé la justice helvétique qui a mis en place un numéro de téléphone spécial auprès de l'Office fédéral de la police pour recueillir des «informations susceptibles de contribuer à l'avancement des recherches».
«Dans l'état actuel des recherches [la justice suisse] subodore que des paiements ont été effectués, à des fins de corruption, par l'intermédiaire d'ALSTOM Prom AG sise à Baden; ces montants auraient été versés, par d'autres sociétés du Groupe ALSTOM, à des fonctionnaires ou à des responsables de divers pays dans des cas déterminés d'adjudication de marchés», a expliqué le Parquet.
«Il n'y a pas de lien direct entre la présente enquête de police judiciaire et d'autres procédures en cours», a assuré le MPC.
Le Parquet helvétique avait annoncé en mai avoir ouvert une enquête sur des dessous-de-table présumés payés par le groupe industriel français Alstom afin de décrocher des contrats pour des «infrastructures en Amérique du Sud et en Asie». Une instruction préparatoire est en cours à l'encontre d'un ressortissant suisse, avait ajouté le Parquet, sans révéler son identité.
Selon la presse suisse, la personne incriminée est Oskar Holenweger, patron de la petite banque zurichoise Tempus Privatbank jusqu'en janvier 2004. Cette banque aurait été utilisée par Alstom pour transférer des fonds occultes à des fins de corruption.
En France, Michel Mignot, 77 ans, un ancien consultant d'Alstom a été inculpé le 3 juin pour «abus de confiance». Soupçonné d'avoir versé des pots-de-vin dans le cadre de contrats remportés à l'étranger par le groupe français, il aurait reçu entre 1998 et 2003 plusieurs centaines de milliers d'euros en espèces sur un compte BNP-Paribas du groupe français en Suisse.
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