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Les hôteliers prévoient un long conflit à moins que la CSN ne recule sur la charge de travail des femmes de chambre

Des employés syndiqués de l’Hôtel des Gouverneurs de Place Dupuis, à Montréal, ont manifesté cette semaine.
Photo : Jacques Grenier
Des employés syndiqués de l’Hôtel des Gouverneurs de Place Dupuis, à Montréal, ont manifesté cette semaine.
L'Association des hôtels du Grand Montréal avertit que l'actuel conflit dans l'industrie hôtelière risque d'être long si la CSN se braque sur la réduction de la charge de travail des femmes de chambre.

L'Association estime que le syndicat fait fausse route en faisant de la réduction d'une chambre à entretenir par employée son principal cheval de bataille.

Son vice-président, William Brown, fait valoir que les femmes de chambre de la grande majorité des hôtels montréalais doivent s'occuper de 15 chambres par jour, bien que cette norme soit de 14 ou 16 chambres dans un nombre restreint d'établissements.

Or, il précise que la norme est de 15 ou 16 chambres dans toutes les grandes villes canadiennes et dans les villes américaines comparables, comme Boston, Washington et Chicago.

«Les directions des hôtels m'avisent qu'il n'est pas question d'une réduction d'une chambre, a dit M. Brown en entrevue. Le syndicat insiste sur cette question, alors ça pourrait être long.»

Mauvais modèles

L'association reproche à la CSN d'exiger une réduction d'une chambre dans tous les établissements, aussi bien ceux où la norme est de 14 que ceux où elle est de 16.

Quant au fait que le syndicat s'appuie sur la norme de 13 chambres dans deux hôtels, M. Brown fait valoir que ces deux hôtels, l'un en Estrie, l'autre à Québec, ne se comparent pas aux hôtels standards en raison de leur situation particulière.

Celui de l'Estrie, par exemple, loue des chambres de style appartement, avec cuisinette, foyer et balcon, ce qui implique une tâche beaucoup plus importante, alors que celui de Québec impose le ménage de 13 chambres sur un quart de travail de 7h30, comparativement à 8h dans les hôtels montréalais.

L'Association estime que la demande syndicale représenterait des hausses des coûts quotidiens d'exploitation de près de huit pour cent que ses membres ne sont pas en mesure d'absorber.
 
 
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