Italie - Promis par Berlusconi, le sauvetage d'Alitalia s'annonce épineux
26 juillet 2008
Actualités économiques
Milan — Silvio Berlusconi a assuré hier disposer des fonds nécessaires pour relancer Alitalia mais la mise en oeuvre du plan de sauvetage commandé à la banque Intesa Sanpaolo s'annonce épineuse sur les volets social et financier.
«Deux choses sont sûres: nous avons les capitaux nécessaires et nous avons le slogan: "j'aime l'Italie, je vole Alitalia"», a déclaré le chef du gouvernement à l'issue d'un Conseil des ministres. «C'est un bon début», a-t-il estimé.
Le mandat de 60 jours conféré par le gouvernement à Intesa Sanpaolo pour élaborer un projet de relance s'achève début août et les grandes lignes qui ont filtré dans la presse italienne sont loin de lever toutes les incertitudes sur la survie d'Alitalia.
Un conseil d'administration de la compagnie se tiendra aujourd'hui et pourrait se livrer à un premier examen du plan, a indiqué une source proche du dossier, confirmant des informations de presse.
Deux entités
Le projet prévoit de scinder la compagnie en deux pour permettre la création d'une nouvelle société intégrant les activités rentables tandis qu'une autre «lestée» des dettes et des activités sans avenir serait mise en faillite.
La nouvelle Alitalia assainie intégrerait sa rivale italienne Air One pour créer un «champion national» fort d'une part de marché d'environ 65 % en Italie, selon la presse italienne.
Quelque 4000 à 7000 postes seraient en outre supprimés, selon la même source.
Alors qu'Alitalia survit grâce à une injection de 300 millions d'euros d'argent public décidée en urgence fin avril après l'échec des négociations avec Air France-KLM, le consortium d'investisseurs italiens, dont les noms ne sont toujours pas connus officiellement, poserait ses conditions.
M. Berlusconi, en pleine campagne électorale au printemps, avait dénoncé le plan d'Air France-KLM et promis une solution nationale pour sauver la compagnie qui perd 2 à 3 millions d'euros par jour. Il a déjà assuré à plusieurs reprises avoir les capitaux nécessaires.
Pour relancer Alitalia, Rome chercherait au moins 800 millions d'euros tandis qu'Air France-KLM avait prévu d'investir au minimum un milliard d'euros.
Cependant, selon le quotidien la Stampa citant un document d'Intesa, les grands noms du monde des affaires veulent s'assurer qu'ils n'auront pas à rembourser les créanciers d'Alitalia avant de verser un centime.
Or, cette condition va obliger le gouvernement à un changement de législation sur les faillites qui pourrait être dénoncé par l'Union européenne et contesté en justice par les créanciers.
Les plus cités pour mettre la main au portefeuille sont les familles Benetton et Gavio, qui ont récemment obtenu du gouvernement des hausses de tarifs pour les concessions d'autoroutes dont ils sont actionnaires.
«Deux choses sont sûres: nous avons les capitaux nécessaires et nous avons le slogan: "j'aime l'Italie, je vole Alitalia"», a déclaré le chef du gouvernement à l'issue d'un Conseil des ministres. «C'est un bon début», a-t-il estimé.
Le mandat de 60 jours conféré par le gouvernement à Intesa Sanpaolo pour élaborer un projet de relance s'achève début août et les grandes lignes qui ont filtré dans la presse italienne sont loin de lever toutes les incertitudes sur la survie d'Alitalia.
Un conseil d'administration de la compagnie se tiendra aujourd'hui et pourrait se livrer à un premier examen du plan, a indiqué une source proche du dossier, confirmant des informations de presse.
Deux entités
Le projet prévoit de scinder la compagnie en deux pour permettre la création d'une nouvelle société intégrant les activités rentables tandis qu'une autre «lestée» des dettes et des activités sans avenir serait mise en faillite.
La nouvelle Alitalia assainie intégrerait sa rivale italienne Air One pour créer un «champion national» fort d'une part de marché d'environ 65 % en Italie, selon la presse italienne.
Quelque 4000 à 7000 postes seraient en outre supprimés, selon la même source.
Alors qu'Alitalia survit grâce à une injection de 300 millions d'euros d'argent public décidée en urgence fin avril après l'échec des négociations avec Air France-KLM, le consortium d'investisseurs italiens, dont les noms ne sont toujours pas connus officiellement, poserait ses conditions.
M. Berlusconi, en pleine campagne électorale au printemps, avait dénoncé le plan d'Air France-KLM et promis une solution nationale pour sauver la compagnie qui perd 2 à 3 millions d'euros par jour. Il a déjà assuré à plusieurs reprises avoir les capitaux nécessaires.
Pour relancer Alitalia, Rome chercherait au moins 800 millions d'euros tandis qu'Air France-KLM avait prévu d'investir au minimum un milliard d'euros.
Cependant, selon le quotidien la Stampa citant un document d'Intesa, les grands noms du monde des affaires veulent s'assurer qu'ils n'auront pas à rembourser les créanciers d'Alitalia avant de verser un centime.
Or, cette condition va obliger le gouvernement à un changement de législation sur les faillites qui pourrait être dénoncé par l'Union européenne et contesté en justice par les créanciers.
Les plus cités pour mettre la main au portefeuille sont les familles Benetton et Gavio, qui ont récemment obtenu du gouvernement des hausses de tarifs pour les concessions d'autoroutes dont ils sont actionnaires.
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