vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 20h33
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Percée inespérée dans les négociations

Le front commun des pays en développement montre des signes d'effritement

26 juillet 2008  Actualités économiques
Le ministre indien du Commerce, Kamal Nath, répondant aux questions des reporters après une séance de la réunion de l’OMC, cette semaine, à Genève. Aux dernières nouvelles, l’Inde continuerait toutefois à traîner les pieds en ce qui concerne
Photo : Agence France-Presse
Le ministre indien du Commerce, Kamal Nath, répondant aux questions des reporters après une séance de la réunion de l’OMC, cette semaine, à Genève. Aux dernières nouvelles, l’Inde continuerait toutefois à traîner les pieds en ce qui concerne
Genève — Une percée inespérée dans les négociations sur la libéralisation du commerce mondial se dessinait hier soir à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), au cinquième jour de discussions tendues entre Nord et Sud sur l'agriculture et les produits industriels.

«Il y a eu une percée dans les négociations» lors d'une réunion entre l'Union européenne et six puissances commerciales (Australie, Brésil, Chine, États-Unis, Inde, Japon), a annoncé à l'AFP un diplomate qui a requis l'anonymat. Le porte-parole de l'OMC, Keith Rockwell, a fait état de son côté de «signes très encourageants de progrès», sans préciser sur quels points.

Selon des diplomates, l'Inde continuerait toutefois à traîner les pieds en ce qui concerne le volet industriel de l'accord, tandis que le Japon refuserait de voir plafonner à 100 % ses droits de douane sur les produits agricoles. Mais le Brésil a rejoint un consensus avec les pays développés, lâchant l'Inde avec laquelle il menait depuis des années la fronde des pays émergents contre la politique agricole des pays du Nord.

La règle de l'unanimité

Alors que les discussions entamées lundi à Genève semblaient proches d'un échec en début de journée, les éléments de l'accord obtenu à sept étaient soumis aux ministres d'une trentaine d'autres pays lors d'une réunion entamée en fin d'après-midi.

L'ensemble des 153 pays membres devront approuver tout éventuel accord à l'OMC, où prévaut la règle de l'unanimité. «Il y a eu des progrès, c'est exact. Mais ce n'est pas un accord final», a déclaré le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, lors d'une pause dans les discussions. Il a jugé «possible» qu'un accord soit à portée de main.

Selon des diplomates, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a posé de nouvelles propositions chiffrées sur la table dans l'espoir de parvenir à un compromis. Il aurait demandé aux États-Unis d'améliorer leur offre et de limiter à 14,5 milliards de dollars par an les subventions qu'ils versent à leurs agriculteurs. Il a en outre mis d'autres propositions sur la table concernant les drois de douane imposés sur les produits agricoles et sur les produits industriels.

Lamy jette un froid

Dans la matinée, M. Lamy avait jeté un froid en avertissant les États membres qu'ils étaient arrivés à «un moment crucial où tout peut basculer entre échec et réussite».

Pascal Lamy a convoqué les ministres cette semaine dans l'espoir de susciter enfin un accord sur l'agriculture et les produits industriels, les deux points au coeur du cycle de négociations de Doha, lancé fin 2001 dans la capitale du Qatar. Un échec cette semaine risquerait de signifier un long report, voire un abandon définitif, du cycle qui aurait déjà dû aboutir à la fin de 2004.

La discussion oppose des pays en développement, qui veulent le démantèlement des politiques agricoles des pays riches, à ces derniers qui demandent en échange aux pays émergents d'abaisser leurs droits de douane sur les produits industriels.

L'Inde était donnée comme particulièrement inflexible. En réponse, le ministre indien du Commerce, Kamal Nath, a assuré que son pays faisait preuve de souplesse dans la négociation.

Mais une scission semblait se dessiner dans le camp des pays en développement, dont plusieurs ont contesté la position de l'Inde et du Brésil, qui mènent le combat au nom du Sud dans les discussions à sept.

Depuis Paris, les syndicats paysans ont mis en garde contre un accord qui serait fondé sur une baisse de 60 % des droits de douane agricoles, soit exactement le chiffre annoncé lundi par M. Mandelson. Jeudi, Nicolas Sarkozy a affirmé que la France, première destination des subventions agricoles de l'UE, ne signerait pas en l'état l'accord en discussion à l'OMC. M. Mandelson a immédiatement rappelé qu'il avait mandat pour négocier à l'OMC au nom des Vingt-sept.

Pas acceptable, dit l'Argentine

La proposition d'accord «n'est pas acceptable» en l'état, a déclaré le ministre argentin des Affaires étrangères Jorge Taiana. «Pour nous, ce document tel qu'il est n'est pas acceptable», a-t-il dit à l'issue d'une réunion des ministres d'une trentaine de pays à Genève.

«Le texte présenté par (le directeur général de l'OMC) Pascal Lamy a été critiqué par plusieurs pays. L'Argentine a fait plusieurs observations, dont quelques unes très sérieuses», a-t-il ajouté. «On a besoin de plus de travail et de plus de discussion», a-t-il encore dit. «Nous signalons que nous voulons un meilleur résultat».
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012