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Le pétrole passe sous les 125 dollars

La baisse de la demande aux États-Unis se confirme

24 juillet 2008  Actualités économiques
New York — Les prix du pétrole ont poursuivi leur reflux hier à New York, terminant sous les 125 $US le baril, alors que le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Énergie (DoE) a confirmé les craintes du marché sur une baisse de la consommation aux États-Unis.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en septembre a chuté de 3,98 $ par rapport à son cours de clôture de la veille, pour finir à 124,44 $.

«Le ciel s'éclaircit sur le marché du pétrole, et je ne parle pas seulement de la tempête Dolly, mais aussi de la situation macroéconomique», a résumé Phil Flynn, d'Alaron Trading.

Essoufflement de la demande

Alors que le marché spéculait sur l'impact du ralentissement économique sur la consommation d'or noir, le rapport hebdomadaire du DoE a montré des nouveaux signes d'essoufflement de la demande. Certes, selon le DoE, les réserves de brut des États-Unis ont fondu de 1,6 million de barils la semaine dernière, soit plus que prévu. Mais dans le même temps, les stocks d'essence, particulièrement observés pendant la période des déplacements estivaux en voiture, se sont étoffés de 2,9 millions de barils, une progression bien plus importante que celle attendue par les analystes, de seulement 200 000 barils.

La consommation d'essence a reculé de 2,4 % comparé à l'année dernière. «Sans surprise, on voit l'impact de la baisse de la demande», sous l'effet des prix élevés à la pompe, a expliqué Antoine Halff, de Newedge Group.

Côté offre, les craintes suscitées par le passage de l'ouragan Dolly dans le golfe du Mexique, qui concentre le quart des installations pétrolières américaines, se sont apaisées. Dolly s'est cantonnée à l'ouest du golfe, épargnant les plateformes offshore, avant de toucher les terres au niveau de la frontière américano-mexicaine.
 
 
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