Wall Street - Dans l'attente de l'éclaircie, les entrées en Bourse sont rares
24 juillet 2008
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
L’introduction en fanfare de l’émetteur américain de cartes de crédit Visa en mars, au plus fort de la crise déclenchée par la quasi-faillite de la banque Bear Stearns, apparaît comme une exception.
Washington — Sous l'effet de la crise financière et de la défiance des investisseurs, les introductions en Bourse se font rares à Wall Street depuis le début de l'année, même si une éclaircie est attendue à la fin du troisième trimestre sur le premier marché mondial.
«L'été sera calme», concède le directeur des relations publiques du New York Stock Exchange (NYSE), Christiaan Brakman.
C'est le prolongement d'une tendance observée depuis l'automne 2007 et affirmée depuis le début de l'année. «Il y a un ralentissement du fait de la situation des marchés financiers, mais qui n'est pas limité aux États-Unis», explique M. Brakman.
En excluant les fonds d'investissement suivant des indices ou des valeurs et les titres de créances indexés, seules 17 introductions ont eu lieu depuis le début de l'année sur le NYSE.
L'intérêt des investisseurs
Selon la fédération mondiale des Bourses, la place new-yorkaise avait procédé à 126 mises en Bourse en 2007 et 118 en 2006. Côté Nasdaq, principal concurrent américain du NYSE, le total atteint péniblement 18 introductions, contre 132 l'an dernier. Interrogée par l'AFP, une porte-parole du Nasdaq a indiqué que 110 sociétés s'étaient enregistrées auprès de la Bourse électronique pour faire leur entrée sur le marché, mais la plupart sont en position d'attente.
La liste existe aussi pour le NYSE. «Les sociétés ont déjà satisfaits aux obligations réglementaires, elles se sont engagées, mais elles doivent encore faire la tournée des investisseurs. De l'intérêt de ces investisseurs dépendra la date d'introduction», explique M. Brakman.
Or, les conditions restent défavorables depuis le blocage intervenu à l'automne. «Les introductions en Bourse sont toujours les premières victimes d'un marché qui se grippe», explique David Menlow, président du site spécialisé IPO Financial Network. «C'est un marché de luxe», ajoute-t-il.
L'introduction en fanfare de l'émetteur américain de cartes de crédit Visa en mars, au plus fort de la crise déclenchée par la quasi-faillite de la banque Bear Stearns, apparaît comme une exception. Le concurrent de Mastercard est parvenu à lever 19,1 milliards, de très loin le plus gros montant jamais vu aux États-Unis. «C'était le plus gros, le plus grand, le meilleur et le dernier de son secteur», observe M. Menlow, ajoutant que «ce n'était pas une opération difficile, avec ce nom et ces actifs...»
Redémarrage prévu
Visa a permis au NYSE de pointer en tête des fonds levés par introduction en Bourse au premier semestre dans le monde, mais en excluant ce montant, la place affiche le modeste total de 6,2 milliards, contre 60 milliards pour l'ensemble de 2007.
«La période la plus comparable est celle qui a suivi le 11 septembre 2001. Il y avait alors, sur le marché, peu de gens prêts à l'aventure», explique M. Menlow.
Pour autant, les observateurs envisagent un redémarrage plus rapide qu'après les attentats contre le centre financier de New York et le Pentagone. «Je m'attends à ce que les introductions en attente interviennent vers la fin du troisième trimestre, vers octobre ou novembre», prévoit M. Brakman. Si le nombre d'introductions devrait demeurer restreint, une opération de grande envergure pourrait intervenir à cette échéance, ajoute-t-il, sans plus de précision.
Autre caractéristique d'un marché en convalescence, «le retour des introductions se fera à des prix réduits» par rapport à ce qui aurait pu être obtenu dans des conditions plus favorables, anticipe M. Menlow.
Une révision en baisse qui pourrait décourager certains candidats potentiels.
«L'été sera calme», concède le directeur des relations publiques du New York Stock Exchange (NYSE), Christiaan Brakman.
C'est le prolongement d'une tendance observée depuis l'automne 2007 et affirmée depuis le début de l'année. «Il y a un ralentissement du fait de la situation des marchés financiers, mais qui n'est pas limité aux États-Unis», explique M. Brakman.
En excluant les fonds d'investissement suivant des indices ou des valeurs et les titres de créances indexés, seules 17 introductions ont eu lieu depuis le début de l'année sur le NYSE.
L'intérêt des investisseurs
Selon la fédération mondiale des Bourses, la place new-yorkaise avait procédé à 126 mises en Bourse en 2007 et 118 en 2006. Côté Nasdaq, principal concurrent américain du NYSE, le total atteint péniblement 18 introductions, contre 132 l'an dernier. Interrogée par l'AFP, une porte-parole du Nasdaq a indiqué que 110 sociétés s'étaient enregistrées auprès de la Bourse électronique pour faire leur entrée sur le marché, mais la plupart sont en position d'attente.
La liste existe aussi pour le NYSE. «Les sociétés ont déjà satisfaits aux obligations réglementaires, elles se sont engagées, mais elles doivent encore faire la tournée des investisseurs. De l'intérêt de ces investisseurs dépendra la date d'introduction», explique M. Brakman.
Or, les conditions restent défavorables depuis le blocage intervenu à l'automne. «Les introductions en Bourse sont toujours les premières victimes d'un marché qui se grippe», explique David Menlow, président du site spécialisé IPO Financial Network. «C'est un marché de luxe», ajoute-t-il.
L'introduction en fanfare de l'émetteur américain de cartes de crédit Visa en mars, au plus fort de la crise déclenchée par la quasi-faillite de la banque Bear Stearns, apparaît comme une exception. Le concurrent de Mastercard est parvenu à lever 19,1 milliards, de très loin le plus gros montant jamais vu aux États-Unis. «C'était le plus gros, le plus grand, le meilleur et le dernier de son secteur», observe M. Menlow, ajoutant que «ce n'était pas une opération difficile, avec ce nom et ces actifs...»
Redémarrage prévu
Visa a permis au NYSE de pointer en tête des fonds levés par introduction en Bourse au premier semestre dans le monde, mais en excluant ce montant, la place affiche le modeste total de 6,2 milliards, contre 60 milliards pour l'ensemble de 2007.
«La période la plus comparable est celle qui a suivi le 11 septembre 2001. Il y avait alors, sur le marché, peu de gens prêts à l'aventure», explique M. Menlow.
Pour autant, les observateurs envisagent un redémarrage plus rapide qu'après les attentats contre le centre financier de New York et le Pentagone. «Je m'attends à ce que les introductions en attente interviennent vers la fin du troisième trimestre, vers octobre ou novembre», prévoit M. Brakman. Si le nombre d'introductions devrait demeurer restreint, une opération de grande envergure pourrait intervenir à cette échéance, ajoute-t-il, sans plus de précision.
Autre caractéristique d'un marché en convalescence, «le retour des introductions se fera à des prix réduits» par rapport à ce qui aurait pu être obtenu dans des conditions plus favorables, anticipe M. Menlow.
Une révision en baisse qui pourrait décourager certains candidats potentiels.
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