États-Unis - Turbulences économiques: il faudra du temps, avertit Paulson
23 juillet 2008
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Le secrétaire au Trésor a souligné l’importance des groupes de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac.
Washington — Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a averti hier qu'il faudrait encore du temps pour calmer les turbulences que traversent actuellement les marchés et il a appelé à une meilleure réglementation pour éviter que celles-ci ne se reproduisent.
«Régler les turbulences récentes prendra encore du temps, alors que les marchés et les institutions financières continuent de réévaluer les risques», a affirmé M. Paulson lors d'un discours à New York. «Nos marchés n'avancent pas de façon linéaire et nous devons nous attendre à de nouveaux cahots», a-t-il ajouté, en soulignant que «tant que le marché immobilier ne se sera pas stabilisé, nous devons prévoir que les tensions continuent sur les marchés financiers».
Mais le système bancaire est «sain» et les fondamentaux de l'économie américaine sont «vigoureux», a-t-il ajouté.
Deux priorités
M. Paulson a de nouveau exposé les deux priorités actuelles: «une meilleure réglementation par le biais d'une structure plus efficace d'une part, et la discipline des marchés pour limiter l'aléa moral de l'autre». La discipline des marchés notamment «joue un rôle énorme pour réduire les prises de risques excessives», a-t-il souligné.
Dans le même temps les structures réglementaires «ne reflètent pas la réalité» d'un système où les institutions non bancaires jouent un rôle croissant, a-t-il ajouté. «Nous devons arriver à un point où les grandes institutions financières complexes ne sont pas perçues comme trop grosses pour échouer», et «nous avons aussi besoin de plus de pouvoirs pour gérer la résolution des grandes institutions non-bancaires, telles que les grands hedge funds, pour limiter l'impact d'un échec sur l'ensemble du système financier», a estimé M. Paulson.
Le secrétaire au Trésor a également souligné l'importance des groupes de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac. «La poursuite de leur activité est un facteur crucial pour la vitesse à laquelle nous émergerons de la correction de l'immobilier et nous gommerons les incertitudes sous-jacentes sur les marchés financiers», a-t-il dit. C'est pourquoi il faut prendre «à court terme» des mesures dopant la confiance dans ces deux organismes, qui ont subi une grave crise sur les marchés ce mois-ci.
Appel au Congrès
M. Paulson a rappelé les grandes lignes du plan de sauvetage concocté par le Trésor pour voler au secours de ces deux organismes, et il a appelé le Congrès à donner rapidement son feu vert à la fois à ce plan et à la création d'un organe de réglementation «d'un niveau mondial» pour Fannie et Freddie. «Je suis confiant» que le Congrès «agira pour boucler le travail sur ce texte législatif cette semaine», a-t-il ajouté.
Le bureau du budget du Congrès (CBO) américain a chiffré hier à 25 milliards sur la période 2009-2010 le coût du plan de sauvetage des groupes de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac mis sur pied par le Trésor. Mais le bureau «estime qu'il y a une probabilité importante — sans doute supérieure à 50 % — que le Trésor ne fasse pas usage des nouveaux pouvoirs qu'il a demandés d'ici à leur expiration en décembre 2009», note le président du CBO, Peter Orszag, dans une lettre accompagnant ces estimations.
Le montant de 25 milliards de dollars représente en fait une moyenne prenant en compte la possibilité que le plan n'ait pas besoin du tout d'être utilisé et l'hypothèse où le gouvernement ait besoin d'y recourir, a précisé le responsable. Il ne prend pas en compte le coût éventuel des refinancements que la banque centrale s'est dite prête à apporter aux deux groupes.
Le plan de sauvetage prévoit d'augmenter temporairement, pendant 18 mois, la ligne de crédit consentie par le Trésor aux organismes de refinancement hypothécaires, et de lui permettre d'acheter si nécessaire des parts dans ces organismes.
Le secrétaire au Trésor Henry Paulson s'est jusqu'ici refusé à avancer un montant pour ce plan, mis sur pied pour voler au secours des deux groupes qui ont subi une forte crise de confiance boursière au début du mois.
«Régler les turbulences récentes prendra encore du temps, alors que les marchés et les institutions financières continuent de réévaluer les risques», a affirmé M. Paulson lors d'un discours à New York. «Nos marchés n'avancent pas de façon linéaire et nous devons nous attendre à de nouveaux cahots», a-t-il ajouté, en soulignant que «tant que le marché immobilier ne se sera pas stabilisé, nous devons prévoir que les tensions continuent sur les marchés financiers».
Mais le système bancaire est «sain» et les fondamentaux de l'économie américaine sont «vigoureux», a-t-il ajouté.
Deux priorités
M. Paulson a de nouveau exposé les deux priorités actuelles: «une meilleure réglementation par le biais d'une structure plus efficace d'une part, et la discipline des marchés pour limiter l'aléa moral de l'autre». La discipline des marchés notamment «joue un rôle énorme pour réduire les prises de risques excessives», a-t-il souligné.
Dans le même temps les structures réglementaires «ne reflètent pas la réalité» d'un système où les institutions non bancaires jouent un rôle croissant, a-t-il ajouté. «Nous devons arriver à un point où les grandes institutions financières complexes ne sont pas perçues comme trop grosses pour échouer», et «nous avons aussi besoin de plus de pouvoirs pour gérer la résolution des grandes institutions non-bancaires, telles que les grands hedge funds, pour limiter l'impact d'un échec sur l'ensemble du système financier», a estimé M. Paulson.
Le secrétaire au Trésor a également souligné l'importance des groupes de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac. «La poursuite de leur activité est un facteur crucial pour la vitesse à laquelle nous émergerons de la correction de l'immobilier et nous gommerons les incertitudes sous-jacentes sur les marchés financiers», a-t-il dit. C'est pourquoi il faut prendre «à court terme» des mesures dopant la confiance dans ces deux organismes, qui ont subi une grave crise sur les marchés ce mois-ci.
Appel au Congrès
M. Paulson a rappelé les grandes lignes du plan de sauvetage concocté par le Trésor pour voler au secours de ces deux organismes, et il a appelé le Congrès à donner rapidement son feu vert à la fois à ce plan et à la création d'un organe de réglementation «d'un niveau mondial» pour Fannie et Freddie. «Je suis confiant» que le Congrès «agira pour boucler le travail sur ce texte législatif cette semaine», a-t-il ajouté.
Le bureau du budget du Congrès (CBO) américain a chiffré hier à 25 milliards sur la période 2009-2010 le coût du plan de sauvetage des groupes de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac mis sur pied par le Trésor. Mais le bureau «estime qu'il y a une probabilité importante — sans doute supérieure à 50 % — que le Trésor ne fasse pas usage des nouveaux pouvoirs qu'il a demandés d'ici à leur expiration en décembre 2009», note le président du CBO, Peter Orszag, dans une lettre accompagnant ces estimations.
Le montant de 25 milliards de dollars représente en fait une moyenne prenant en compte la possibilité que le plan n'ait pas besoin du tout d'être utilisé et l'hypothèse où le gouvernement ait besoin d'y recourir, a précisé le responsable. Il ne prend pas en compte le coût éventuel des refinancements que la banque centrale s'est dite prête à apporter aux deux groupes.
Le plan de sauvetage prévoit d'augmenter temporairement, pendant 18 mois, la ligne de crédit consentie par le Trésor aux organismes de refinancement hypothécaires, et de lui permettre d'acheter si nécessaire des parts dans ces organismes.
Le secrétaire au Trésor Henry Paulson s'est jusqu'ici refusé à avancer un montant pour ce plan, mis sur pied pour voler au secours des deux groupes qui ont subi une forte crise de confiance boursière au début du mois.
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