OMC - Semaine cruciale entre le Nord et le Sud
21 juillet 2008
Actualités économiques
Genève — Pays du Nord et du Sud semblaient partis hier pour une dure confrontation à l'OMC autour de la libéralisation du commerce mondial, lors d'une négociation qui s'est ouverte par une polémique au sujet de l'ancien chef de la propagande nazie, Joseph Goebbels.
Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, a convoqué à partir d'aujourd'hui les ministres d'une trentaine de pays, sur les 152 que compte l'OMC, pour tenter de sauver sept années de négociations sur la baisse des barrières douanières dans le monde. Mais, dès samedi, les ministres du Commerce présents à Genève ont commencé à multiplier les rencontres bilatérales ainsi que les accusations rappelant les pires heures de la négociation.
Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a ouvert le feu en comparant la stratégie des pays riches à celle de Goebbels, le chef de la propagande du IIIe Reich.
«Beaucoup à faire»
Lors d'une conférence de presse, M. Amorim, qui joue depuis le début de la négociation le rôle de porte-parole des pays émergents, a accusé les pays riches de chercher à faire croire que le dossier agricole était déjà pratiquement accepté par l'ensemble des pays membres.
«Il reste beaucoup à faire dans l'agriculture», a au contraire souligné M. Amorim, en s'excusant de citer Goebbels («Si l'on répète un mensonge plusieurs fois, cela devient la vérité»). Le chef de la diplomatie brésilienne a dénoncé «le mythe» selon lequel les pays riches n'auraient plus de concessions à faire dans l'agriculture et un accord final n'attendrait plus que le bon vouloir des pays du Sud sur la question des produits industriels. Ces propos ont été très mal reçus par la négociatrice américaine, Susan Schwab, elle-même fille de survivants de l'Holocauste. «Au moment où nous essayons de trouver une issue favorable aux négociations, ce genre de propos est très mal venu», a déclaré son porte-parole, Sean Spicer, à l'AFP.
Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, a convoqué à partir d'aujourd'hui les ministres d'une trentaine de pays, sur les 152 que compte l'OMC, pour tenter de sauver sept années de négociations sur la baisse des barrières douanières dans le monde. Mais, dès samedi, les ministres du Commerce présents à Genève ont commencé à multiplier les rencontres bilatérales ainsi que les accusations rappelant les pires heures de la négociation.
Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a ouvert le feu en comparant la stratégie des pays riches à celle de Goebbels, le chef de la propagande du IIIe Reich.
«Beaucoup à faire»
Lors d'une conférence de presse, M. Amorim, qui joue depuis le début de la négociation le rôle de porte-parole des pays émergents, a accusé les pays riches de chercher à faire croire que le dossier agricole était déjà pratiquement accepté par l'ensemble des pays membres.
«Il reste beaucoup à faire dans l'agriculture», a au contraire souligné M. Amorim, en s'excusant de citer Goebbels («Si l'on répète un mensonge plusieurs fois, cela devient la vérité»). Le chef de la diplomatie brésilienne a dénoncé «le mythe» selon lequel les pays riches n'auraient plus de concessions à faire dans l'agriculture et un accord final n'attendrait plus que le bon vouloir des pays du Sud sur la question des produits industriels. Ces propos ont été très mal reçus par la négociatrice américaine, Susan Schwab, elle-même fille de survivants de l'Holocauste. «Au moment où nous essayons de trouver une issue favorable aux négociations, ce genre de propos est très mal venu», a déclaré son porte-parole, Sean Spicer, à l'AFP.
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