GM intensifie ses efforts pour garder la tête hors de l'eau
Des «pertes significatives» sont attendues au deuxième trimestre
16 juillet 2008
Actualités économiques
New York — Le constructeur automobile General Motors a encore intensifié hier ses efforts de restructuration, pour survivre à l'effondrement du marché américain, tout en avertissant qu'il devrait encore enregistrer des pertes «significatives» au deuxième trimestre.
Le p.-d.g. Rick Wagoner a présenté des mesures destinées à dégager 15 milliards de dollars de liquidités d'ici 2009, dont 10 milliards via des économies de fonctionnement et le reste en cessions d'actifs et par appel aux marchés.
«Il y a six semaines, nous avions décidé d'une série d'initiatives. Mais depuis, l'économie et le marché automobile américains ont continué de se dégrader», a expliqué M. Wagoner lors d'une conférence téléphonique. «Nous nous efforçons d'avoir un plan qui se concentre sur la réalité du marché américain et sur nos besoins de liquidités», a-t-il poursuivi. GM s'est calé sur l'hypothèse d'un baril de brut durablement installé entre 130 et 150 $US et d'un marché automobile américain ne dépassant pas 14 millions de véhicules, contre 16,1 millions d'unités en 2007. Toutefois, «dans notre monde actuel, il n'y a aucune garantie» que la réalité ne soit pas pire, a reconnu le p.-d.g.
Marchés sceptiques
Les marchés financiers font preuve d'un scepticisme croissant sur la capacité du groupe à survivre à long terme, au rythme auquel il brûle sa trésorerie. GM leur a répondu être «confiant» dans sa capacité à pourvoir à ses besoins de financements en 2009, répétant disposer (fin mars) de 23,9 milliards de dollars de liquidités et d'une ligne de crédit de 7 milliards. Les analystes estiment que GM a besoin de 3 milliards par trimestre, mais qu'au seul deuxième trimestre, 5 milliards ont été consommés en raison du coût de ses restructurations et de ses mauvaises performances commerciales.
GM a vu sa part du marché américain chuter à 21,3 % sur la première moitié de l'année, selon
le cabinet Autodata, en dépit d'un plus grand nombre de modèles compacts et économes en carburant dans sa gamme.
Les mesures d'hier, ajoutées à celles annoncées début juin — fermeture de quatre sites dédiés aux gros modèles, accroissement de la production des modèles à succès — vont entraîner «une perte significative au deuxième trimestre», a averti Rick Wagoner, sans vouloir la chiffrer. Sur les trois derniers exercices, GM a cumulé 51 milliards de dollars de pertes. Au premier trimestre, il a encore perdu 3,2 milliards.
Moins de cols blancs
Parmi les économies décidées, GM va réduire de 20 % ses coûts salariaux, notamment via une baisse des effectifs de cols blancs, qui étaient de 32 000 l'an dernier. «Je ne peux pas donner de chiffre de suppressions aujourd'hui», a déclaré le directeur opérationnel Fritz Henderson. GM va reprendre la formule de guichets départ qui lui a permis de réduire ses effectifs d'ouvriers de 105 000 en 2005 à
74 000 au premier trimestre 2008.
GM va aussi suspendre le versement d'un dividende, supprimer les bonus versés aux cadres dirigeants et réduire ses investissements de 1,5 milliard. Il compte dégager entre 2 et 4 milliards via la vente d'actifs et 2 à 3 milliards supplémentaires en levant des capitaux.
Le groupe a doublé, à 300 000 unités, son objectif de réduction de ses capacités de production de gros véhicules de type 4x4 ou «pickup», désormais boudés des consommateurs car trop gourmands en carburant.
Parallèlement, GM va accélérer la sortie de modèles compacts et économes en carburant, qui compteront pour 18 de ses 19 prochains lancements.
«Trop peu ou trop tard?», s'interrogeaient les analystes de Deutsche Bank dans une note. «Il n'est pas clair que cela sera suffisant pour restaurer la rentabilité du groupe».
Le p.-d.g. Rick Wagoner a présenté des mesures destinées à dégager 15 milliards de dollars de liquidités d'ici 2009, dont 10 milliards via des économies de fonctionnement et le reste en cessions d'actifs et par appel aux marchés.
«Il y a six semaines, nous avions décidé d'une série d'initiatives. Mais depuis, l'économie et le marché automobile américains ont continué de se dégrader», a expliqué M. Wagoner lors d'une conférence téléphonique. «Nous nous efforçons d'avoir un plan qui se concentre sur la réalité du marché américain et sur nos besoins de liquidités», a-t-il poursuivi. GM s'est calé sur l'hypothèse d'un baril de brut durablement installé entre 130 et 150 $US et d'un marché automobile américain ne dépassant pas 14 millions de véhicules, contre 16,1 millions d'unités en 2007. Toutefois, «dans notre monde actuel, il n'y a aucune garantie» que la réalité ne soit pas pire, a reconnu le p.-d.g.
Marchés sceptiques
Les marchés financiers font preuve d'un scepticisme croissant sur la capacité du groupe à survivre à long terme, au rythme auquel il brûle sa trésorerie. GM leur a répondu être «confiant» dans sa capacité à pourvoir à ses besoins de financements en 2009, répétant disposer (fin mars) de 23,9 milliards de dollars de liquidités et d'une ligne de crédit de 7 milliards. Les analystes estiment que GM a besoin de 3 milliards par trimestre, mais qu'au seul deuxième trimestre, 5 milliards ont été consommés en raison du coût de ses restructurations et de ses mauvaises performances commerciales.
GM a vu sa part du marché américain chuter à 21,3 % sur la première moitié de l'année, selon
le cabinet Autodata, en dépit d'un plus grand nombre de modèles compacts et économes en carburant dans sa gamme.
Les mesures d'hier, ajoutées à celles annoncées début juin — fermeture de quatre sites dédiés aux gros modèles, accroissement de la production des modèles à succès — vont entraîner «une perte significative au deuxième trimestre», a averti Rick Wagoner, sans vouloir la chiffrer. Sur les trois derniers exercices, GM a cumulé 51 milliards de dollars de pertes. Au premier trimestre, il a encore perdu 3,2 milliards.
Moins de cols blancs
Parmi les économies décidées, GM va réduire de 20 % ses coûts salariaux, notamment via une baisse des effectifs de cols blancs, qui étaient de 32 000 l'an dernier. «Je ne peux pas donner de chiffre de suppressions aujourd'hui», a déclaré le directeur opérationnel Fritz Henderson. GM va reprendre la formule de guichets départ qui lui a permis de réduire ses effectifs d'ouvriers de 105 000 en 2005 à
74 000 au premier trimestre 2008.
GM va aussi suspendre le versement d'un dividende, supprimer les bonus versés aux cadres dirigeants et réduire ses investissements de 1,5 milliard. Il compte dégager entre 2 et 4 milliards via la vente d'actifs et 2 à 3 milliards supplémentaires en levant des capitaux.
Le groupe a doublé, à 300 000 unités, son objectif de réduction de ses capacités de production de gros véhicules de type 4x4 ou «pickup», désormais boudés des consommateurs car trop gourmands en carburant.
Parallèlement, GM va accélérer la sortie de modèles compacts et économes en carburant, qui compteront pour 18 de ses 19 prochains lancements.
«Trop peu ou trop tard?», s'interrogeaient les analystes de Deutsche Bank dans une note. «Il n'est pas clair que cela sera suffisant pour restaurer la rentabilité du groupe».
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