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Immobilier - De plus en plus de Français vivent sous les palmiers de la Floride

5 juillet 2008  Actualités économiques
Les Français ont été 70 000 à visiter Miami en 2006. Ils sont déjà quelque 30 000 à résider en Floride.
Les Français ont été 70 000 à visiter Miami en 2006. Ils sont déjà quelque 30 000 à résider en Floride.
Miami, États-Unis — Avec des prix de l'immobilier au plus bas, un euro qui bat des records, une législation américaine souple, et l'environnement attractif de Miami, les Français sont de plus en plus nombreux à investir en Floride.

Les Français ont été 70 000 à visiter Miami en 2006. Ils sont déjà quelque 30 000 à résider en Floride.

Sylvie et Omar Iddou se sont installés à Miami dès 2003 pour investir dans l'immobilier. Omar y rachète des maisons, qu'il rénove et décore avant de les revendre avec une plus-value.

À présent, ils s'apprêtent à investir dans le locatif. Sylvie travaille entre Miami, New York et Paris. Elle considère que le marché immobilier est bien plus intéressant outre-Atlantique.

«Une maison de 170 m2 avec piscine et jardin à 450 000 dollars, comme celle où nous vivons actuellement dans le quartier de Sherwood, c'est extraordinaire! En France, il n'y a pas d'équivalent».

Comme beaucoup d'autres Français, le couple a décidé d'acheter un bien pour le louer. Ils ont en ligne de mire un appartement d'une valeur de 750 000 dollars, à Williams Island, un quartier chic de Miami Beach.

«On est dans un cycle complètement favorable à l'euro et aux investisseurs européens», relève Romain Pigeon, leur agent immobilier, collaborateur de Miami Investment Brokers.

Une tendance que confirment de nombreux professionnels. Isabelle Andrews est un agent français, qui travaille à Miami depuis huit ans. L'an dernier, la moitié de son chiffre d'affaires a été réalisé grâce aux achats d'Européens. Selon elle, la crise de l'immobilier à Miami ne devrait pas durer plus d'un ou deux ans.

«Le mot crise est trop fort. Miami a vu se construire trop d'appartements ces dernières années, mais en ce qui concerne les maisons, le marché connaît plus une correction qu'une crise. On vit un ralentissement naturel. Comme la ville est coincée entre l'Atlantique et le parc naturel des Everglades, les terrains se font rares et leur valeur ne peut pas trop baisser», estime-t-elle.

«Et surtout, Miami n'est pas chère, comparée à toutes les autres villes internationales américaines», assure l'agent.

Dans le reste des États-Unis, la crise de l'immobilier fait rage et pèse sur les prix. Beaucoup d'Américains ne peuvent plus payer leurs crédits hypothécaires et perdent leur maison, saisie par la banque. Sur un an, le nombre de procédures de saisies est en hausse de 48 %.

Les prix de l'immobilier devraient continuer à baisser pendant encore quelque temps. Mais, selon Jonathan Miller, de l'agence de conseil en immobilier new-yorkaise Miller Samuel, «cela n'empêchera pas les acheteurs étrangers de continuer à acheter».

Selon une enquête récente de la National Association of Realtors, 18 % des agents américains ont conclu au moins une affaire avec des clients étrangers en 2007. Cette proportion s'élève à 65 % en Floride.






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