Petite baisse de régime sur les prix du brut
5 juillet 2008
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
Le baril de light sweet crude pour livraison en août cédait 1,25 $US à 144,04 $US, sur le New York Mercantile Exchange.
Londres — Les cours du brut perdaient un peu plus de 1 $US hier, en raison d'un léger regain du billet vert, malgré des craintes persistantes sur l'offre et des tensions géopolitiques accrues, et dans un marché calme en raison d'un jour férié aux États-Unis.
En séance, le baril de pétrole Brent de la mer du Nord pour livraison en août perdait 1,35 $US à 144,73 $US, sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres. Le baril de light sweet crude pour livraison en août cédait 1,25 $US à 144,04 $US, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
Le dollar retrouvait de la vigueur hier sur le marché des changes, face aux principales devises et notamment l'euro, au lendemain de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de relever son taux directeur d'un quart de point à 4,25 %. Les commentaires de son président Jean-Claude Trichet à l'issue de la réunion ont été bien moins haussiers qu'attendu par les marchés, confirmant que cette hausse ne constituait pas le début d'un cycle de resserrement monétaire.
Hier après-midi, le billet vert évoluait autour de 1,57 $ pour un euro, la perspective d'un record pour la monnaie européenne s'éloignant pour la fin de la semaine.
Or, une monnaie américaine faible encourage les achats de matières premières, notamment d'or noir, tous étant libellés en dollar. L'inverse est vrai également: un dollar qui s'apprécie réduit l'appétit des investisseurs pour ces marchés.
Si, jeudi, de possibles nouveaux records étaient annoncés pour hier, alors que les marchés américains sont fermés pour cause de jour férié (Independance Day) et que les prix sont plus volatiles, des prises de bénéfice ont pu aussi entraîner les prix du brut à la baisse.
Les prix de l'or noir ont enchaîné les records cette semaine, atteignant 146,69 $US à Londres et 145,85 $US à New York jeudi. À l'origine de cette flambée, la diminution, mercredi, des stocks américains ainsi que les tensions entre l'Iran et Israël.
Le 4e exportateur mondial de pétrole a plaidé mercredi pour un compromis négocié sur son dossier nucléaire tout en brandissant la menace d'une flambée du pétrole s'il était attaqué. Téhéran envisagerait de contrôler les livraisons passant par le détroit d'Ormuz, où transitent 40 % des exportations mondiales de brut.
«Il est difficile d'anticiper ce qui se passerait dans un tel cas», commentaient les analystes de Sucden, ajoutant cependant que «pendant les trois mois de préparation jusqu'au début de la guerre du Golfe, en juillet 1990, les prix du pétrole avaient augmenté de 125 %».
Jeudi soir, le XIXe Congrès mondial du pétrole avait pris fin à Madrid sans espoir d'une baisse des prix: les participants ont tous estimé que le pétrole bon marché était terminé. Bon nombre d'entre eux ont aussi déclaré qu'il pouvait grimper beaucoup plus.
Nouvelle baissière pour les cours du brut, à plus long terme, la chambre basse du Parlement russe a définitivement approuvé vendredi la réduction à partir de 2009 des impôts pesant sur les compagnies pétrolières, en vue de stimuler la production d'hydrocarbures.
Par ailleurs, le président nigérien Umaru Yar'Adua a estimé que le «sommet» pour la paix dans le delta pétrolier du Niger, prévu en principe courant juillet, devrait mettre fin à la crise qui agite actuellement la région et participe à la flambée des cours.
En séance, le baril de pétrole Brent de la mer du Nord pour livraison en août perdait 1,35 $US à 144,73 $US, sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres. Le baril de light sweet crude pour livraison en août cédait 1,25 $US à 144,04 $US, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
Le dollar retrouvait de la vigueur hier sur le marché des changes, face aux principales devises et notamment l'euro, au lendemain de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de relever son taux directeur d'un quart de point à 4,25 %. Les commentaires de son président Jean-Claude Trichet à l'issue de la réunion ont été bien moins haussiers qu'attendu par les marchés, confirmant que cette hausse ne constituait pas le début d'un cycle de resserrement monétaire.
Hier après-midi, le billet vert évoluait autour de 1,57 $ pour un euro, la perspective d'un record pour la monnaie européenne s'éloignant pour la fin de la semaine.
Or, une monnaie américaine faible encourage les achats de matières premières, notamment d'or noir, tous étant libellés en dollar. L'inverse est vrai également: un dollar qui s'apprécie réduit l'appétit des investisseurs pour ces marchés.
Si, jeudi, de possibles nouveaux records étaient annoncés pour hier, alors que les marchés américains sont fermés pour cause de jour férié (Independance Day) et que les prix sont plus volatiles, des prises de bénéfice ont pu aussi entraîner les prix du brut à la baisse.
Les prix de l'or noir ont enchaîné les records cette semaine, atteignant 146,69 $US à Londres et 145,85 $US à New York jeudi. À l'origine de cette flambée, la diminution, mercredi, des stocks américains ainsi que les tensions entre l'Iran et Israël.
Le 4e exportateur mondial de pétrole a plaidé mercredi pour un compromis négocié sur son dossier nucléaire tout en brandissant la menace d'une flambée du pétrole s'il était attaqué. Téhéran envisagerait de contrôler les livraisons passant par le détroit d'Ormuz, où transitent 40 % des exportations mondiales de brut.
«Il est difficile d'anticiper ce qui se passerait dans un tel cas», commentaient les analystes de Sucden, ajoutant cependant que «pendant les trois mois de préparation jusqu'au début de la guerre du Golfe, en juillet 1990, les prix du pétrole avaient augmenté de 125 %».
Jeudi soir, le XIXe Congrès mondial du pétrole avait pris fin à Madrid sans espoir d'une baisse des prix: les participants ont tous estimé que le pétrole bon marché était terminé. Bon nombre d'entre eux ont aussi déclaré qu'il pouvait grimper beaucoup plus.
Nouvelle baissière pour les cours du brut, à plus long terme, la chambre basse du Parlement russe a définitivement approuvé vendredi la réduction à partir de 2009 des impôts pesant sur les compagnies pétrolières, en vue de stimuler la production d'hydrocarbures.
Par ailleurs, le président nigérien Umaru Yar'Adua a estimé que le «sommet» pour la paix dans le delta pétrolier du Niger, prévu en principe courant juillet, devrait mettre fin à la crise qui agite actuellement la région et participe à la flambée des cours.
Haut de la page

