Trains de passagers - La valse des retards se poursuit chez Via Rail
Ottawa — Près de la moitié des trains de voyageurs de Via Rail sont arrivés à destination en retard l'hiver dernier — et dans plusieurs cas, avec un retard important, révèle un rapport interne.
Au cours des trois premiers mois de l'année, 46 % des trains sont entrés en gare plus tard que prévu, indique le rapport obtenu grâce à la Loi sur l'accès à l'information. Via Rail s'était donné pour objectif un taux maximum de retard de seulement 14 % pour le premier trimestre.
Cette performance serait encore pire si Via Rail ne s'était pas accordé un «délai de grâce» lui permettant de considérer comme ponctuel tout train ayant effectué un trajet de courte distance et étant arrivé avec un maximum de 15 minutes de retard. Dans le cas des trains de longue distance, le délai de grâce est de 30 minutes.
Les statistiques du mois de mars ont été particulièrement mauvaises: 54 % des trains transportant des passagers au pays ont pris plus de temps que prévu pour effectuer le trajet. L'un des itinéraires les plus populaires, celui reliant Toronto à Ottawa, a été l'un des moins performants: près des trois quarts des convois n'ont pas respecté l'horaire au mois de mars.
Non seulement les trains étaient-ils en retard, mais ce retard était important, montre le rapport préparé pour la réunion d'avril du conseil d'administration de Via Rail. Selon ce document, les trains ont accumulé
33 000 minutes de retard au total en mars 2008, soit deux fois plus qu'en mars 2007. Cela veut dire environ quatre heures et demie de retard sur le trajet Toronto-Vancouver et près de trois heures de retard en moyenne pour la liaison Montréal-Halifax.
La société de la Couronne avait pourtant promis d'améliorer la ponctualité de ses trains en 2008. Les retards sont attribués aux tempêtes hivernales et au froid, qui ont mené la vie dure aux locomotives vieillissantes de Via et endommagé les voies ferrées, les signaux et les aiguillages. En outre, les voies ferrées du CN, sur lesquelles se déplacent les trains de Via, sont abondamment utilisées par les trains de marchandises, qui causent leur bonne part de retards.
Ces résultats médiocres sont arrivés à un mauvais moment pour Via Rail, qui a eu besoin de 200 millions de dollars du gouvernement fédéral, l'an dernier — soit environ 50 $ par billet vendu — pour couvrir son manque à gagner.
Au cours des trois premiers mois de l'année, 46 % des trains sont entrés en gare plus tard que prévu, indique le rapport obtenu grâce à la Loi sur l'accès à l'information. Via Rail s'était donné pour objectif un taux maximum de retard de seulement 14 % pour le premier trimestre.
Cette performance serait encore pire si Via Rail ne s'était pas accordé un «délai de grâce» lui permettant de considérer comme ponctuel tout train ayant effectué un trajet de courte distance et étant arrivé avec un maximum de 15 minutes de retard. Dans le cas des trains de longue distance, le délai de grâce est de 30 minutes.
Les statistiques du mois de mars ont été particulièrement mauvaises: 54 % des trains transportant des passagers au pays ont pris plus de temps que prévu pour effectuer le trajet. L'un des itinéraires les plus populaires, celui reliant Toronto à Ottawa, a été l'un des moins performants: près des trois quarts des convois n'ont pas respecté l'horaire au mois de mars.
Non seulement les trains étaient-ils en retard, mais ce retard était important, montre le rapport préparé pour la réunion d'avril du conseil d'administration de Via Rail. Selon ce document, les trains ont accumulé
33 000 minutes de retard au total en mars 2008, soit deux fois plus qu'en mars 2007. Cela veut dire environ quatre heures et demie de retard sur le trajet Toronto-Vancouver et près de trois heures de retard en moyenne pour la liaison Montréal-Halifax.
La société de la Couronne avait pourtant promis d'améliorer la ponctualité de ses trains en 2008. Les retards sont attribués aux tempêtes hivernales et au froid, qui ont mené la vie dure aux locomotives vieillissantes de Via et endommagé les voies ferrées, les signaux et les aiguillages. En outre, les voies ferrées du CN, sur lesquelles se déplacent les trains de Via, sont abondamment utilisées par les trains de marchandises, qui causent leur bonne part de retards.
Ces résultats médiocres sont arrivés à un mauvais moment pour Via Rail, qui a eu besoin de 200 millions de dollars du gouvernement fédéral, l'an dernier — soit environ 50 $ par billet vendu — pour couvrir son manque à gagner.
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