jeudi 24 mai 2012 Dernière mise à jour 12h33
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Contrat de l'US Air Force - La cour approuve Boeing

Le Pentagone devra remettre en jeu le remplacement de ses avions ravitailleurs confié à EADS

19 juin 2008  Actualités économiques
Un avion-cargo Galaxy est ravitaillé en vol par un appareil KC-135 Stratotanker. C’est ce type d’appareil ravitailleur que l’Armée de l’air américaine souhaite remplacer, un contrat d’une valeur estimée à 35 milliards $US.
Photo : Agence France-Presse
Un avion-cargo Galaxy est ravitaillé en vol par un appareil KC-135 Stratotanker. C’est ce type d’appareil ravitailleur que l’Armée de l’air américaine souhaite remplacer, un contrat d’une valeur estimée à 35 milliards $US.
Washington — La Cour des comptes américaine (GAO) a donné raison hier à Boeing qui contestait les conditions d'attribution par le Pentagone d'un mégacontrat d'avions ravitailleurs à l'européen EADS et à son partenaire américain Northrop Grumman, suggérant de tout remettre en jeu.

«Notre étude nous a conduits à conclure que l'Air Force a commis nombre d'erreurs significatives qui pourraient avoir affecté le résultat d'une compétition qui était serrée entre Boeing et Northrop Grumman», a estimé la Cour, à l'issue d'un examen de trois mois de la procédure.

«L'Armée de l'air a été informée du rapport du GAO, étudie les conclusions et recommandations», et livrera sous peu ses commentaires, a réagi un de ses porte-parole.

L'US Air Force a 60 jours pour informer la Cour des actions qu'elle compte entreprendre.

Cette recommandation, qui constitue un revers cinglant pour l'Armée de l'air et pour EADS, maison mère d'Airbus, est le dernier épisode d'une histoire aux multiples rebondissements.

Ce contrat de 35 milliards $US avait déjà été attribué à Boeing avant d'être annulé pour fraude. Le scandale, retentissant, avait valu la prison à deux cadres de l'avionneur.

Un délai

L'annonce du GAO hier risque de retarder encore une fois le renouvellement d'une flotte vétuste de «stations-service volantes».

Mardi, le Pentagone avait averti qu'un nouveau délai poserait un «vrai problème». «C'est l'acquisition prioritaire de l'Armée de l'air, nous sommes en retard de dix ans, l'âge moyen de cette flotte est de 47 ans», avait alors fait valoir le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell.

Dans son rapport, le GAO note sept points qui ont pu, à son sens, fausser la compétition. En particulier, la Cour a noté que Boeing était moins cher que son rival sur toute la durée de vie du programme, après correction de certaines erreurs mises au jour lors de l'examen de la procédure.

La Cour, dont l'avis est pratiquement toujours suivi par les pouvoirs publics, recommande à l'Air Force de «rouvrir les discussions» avec les deux compétiteurs. Elle suggère à l'Armée de l'air «d'obtenir des propositions révisées, de réévaluer les propositions et de prendre une nouvelle décision sur la sélection de son fournisseur, cohérente avec [sa] décision».

Boeing s'est félicité d'avoir obtenu gain de cause.

«Nous accueillons et soutenons la décision du GAO aujourd'hui qui reconnaît le bien-fondé de notre plainte» et «sommes impatients de travailler avec l'Armée de l'air aux prochaines étapes de cette acquisition cruciale pour nos combattants», a déclaré Mark McGraw, vice-président de Boeing, en charge des programmes d'avions ravitailleurs.

Northrop s'est contenté d'affirmer «respecter l'analyse du GAO», en soulignant qu'il continuait de croire qu'il avait «le ravitailleur le plus moderne et capable».

Cette compétition — à haute teneur politique — a opposé pendant des années le KC-45, une version militarisée de l'A330 d'Airbus, et le KC-767, un dérivé du 767 de Boeing.

Le 29 février, l'Armée de l'air américaine avait choisi EADS et Northrop pour fournir 179 avions ravitailleurs. Cette décision, véritable coup de tonnerre, avait suscité une levée de boucliers protectionnistes au sein des rangs du Congrès.

L'action Boeing est montée de près de 2 % à la Bourse de New York, peu après l'annonce de la décision du GAO, avant de refluer. En après-midi, elle gagnait encore 1,01 %, à 75,13 $US, tandis que l'action Northrop cédait à l'inverse 0,41 %, à 70,80 $US.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Dépêches
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012