Le patron d'EADS ne sent pas de «panique» chez les transporteurs
La flambée des prix du pétrole n'affecte pas le carnet de commandes d'Airbus
19 juin 2008
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
Louis Gallois: «Il peut y avoir des compagnies qui reportent ou annulent. Mais nous ne constatons pas actuellement de mouvement fort dans ce sens.»
Paris — Le patron du groupe européen de défense et d'aéronautique EADS, Louis Gallois, a déclaré «ne pas voir pour l'instant de mouvement de panique des compagnies aériennes», en ce qui concerne leurs commandes d'avions, malgré la flambée des prix du pétrole.
«Il peut y avoir des compagnies qui reportent ou annulent. Mais nous ne constatons pas actuellement de mouvement fort dans ce sens», a-t-il dit devant des journalistes à Paris.
Estimant que le pétrole ne baissera plus, M. Gallois pense qu'à moyen terme — trois, quatre ans — les transporteurs vont être obligés de remplacer leurs appareils vétustes, qui consomment plus, aux États-Unis notamment. «À moyen terme, il y aura une relance du marché de l'aéronautique, aux États-Unis notamment», a-t-il dit.
Preuve de ce relatif optimisme, M. Gallois pense toujours augmenter les taux de production à 40 moyen-courriers par mois en 2010, contre environ 36 actuellement. «On va certainement arriver à 10 long-courriers, mais on réfléchit à aller à 11 en 2010», a-t-il dit, contre sept ou huit aujourd'hui.
À plus long terme, cette flambée du pétrole «nous oblige à regarder ce que l'on doit faire. Va-t-on vers de plus gros avions, avec moins de fréquence? Nous devons être attentifs aux réactions des différents acteurs, compagnies aériennes, motoristes, ...», a déclaré M. Gallois.
«Nous sommes à un tournant. Cela nécessite une réflexion de tous les acteurs», a-t-il ajouté.
À la question de savoir s'il comptait répondre à l'appel du patron d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, d'une accélération de la mise sur le marché d'une nouvelle génération de moyen-courrier, remplaçant les A320 d'Airbus et les B737 de Boeing, M. Gallois a répondu que cela dépendait beaucoup des moteurs disponibles.
«On ne perd pas d'argent sur l'A320. Boeing n'est pas loin de penser la même chose que nous», a-t-il dit. L'A320 est la véritable vache à lait d'Airbus. «Je pense que nous sommes sous une pression nouvelle avec la hausse du prix du pétrole», a-t-il toutefois convenu.
«Il peut y avoir des compagnies qui reportent ou annulent. Mais nous ne constatons pas actuellement de mouvement fort dans ce sens», a-t-il dit devant des journalistes à Paris.
Estimant que le pétrole ne baissera plus, M. Gallois pense qu'à moyen terme — trois, quatre ans — les transporteurs vont être obligés de remplacer leurs appareils vétustes, qui consomment plus, aux États-Unis notamment. «À moyen terme, il y aura une relance du marché de l'aéronautique, aux États-Unis notamment», a-t-il dit.
Preuve de ce relatif optimisme, M. Gallois pense toujours augmenter les taux de production à 40 moyen-courriers par mois en 2010, contre environ 36 actuellement. «On va certainement arriver à 10 long-courriers, mais on réfléchit à aller à 11 en 2010», a-t-il dit, contre sept ou huit aujourd'hui.
À plus long terme, cette flambée du pétrole «nous oblige à regarder ce que l'on doit faire. Va-t-on vers de plus gros avions, avec moins de fréquence? Nous devons être attentifs aux réactions des différents acteurs, compagnies aériennes, motoristes, ...», a déclaré M. Gallois.
«Nous sommes à un tournant. Cela nécessite une réflexion de tous les acteurs», a-t-il ajouté.
À la question de savoir s'il comptait répondre à l'appel du patron d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, d'une accélération de la mise sur le marché d'une nouvelle génération de moyen-courrier, remplaçant les A320 d'Airbus et les B737 de Boeing, M. Gallois a répondu que cela dépendait beaucoup des moteurs disponibles.
«On ne perd pas d'argent sur l'A320. Boeing n'est pas loin de penser la même chose que nous», a-t-il dit. L'A320 est la véritable vache à lait d'Airbus. «Je pense que nous sommes sous une pression nouvelle avec la hausse du prix du pétrole», a-t-il toutefois convenu.
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