Des amateurs s'unissent contre le rachat de Budweiser
13 juin 2008
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
Budweiser a récemment été achetée par son rival InBev.
Washington — Ivres de colère, les amateurs américains de la célèbre bière Budweiser, au premier rang desquels le gouverneur du Missouri, fief du brasseur, se mobilisent contre le rachat de son fabricant Anheuser-Busch par son rival belgo-brésilien InBev.
InBev, l'un des trois géants mondiaux de la bière, a formalisé mercredi soir une offre de rachat de son concurrent Anheuser-Busch, premier brasseur américain, pour plus de 46 milliards de dollars au total. Le mariage des deux groupes donnerait naissance au premier brasseur mondial.
Cette opération «est profondément perturbante», a estimé Matt Blunt, gouverneur du Missouri dans un communiqué. Anheuser-Busch, dont le siège est à Saint Louis, «est un grand groupe du Missouri, un grand fournisseur d'emplois [...] Je suis résolument opposé à la vente» du groupe, a-t-il souligné, reconnaissant toutefois qu'il n'y avait «aucun levier disponible dans l'immédiat au niveau de l'État» pour contrer cette vente.
Les fans de la «Bud» ont par ailleurs créé un site Internet, SaveBudweiser.com, sur lequel ils ont lancé une pétition contre la vente de ce «fleuron américain [...], pourvoyeur de milliers d'emplois et de millions de dollars distribués à des oeuvres caritatives». Hier, la pétition avait recueilli plus de 31 000 signatures.
Une autre pétition, postée sur un deuxième site Internet, SaveAB.com, en a recueilli 8000 à ce jour. «Avec votre aide, nous pouvons lutter contre l'invasion étrangère [...] Nous nous battrons pour sauver ce trésor américain, nous irons sur Internet, dans les rues, dans les halls en marbre de nos capitales», proclame le site.
InBev, l'un des trois géants mondiaux de la bière, a formalisé mercredi soir une offre de rachat de son concurrent Anheuser-Busch, premier brasseur américain, pour plus de 46 milliards de dollars au total. Le mariage des deux groupes donnerait naissance au premier brasseur mondial.
Cette opération «est profondément perturbante», a estimé Matt Blunt, gouverneur du Missouri dans un communiqué. Anheuser-Busch, dont le siège est à Saint Louis, «est un grand groupe du Missouri, un grand fournisseur d'emplois [...] Je suis résolument opposé à la vente» du groupe, a-t-il souligné, reconnaissant toutefois qu'il n'y avait «aucun levier disponible dans l'immédiat au niveau de l'État» pour contrer cette vente.
Les fans de la «Bud» ont par ailleurs créé un site Internet, SaveBudweiser.com, sur lequel ils ont lancé une pétition contre la vente de ce «fleuron américain [...], pourvoyeur de milliers d'emplois et de millions de dollars distribués à des oeuvres caritatives». Hier, la pétition avait recueilli plus de 31 000 signatures.
Une autre pétition, postée sur un deuxième site Internet, SaveAB.com, en a recueilli 8000 à ce jour. «Avec votre aide, nous pouvons lutter contre l'invasion étrangère [...] Nous nous battrons pour sauver ce trésor américain, nous irons sur Internet, dans les rues, dans les halls en marbre de nos capitales», proclame le site.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

