La parité, mais toujours pas l'équité
Les prix au Canada demeurent plus élevés qu'aux États-Unis
Ottawa — Huit mois après que le dollar canadien eut atteint la parité avec le dollar américain, les prix ne reflètent toujours pas cette réalité dans les commerces du pays, révèle une enquête de la Banque de Montréal.
La banque a étudié les prix de 17 produits et les a comparés avec ceux de l'année précédente, pour en conclure que si la différence de prix a été légèrement réduite, les Canadiens paient toujours environ 18 % plus cher que les consommateurs américains.
Même un grand café et un beigne chez Tim Hortons, emblème canadien s'il en est un, coûte plus cher au nord de la frontière, soit 2,27 $, contre 2,13 $ aux États-Unis. Certains produits ont vu leur coût baisser. Les livres sont aujourd'hui 8,7 % moins cher que l'an dernier, tandis qu'une nouvelle voiture coûte 6,6 % de moins. Les prix des vêtements ont été réduits de 5,1 %, selon le sondage de BMO.
Ces biens demeurent toutefois beaucoup plus dispendieux au Canada qu'aux États-Unis. Une voiture moyenne coûte en moyenne 19 % plus cher au Canada, tandis que les véhicules de luxe sont 30 % plus dispendieux. Les livres sont environ 20 % plus cher du côté canadien de la frontière.
L'économiste du Groupe BMO Douglas Porter a rappelé qu'il y a un an, lorsqu'une différence de prix de 24 % avait été observée, les détaillants faisaient valoir qu'ils avaient besoin de temps pour écouler leurs stocks achetés à grand prix. «Le huard est resté près de la parité dans la dernière année, a dit M. Porter. Je crois que l'excuse du temps n'est plus valide.»
M. Porter croit plutôt que les détaillants demandent tout simplement le prix que les Canadiens sont prêts à payer, ce qui ne signifie pas pour autant que les consommateurs d'ici se font exploiter. Les frais d'exploitation des entreprises sont en effet généralement plus élevés au Canada, et en comparaison avec d'autres pays — la Suède, par exemple — les Canadiens ont de bons prix, a-t-il noté. Par ailleurs, le marché américain est un des plus concurrentiels au monde, a-t-il ajouté.
Un porte-parole du Conseil canadien du commerce de détail a expliqué les prix élevés au Canada par des économies d'échelle plus faibles, des frais de main-d'oeuvre et de transport plus élevés, les étiquettes bilingues et les taxes sur les importations.
«M. Porter parle d'une différence de 18 %, mais pour certains produits, 10 à 15 % de cette différence est attribuable aux taxes permettant d'importer les produits au Canada», a indiqué le vice-président aux affaires nationales du Conseil canadien du commerce de détail, Derek Nighbor.
La banque a étudié les prix de 17 produits et les a comparés avec ceux de l'année précédente, pour en conclure que si la différence de prix a été légèrement réduite, les Canadiens paient toujours environ 18 % plus cher que les consommateurs américains.
Même un grand café et un beigne chez Tim Hortons, emblème canadien s'il en est un, coûte plus cher au nord de la frontière, soit 2,27 $, contre 2,13 $ aux États-Unis. Certains produits ont vu leur coût baisser. Les livres sont aujourd'hui 8,7 % moins cher que l'an dernier, tandis qu'une nouvelle voiture coûte 6,6 % de moins. Les prix des vêtements ont été réduits de 5,1 %, selon le sondage de BMO.
Ces biens demeurent toutefois beaucoup plus dispendieux au Canada qu'aux États-Unis. Une voiture moyenne coûte en moyenne 19 % plus cher au Canada, tandis que les véhicules de luxe sont 30 % plus dispendieux. Les livres sont environ 20 % plus cher du côté canadien de la frontière.
L'économiste du Groupe BMO Douglas Porter a rappelé qu'il y a un an, lorsqu'une différence de prix de 24 % avait été observée, les détaillants faisaient valoir qu'ils avaient besoin de temps pour écouler leurs stocks achetés à grand prix. «Le huard est resté près de la parité dans la dernière année, a dit M. Porter. Je crois que l'excuse du temps n'est plus valide.»
M. Porter croit plutôt que les détaillants demandent tout simplement le prix que les Canadiens sont prêts à payer, ce qui ne signifie pas pour autant que les consommateurs d'ici se font exploiter. Les frais d'exploitation des entreprises sont en effet généralement plus élevés au Canada, et en comparaison avec d'autres pays — la Suède, par exemple — les Canadiens ont de bons prix, a-t-il noté. Par ailleurs, le marché américain est un des plus concurrentiels au monde, a-t-il ajouté.
Un porte-parole du Conseil canadien du commerce de détail a expliqué les prix élevés au Canada par des économies d'échelle plus faibles, des frais de main-d'oeuvre et de transport plus élevés, les étiquettes bilingues et les taxes sur les importations.
«M. Porter parle d'une différence de 18 %, mais pour certains produits, 10 à 15 % de cette différence est attribuable aux taxes permettant d'importer les produits au Canada», a indiqué le vice-président aux affaires nationales du Conseil canadien du commerce de détail, Derek Nighbor.
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