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Sortir le Québec de la torpeur

L. Jacques Ménard présente sa liste des objectifs à atteindre pour éviter la crise

Depuis la parution de son livre Si on s'y mettait, en mars dernier, L. Jacques Ménard, continue de brasser la cage pour sortir les Québécois de la «Résignation tranquille», celle de refuser un changement, en attendant une crise inévitable, «tout en sachant que quelqu'un devra bien payer la facture un jour, même si ce quelqu'un sera nos enfants et nos petits-enfants». Hier, devant le Cercle canadien de Montréal, M. Ménard a présenté sa liste d'objectifs à atteindre, si jamais «on réussit à surmonter notre aversion collective pour le changement».
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  • Denis Veillette
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 08h05
    Toujours du même bord
    A mots feutrés, ces défenseurs du changement sont avant tous des défenseurs acharnés de leurs propres intérêts et de leurs intérêts de groupes, de classes sociales. Le changement pour eux, c'est la privatisation tout azimut. Rejoindre le courant mondial du néolibéralisme! Comme si on y était pas déjà! Il est bien évident que ce monsieur fournique avec l'institut économique de Montréal, ce think tank néo-libéral. A moins d'être naïf, il faut chercher le contre-sens des mots. Nous sommes à l'ère de la novlangue(celle de Georges Orwell) , on dit quelque chose mais on fait le contraire. On prône le changement mais on veut retourner au libéralisme d'avant 1929, celui-là même qui l'a précipité! Soyons plus rusé que le loup et débusquons le discours des dominants!

  • Normand Desjardins
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 11h38
    Vautours de la finance
    Est-ce que le Devoir doit absolument se faire le relais des prêtres du néolibéralisme sans en faire la moindre analyse critique?

    Ce M. Ménard dirige une banque, il n'est pas un penseur ou un sociologue qui défend le bien-être commun. Augmentez le nombre de brevets par habitant? N'est-il pas au courant que le système de propriété intellectuelle ne profite qu'aux plus riches qui le soutiennent et sclérose l'inventivité humaine et l'innovation. Open Source et Creative Common anyone?

    Un petit regard à gauche ne ferait pas de mal au Devoir lorsqu'il est temps d'analyser de façon juste le monde qui nous entoure.

  • Benoît Tremblay
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 11h40
    Changements: L'équilibre entre 2 extrêmes
    Inutile de changer pour changer. Inutile non plus de justifier le non changement par la peur de retourner comme avant (ex: 1929). La révolution tranquille nous a fait jeté le bébé avec l'eau du bain. Certaines choses étaient valables. Ce sont celles-là qu'il nous faut retrouver. Tout comme il nous faut conserver ce qui est bon aujourd'hui. Alors inutile de guerroyer entre les tenants des extrêmes. Cela demandera de la réflexion et le désir véritable de trouver un équilibre viable pour les générations à venir.

    Benoît Tremblay

  • Jean-Gabriel Lauzier
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 21h39
    Ce n'est pas si mauvais...
    Je suis un jeune de 20 ans, de gauche, évidemment, car il parait que l'on nait à gauche et que l'on meurt à droite, et sur certains points, j'approuve la vision de monsieur le banquier. Effectivement, au niveau démographique, le phénomène de baby-boomers et de manque de relève est encore plus fort au Québec que dans la moyenne des pays occidentaux. Plusieurs de ses personnes ont lutté pour améliorer leurs conditions, et ne sont pas prêtes à changer pour s'adapter aux nouvelles réalités, celles où l'American Way of Life se trouve à être un des pires fléaux de la société. Pensons simplement aux syndicats : je suis entièrement en accord avec les principes de base que sont l'amélioration des conditions de vie et la fin de l'exploitation, mais ces institutions sont devenues des acteurs de l'immobilisme qui ne défendent que les intérêts de leurs membres (effectivement, c'est leurs mandats) sans nécessairement prendre en compte le développement global de la société. Ainsi, oui monsieur défend ses intérêts de banquiers, mais ne nous leurrons pas, la société civile est actuellement un terrain de bataille ou chacun lutte pour un pouce de plus, ce qui a pour effet de rendre beaucoup plus difficile et lente toute adaptation à un changement extérieur ou incontrôlable, tels l'environnement ou la compétition économique chaque jour plus féroce. Ainsi oui sur certains points monsieur le banquier a tort, d'autre il a raison, mais vous venez vous même de lui concéder le fait que plusieurs acteurs sont des forces du statu quo en qualifiant le discours de droite, ce qui semble très acerbe dans votre vocable, et en attaquant cet article sans même départir les bons des mauvais côtés. Merci papa, merci maman, de nous avoir laissé les restes du festin...

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