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Grogne mondiale contre le prix du pétrole

De jeunes agriculteurs ont manifesté hier leur mécontentement sur les routes de France.
Photo : Agence France-Presse
De jeunes agriculteurs ont manifesté hier leur mécontentement sur les routes de France.
Paris — L'envolée vertigineuse des prix de l'essence a incité hier des milliers de manifestants un peu partout au monde à exprimer une colère qui ressemble de plus en plus à un mouvement de fond. De nombreuses grèves sont prévues pour les prochains jours, alors que la classe politique cherche des solutions.

Hier, des agriculteurs, des routiers et des pêcheurs européens ont tous exprimé leur ras-le-bol devant une situation qui semble hors de contrôle. En France, les forces de l'ordre ont dû charger des agriculteurs qui bloquaient le dépôt pétrolier de Frontignan. Des agriculteurs ont également manifesté dans le nord de la Bretagne, à Lille, à Toulouse et à Montpellier.

Le mouvement des marins-pêcheurs français a aussi marqué le pas. Le travail a certes repris dans le premier port français en tonnage, Boulogne-sur-Mer, mais les pêcheurs ont poursuivi de nombreuses actions coup-de-poing ailleurs au pays.

Dans l'ouest, ils ont installé des barrages filtrants et déversé trois tonnes de poisson sur la chaussée. À Perpignan, une cinquantaine de marins-pêcheurs se sont emparés des produits de la mer d'une grande surface pour les donner aux passants.

Les pêcheurs ont été rejoints par des ambulanciers qui ont mené une opération escargot pour réclamer un carburant moins cher. Près de Toulouse, des agriculteurs ont bloqué un dépôt de carburant.

La colère des pêcheurs a autrement continué à s'étendre en Europe, notamment en Espagne où plusieurs ports catalans sont touchés et où a été lancé un appel à une «grève illimitée» à partir de demain. Les pêcheurs portugais devaient également se mettre en grève illimitée demain, et les pêcheurs italiens envisageaient de faire de même.

En Bulgarie, environ 150 camions ont défilé sur le boulevard circulaire de Sofia, demandant au gouvernement la «maîtrise de la hausse spéculative du prix du diesel». Les sociétés de transport d'autobus ont menacé pour leur part d'arrêter durant une heure le transport des passagers demain.

Aux Pays-Bas, les deux premières organisations de transporteurs ont appelé les routiers à manifester leur mécontentement en klaxonnant à des heures précises. Des panneaux seront aussi disposés près d'endroits très fréquentés. Ils proclameront que «la coupe est pleine, le réservoir est vide». Le syndicat de patrons routiers espagnols Fenadismer, minoritaire, a appelé à une grève illimitée à partir du 8 juin.

En Autriche, le gouvernement a annoncé qu'il allait débourser 60 millions d'euros pour financer une série de mesures pour réduire les frais de transport.

En Indonésie, des étudiants en colère ont tenté sans succès de forcer des barrages policiers pour bloquer le convoi du vice-président Jusuf Kalla, tandis qu'à Surabaya, deuxième plus grande ville du pays, des centaines d'étudiants et de pêcheurs ont bloqué une autoroute et intercepté un camion qui transportait du kérosène. Ils dénonçaient tous une hausse annoncée de 30 % des prix.

L'Indonésie a d'ailleurs annoncé hier qu'elle allait se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Seul pays d'Asie du Sud-Est membre du cartel qui regroupe 13 pays producteurs, l'Indonésie a vu sa production décliner depuis 1995 et est désormais devenue importatrice nette.

Les cours du pétrole brut, à près de 130 $ le baril hier soir, ont été multipliés par six depuis 2002. Ils avaient franchement reculé mardi et hier sur les marchés financiers, les analystes s'attendant à une baisse de la demande, avant de rebondir.

Politique

Sur le plan politique, pressés par cette grogne internationale, plusieurs pays européens ont appelé à agir pour contrer la hausse des prix du pétrole, mais sans suivre Nicolas Sarkozy et son idée de plafonner la TVA sur les carburants.

«Il s'agit d'un problème mondial d'offre et de demande, pas seulement à court terme mais à moyen et à long terme», a déclaré hier le premier ministre britannique Gordon Brown.

M. Brown, qui participait en Écosse à une réunion de dirigeants de groupes pétroliers, a appelé ceux-ci à faire connaître leurs idées pour accroître l'offre pétrolière alors que les prix du baril s'envolent. Pour agir sur l'offre, la ministre française de l'Économie, Christine Lagarde, a demandé mardi que les pays du G7 saisissent les pays producteurs de pétrole pour obtenir une hausse de la production.

Le ministre portugais de l'Économie, Manuel Pinho, a appelé l'UE à débattre «de toute urgence» de mesures permettant de «minimiser l'impact de la hausse des prix du pétrole», dans une lettre adressée à son homologue slovène, dont le pays préside l'UE.

«Nous avons travaillé dernièrement sur une amélioration de l'efficacité énergétique, la modernisation du système des transports, la création d'un marché unique de l'énergie, une meilleure utilisation des énergies renouvelables et une politique industrielle solide. Autant de bonnes solutions que nous devons mettre en place rapidement», a-t-il souligné.

Plusieurs pays ont par ailleurs demandé des mesures pour les secteurs les plus en difficulté. La France et l'Espagne ont demandé mardi que l'UE verse des aides directes aux pêcheurs européens, tandis qu'hier, le ministre bulgare de l'Économie a indiqué que des mesures européennes visant à alléger la situation des transporteurs routiers étaient à l'étude.

En revanche, les responsables européens se sont déclarés globalement sceptiques sur la proposition lancée mardi par le président français Nicolas Sarkozy de plafonner le prélèvement de la TVA sur les carburants, afin de limiter les effets de la flambée des cours du brut.

Alors que la Commission européenne avait jugé mardi que ce serait un «mauvais signal» aux pays producteurs qui pourraient augmenter encore leurs prix, le commissaire aux affaires économiques, Joaquin Almunia, s'est déclaré favorable hier seulement aux «mesures concrètes et précises pour aider les secteurs les plus faibles».

***

D'après l'Agence France-Presse






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 29 mai 2008 03h33
    Je comprend pas, tout ça est pourtant bon pour notre planète
    « J'entend les verts se réjouir......


    Ces évenements contredisent une partie de leur discours pro augmentation de l'essence qui veut que les Européens s'accomodent des prix élevé de l'essence et qu'on devrait vendre l'essence 2$ le litre comme là bas.

    Ça doit être des manifestations de joie qu'ils font. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 29 mai 2008 07h16
    Geler les taxes!
    « Sarko propose de geler les taxes sur le pétrole. Il était temps!

    Au Québec, il y a longtemps qu'on aurait dû geler les taxes lorsque le litre a atteint un dollar. Chaque fois que le baril monte, les pétrolières augmentent le litre à la pompe. Les deux gouvernements passent par-dessus, fait que l'augmentation est double pour l'automobiliste. Si les gouvernements gelaient leur appétit à un dollar, les augmentations successives seraient plus modestes et uniquement l'oeuvre des pétrolières.

    Radio-Canada nous apprenait cette semaine que le Québec faisait 2,3 milliards sur les taxes sur le pétrole. C'est presqu'autant que les profits d'Hydro-Québec! Le pétrole ne lui coute que 300 millions en dépenses de fonctionnement ce qui laisse un profit net de 2 milliards (alors que Béchard nous faisait accroire qu'il était dans le "rouge"). De plus on apprenait que les cies recevaient une exemption de taxes de 450 millions. Si quelqu'un peut nous expliquer pourquoi? »

  • Lenseclaes Denis
    Inscrit
    jeudi 29 mai 2008 07h27
    Les schizophrènes du monde entier sont en marche.
    « On veut dégager moins de CO2 mais continuer à consommer autant de pétrole qu'avant. En gros l'humanité a atteint un niveau de connerie inégalée depuis des siècles.

    Le pire, c'est que les peuples et les nations accros au pétrole vont commencer à s'entredéchirer pour pourvoir consommer autant qu'avant. Ils vont se disputer pour savoir qui à droit de détruire l'avenir. »

  • Francois Munyabagisha
    Inscrit
    jeudi 29 mai 2008 09h01
    Politiques du voîle aux visages troubles d'un capitalisme moribond
    « De l'essence et du yoyo des prix à la pompe, ca fait un gros bout qu'on en crie. Et l'on se complait à désigner le coupable, l'autre en l'occurrence l'OPEP. Hélas!
    Mais il ne s'agit pas que du pétrôle. Depuis un petit bout, ca se jase d'une crise alimentaire dont on ne saurait voir une issue heureuse à l'horizon. Le coupable, toujours le pétrole. Et pourtant!
    Au Canada, depuis au moins 2003, la montée du huart se traduit en appauvrissements que pendant longtemps les seules victimes pouvaient voir. J'en sais quelque chose pour y avoir perdu une centaine de milles à l'export. Du coupable, cette fois-ci on se garde de s'avancer, car les pertes que subissons les exportateurs sont sur le plan national compensées par les gains qui enrichissent les importateurs. Mais là où ça «gaze», c'est l'opacité ou disons-le le non reflet des gains de change à l'importation des biens de consommation et d'équipement, au niveau des prix à l'usage.
    On pourrait lister à longueur de journées les incongruités de nos économies, culminant sur l'enregistrement tous les ans des croissances macroéconomiques significatives et des profits corporatifs toujours miroboliques dans quasiment tous les pays, pendant qu'en même temps la pauvreté ne recule jamais, s'empirant au plus sacrant.
    De mon point de vue, il y lieu de questionner sériusement le coupable. Je crois hélas qu'il y a refus délibéré d'aller au fond des choses. Si rien ne se perd et rien ne se crée dans ces domaines de l'accumulation et la redistribution des richesses, où vont les richesses que les citoyens créent et d'où viennent les profits que les compagnies affichent?
    Les crises actuelles ne sont pas conjoncturelles pour être absorbées par des patches d'aides gouvernementales. Elles sont structurelles et idéologiques. Il s'agit bien des conséquences directes de la dérégulation d'un capitalisme en manque d'inspirations. Depuis l'échec du socialisme, ou plutôt son vieillissement prématuré, l'esprit du profit c'est imposé en dieu des économies. Depuis, c'est la course libre aux profits, mêmes des gouvernements recherchent des surplus sans égards aux services aux citoyens et à la nation. Sur un autre plateau, les compagnies sont publiques, et donc se prévalent d'une appartenance aux citoyens. Ainsi, lorsqu'elles font des profits, les citoyens chantent mais au fonds ce ne sont que des pinuts qui tombent dans les poches de quelques rares épargnants. Et le gros lot passe inaperçu, pour enrichir les plus riches.
    La solution, ce n'est pas d'y aller à la cuillère, plutôt à la pioche et la pelle mécanique. Il faut rénover les structures du capitalisme, soit l'esprit du profit et les lois sur la corporation, réécrire les syllabus et recycler les diplômés.
    Il faudra révolutionner les mécanismes d'échange de biens et services, de façon à assurer une redistribution équitable sinon soutenable des richesses créées. Ces défis s'adressent aux penseurs, économistes, fiscalistes et politiques ou autres.
    Ensuite, les consommateurs avons grand besoin de nous sensibiliser des responsabilités qui sont les nôtres et des moyens d'actions à notre portée. Nous pouvons, sans inutiles auto-mutilations, nous dégager de l'emprise des forces de la commercialisation, réactiver notre imagination et réajuster nos modes de vies et envies, exiger des gouvernements la mise en oeuvre de solutions alternatives solides, etc. »

  • Jasette
    Abonné
    jeudi 29 mai 2008 09h20
    Sommes-nous en train de vivre l'histoire d'un capitalisme devenu débridé?
    « Je ne suis pas contre le pétrole. Je suis surtout pour l'environnement. Sauf, à ce qu'il semble, que le prix pétrole est entre de des spéculateurs à la bourse? Est-ce que ce sont des rumeurs ou si tout ça est bien vrai? J'ai lu des textes à ce sujet mais pas le temps de vérifier tout ça. Y a-til quelqu'un de crédible dans la salle?

    Même que, certaines pétrolières auraient détruit des voitures fonctionnant à l'électricité il y a une dizaine d'années? J'ai même vu quelques films de ces destructions. En Californie, des voitures électriques très performantes louées dont on n'aurait pas renouvelé le mandat de location aurait été détruite par la suite. Rumeur ou réalité? Il y a vraiment de quoi devenir paranoïaque envers tout ce qui contrôle le prix de ce que nous payons, en tant que consommateur. »

  • Benoit Simard
    Abonné
    jeudi 29 mai 2008 10h12
    La santé de la planète...
    « C'est vrai. Un prix élevé du pétrole à la pompe pourrait en réduire sa consommation. Excellent! C'est bon pour la planète. Les usines aussi polluent. Fermons-les. Mais les emplois? Peu importe. C'est la planète qui prime. Il est temps de punir le citoyen!

    Il est peut-être noble de clamer que la planète, grâce à cette crise, se portera mieux. Certains verts voient peut-être cette montée des prix devenir, par la bande, une mesure coercitive pour responsabiliser les citoyenNes facent à l'environnement. Pour ma part, je ne crois pas que ça légitime le comportement sauvage des pétrolières. Les gens ont plus que raison de se battre.

    Cette mafia de l'énergie impose sa loi au nom du libre marché et de je-ne-sais-pas-trop-quoi. Elle rit de nous. Elle n'est empreinte d'aucun humanisme. Dernièrement, un article du Devoir nous apprenait qu'une partie de la droite s'entend même pour dire que le capitalisme dérape - il était temps! - et qu'il est de plus en plus sauvage. Il va trop loin. Le comportement des pétrolières est à esxemple parmi tant d'autres de ce dérapage monumental.

    Vous voulez que les gens consomment moins de pétrole?! Réorganisons le quotidien pour que les gens n'aient plus besoin de leur voiture. Pour l'instant le transport en commun n'est fonctionnel que dans les grandes villes. Plusieurs employeurs et plusieurs métiers exigent encore de possèder une voiture. Les gens vont s'empêcher de travailler? Et comment faire pour aller chercher les enfants à l'école? Faire les courses? Au-delà d'un idéal souhaité, il y a une réalité. Le problème est en partie organisationnel.Même s'il en va de la volonté de chacun. Peut-on blâmer les gens de se conforter dans ce système qu'on leur offert et de se défendre lorsqu'ils sentent qu'on abuse d'eux?

    Il y a environ trois mois, j'ai choisi de me déplacer en vélo et en transport en commun. J'ai choisi... C'est une question de choix. Les libertés individuelles ont aussi des désavantages...que voulez-vous. »

  • Christian Foisy
    Abonné
    jeudi 29 mai 2008 10h13
    C'est la faute des verts (encore)
    « C'est bien connu que les camionneurs et les pêcheurs comptent en leur rang le plus grand nombre et les plus ardents environnementalistes. N'importe quoi.

    Pas besoin de croire au GES pour souhaiter le litre à 2$, suffit de se sortir la tête du sable d'Arabie Saoudite et de constater que l'essence bon marché est derrière nous. En garantissant un prix plancher le gouvernement envoit le message qu'il est temps de passer à autre chose, qu'on peut investir dans d'autre source d'énergie ou système d'économie d'énergie sans risquer de voir son investissement devenir caduque parce que le baril descend tout à coup en déça de X$.

    Thomas Friedman, qui au dernière nouvelle n'avait encore sa carte de membre de Québec Solidaire, résume très bien la situation: l'essence chère ne profite qu'aux pétro-nations et nous mène à un cul-de-sac (oui oui, avec la même auto que celle pour aller au chalet).

    SVP, épargnez-moi les Rockfellers, Standard Oil, les méchantes pétrolières, l'abolition de taxe Sarko-McCain, les spéculateurs masqués, etc.

    http://www.nytimes.com/2008/05/28/opinion/28friedman.html?_r=1&oref=slogin »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 29 mai 2008 11h15
    Les taxes
    « Monsieur Noël,

    Si vous voulez des services publics, il faut bien taxer quelque chose. Pour la plupart des gens, la consommation directe de pétrole dépend des choix qu'ils ont faits, comme celui du lieu de résidence, etc. Ça fait plus de 30 ans que les écolos disent qu'il faut baisser notre consommation. On peut pas dire qu'on n'a pas eu le temps... »

  • Pierre Germain
    Inscrit
    jeudi 29 mai 2008 14h12
    Écolos naïfs, Québécois moutons
    « Sauvez la planète: oui! En se faisant tondre comme des moutons: non. Les écolos sont bien naïfs car il n'y a rien de bon ou de moral à ce que les conglomérats pétroliers profitent de l'ingénuité des écolos pour dépouiller le peuple.

    Pour assurer la pérennité de la Terre, il faut redistribuer les richesses, et contrôler (voire diminuer) la population.

    Pendant que les Québécois se laissent faire les yeux fermés, ailleurs en Europe et en Asie on manifeste, avecf raison! »

  • Robert Turcotte
    Inscrit
    jeudi 29 mai 2008 17h49
    Spéculation et profits des pétrolières.
    « La consommation mondiale de pétrole se chiffre à environ 100 millions de barils par jour, donc 36.5 milliards de barils par an. Les réserves mondiales étant estimées à 1,200 milliards de barils (Oil & Gas Journal),les effets d'une pénurie pourraient se faire sentir vers l'an 2040. D'où l'importance de se tourner le plus tôt possible vers les énergies renouvelables...

    Ceci étant dit, la hausse des prix de l'essence est principalement due à la spéculation, la marge excessive de profits des raffineries et surtout à l'appétit vorace des grandes pétrolières qui engrangent des profits faramineux, et çelà année après année.

    Les gouvernements devraient inciter, sinon forcer ces pétrolières à réinvestir une partie de leurs profits dans le développement d'énergies renouvelables comme l'hydraulique, le solaire, les éoliennes, les biocarburants (fabriqués à partir de résidus ligneux et non de céréales), etc.

    Une utilisation accrue de ces énergies renouvelables combinée à une diminution appréciable de la consommation dans les pays développés, pourrait ainsi permettre de diminuer notre dépendance au pétrole, et celà pour le plus grand bien des générations futures. »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    jeudi 29 mai 2008 18h27
    Quelle merde !
    « Vraiment quelque chose ne tourne pas rond sur notre planète !

    Pour une fois les mots me manquent.

    Je ne peux que redire : quelle merde ! »

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    vendredi 30 mai 2008 01h19
    smell of own farts
    « Oui p-e Dominic a raison, et c'est comme en Irak, il est difficile de dire une manifestation de joie de celle de colère :) Les gouvernement européens et canadiens ont, ils ont raison, travaillé fort pour sauver la planète: en taxant ceci et cela, en inventant de schémas de taxation de plus en plus complexes, en poussant la taxe a la pompe au niveaux absurdes. Et maintenant quand on s'en est rendu compte... moduler la TVA selon le prix! Ils n'ont même pas compris que c'est justement la sur-taxation des unes, les crédit d'impôts pour les autres qui sont responsable d'une grande partie du problème et ne permettent d'y voir claire.
    Les pauvres pêcheurs, fairaient-ils ces grèves-la s'ils savait que le gouvernement n'impose pas l'essence plus que d'autres produits? C'est la perception (justifiée) que les gouvernements y sont impliqués dans la production de cette crise qui fait augmenter la grogne. L'ironie est que la réponse va probablement être a augmenter encore plus le poids des décision discretionnelles des bureaucrates. Peut-être pour la mauvaise raison, mais les neo-libéraux ont très raison dans ce cas la, en commençant par l'absence d'un véritable marché concurrentiel (c a r t e l OPEP) passant par l'absence d'une taxes unique (la seule 'juste' pour tous) jusqu'aux mesures protectionnistes. »

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