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Le Groupe TSX espère choisir son nouveau dirigeant avant le 11 juin

Toronto — Le Groupe TSX, qui exploite la plus importante place boursière au Canada, a fait savoir hier qu'il n'avait pas encore choisi son nouveau chef de la direction, malgré les rumeurs voulant qu'il soit sur le point d'embaucher un Américain.

Dans un communiqué de presse émis afin de réagir aux «rumeurs au sein du marché», le Groupe TSX, en train de fusionner avec la Bourse de Montréal, récemment acquise, a dit «continuer de finaliser son processus afin de désigner un nouveau chef de la direction».

Le comité de sélection du conseil du groupe «n'est pas parvenu en ce moment à une entente avec quelque candidat que ce soit», a fait savoir la société, qui a cependant ajouté espérer procéder à l'annonce d'une nomination avant la tenue de son assemblée annuelle, le 11 juin.

Le quotidien torontois The Globe and Mail a rapporté hier que le Groupe TSX était sur le point d'embaucher un dirigeant américain afin de lui confier ses rênes. Selon le journal, la société négocierait avec Bernard Dan, ancien président et chef de la direction du Chicago Board of Trade, l'une des principales places de négociation des denrées agricoles et des produits dérivés aux États-Unis. Aucune entente n'aurait toutefois été conclue.

Si Bernard Dan était embauché, tel que le suggère le Globe, cela constituerait un revers pour Luc Bertrand, dirigeant de la Bourse de Montréal, perçu par plusieurs comme le successeur naturel de Richard Nesbitt, parti diriger Marchés mondiaux CIBC. Selon les plans originaux, M. Bertrand devait assister M. Nesbitt après la fusion des deux bourses canadiennes au sein d'une nouvelle entité appelée Groupe TMX.

M. Bertrand a été nommé au poste de chef adjoint de la direction du Groupe TSX au début du mois.

Il dirige toujours par ailleurs les activités de la Bourse de Montréal.

John Aiken, analyste chez Dundee Securities, a estimé que même si aucun engagement n'avait été pris en faveur de M. Bertrand, le rejet de sa candidature pourrait être perçu comme une gifle au Québec. L'an dernier, avant que les deux bourses ne parviennent finalement à une entente de fusion après au moins une tentative ratée, la ministre québécoise des Finances, Monique Jérôme-Forget, avait dit que les négociations initiales avaient échoué car des dirigeants du Groupe TSX voyaient d'un mauvais oeil la nomination d'un Québécois à la tête de la nouvelle entité.

Selon le Globe, Rik Parkhill, qui dirige la division des marchés au sein du Groupe TSX et qui a été nommé coprésident et chef de la direction par intérim en janvier pour remplacer M. Nesbitt, serait un autre candidat envisagé par le comité de sélection. Toutefois, incapable de décider si son prochain dirigeant devrait provenir du Groupe TSX ou de la Bourse de Montréal, l'entreprise aurait opté pour un recrutement aux États-Unis.
 
 
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