La direction d'ExxonMobil confortée malgré les critiques
29 mai 2008
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
L’assemblée générale des actionnaires de ExxonMobil n’a pas permis aux mécontents de faire passer leur message.
Dallas — La direction d'ExxonMobil a été confortée hier dans sa stratégie lors de l'assemblée générale des actionnaires, où elle a aisément fait battre plusieurs motions critiquant son fonctionnement et son manque d'engagement en faveur des énergies renouvelables.
Aucune des 17 motions déposées par les actionnaires n'a été adoptée lors de l'assemblée générale annuelle, tenue à Dallas.
Les actionnaires mécontents, parmi lesquels figuraient des membres de la famille Rockefeller — dont l'ancêtre John avait fondé le groupe — réclamaient d'une part une meilleure répartition du pouvoir au sein de l'exécutif, d'autre part des engagements concrets dans la lutte contre le réchauffement climatique.
La direction est restée inflexible et a recommandé, avec succès, aux actionnaires de rejeter toutes ces motions. Elle a fait valoir la justesse des choix suivis depuis des décennies, «qui permettent à ExxonMobil de livrer des performances supérieures» à ses principaux concurrents. Le p.-d.g. Rex Tillerson a cité l'accumulation de résultats records année après année — plus de 40 milliards $US de bénéfice net en 2007 — ce qui a valu les «remerciements» de certains actionnaires.
Les mécontents ont longuement insisté sur une motion qu'ils jugeaient cruciale: la séparation des fonctions de président du conseil d'administration et de directeur général. Cette motion, présentée sans succès depuis 2004 et soutenue à plus de 39 % hier, reproche la centralisation des pouvoirs entre les mains d'un seul homme — le p.-d.g. —, ce qui réduit les administrateurs «à des agneaux absolus», a critiqué un actionnaire. «La décision de qui devrait être président et directeur général est de l'entière responsabilité du conseil d'administration», a répliqué la direction.
La famille Rockefeller s'est malgré tout dite satisfaite, «car il s'agit au moins d'un début de dialogue, ce que nous souhaitions». Ce projet «n'était en aucun cas un rejet de l'actuel p.-d.g.», a-t-elle assuré dans un communiqué.
Parmi les autres motions ayant fait largement débat figurent les compensations aux dirigeants, «car au final, c'est ExxonMobil et non les actionnaires qui profitent de la richesse», s'est plaint un actionnaire.
«L'insuffisance de la redistribution des richesses» vers les actionnaires a été vivement critiquée. Ce à quoi Rex Tillerson a rétorqué qu'«ExxonMobil a une politique de distribution régulière de cash. Nous avons versé un dividende chaque année depuis plus de 100 ans».
Le manque d'orientation «verte» d'ExxonMobil était au centre de plusieurs motions. «Il ne faut pas oublier l'indépendance énergétique des États-Unis», a plaidé un actionnaire, tandis qu'un autre a exhorté ExxonMobil à devenir «un leader dans les technologies propres». «Il s'agit d'un défi technologique et moral», a insisté un actionnaire, tandis qu'un autre a condamné «le désastre écologique» des forages opérés par le groupe dans les régions vierges de l'Alaska.
Pour sa part, la direction a rappelé son engagement à réduire la pollution dans ses activités de base (forage, transport...).
«D'ici 2030», a aussi dit le p.-d.g., «la demande mondiale en énergie va croître de 40 %. Le pétrole et le gaz naturel compteront encore pour 60 %. Les énergies renouvelables sont attendues en forte hausse, mais elles partent d'un faible niveau aujourd'hui, et représenteront 2 % des ressources».
M. Tillerson a tout de même convenu qu'il était important de «trouver des moyens d'améliorer l'efficacité du pétrole et du gaz par rapport à nos usages actuels». Dans cette optique, le p.-d.g. a de nouveau cité les investissements de son groupe dans les batteries ion-lithium, qui permettront de faire fonctionner des véhicules hybrides.
Aucune des 17 motions déposées par les actionnaires n'a été adoptée lors de l'assemblée générale annuelle, tenue à Dallas.
Les actionnaires mécontents, parmi lesquels figuraient des membres de la famille Rockefeller — dont l'ancêtre John avait fondé le groupe — réclamaient d'une part une meilleure répartition du pouvoir au sein de l'exécutif, d'autre part des engagements concrets dans la lutte contre le réchauffement climatique.
La direction est restée inflexible et a recommandé, avec succès, aux actionnaires de rejeter toutes ces motions. Elle a fait valoir la justesse des choix suivis depuis des décennies, «qui permettent à ExxonMobil de livrer des performances supérieures» à ses principaux concurrents. Le p.-d.g. Rex Tillerson a cité l'accumulation de résultats records année après année — plus de 40 milliards $US de bénéfice net en 2007 — ce qui a valu les «remerciements» de certains actionnaires.
Les mécontents ont longuement insisté sur une motion qu'ils jugeaient cruciale: la séparation des fonctions de président du conseil d'administration et de directeur général. Cette motion, présentée sans succès depuis 2004 et soutenue à plus de 39 % hier, reproche la centralisation des pouvoirs entre les mains d'un seul homme — le p.-d.g. —, ce qui réduit les administrateurs «à des agneaux absolus», a critiqué un actionnaire. «La décision de qui devrait être président et directeur général est de l'entière responsabilité du conseil d'administration», a répliqué la direction.
La famille Rockefeller s'est malgré tout dite satisfaite, «car il s'agit au moins d'un début de dialogue, ce que nous souhaitions». Ce projet «n'était en aucun cas un rejet de l'actuel p.-d.g.», a-t-elle assuré dans un communiqué.
Parmi les autres motions ayant fait largement débat figurent les compensations aux dirigeants, «car au final, c'est ExxonMobil et non les actionnaires qui profitent de la richesse», s'est plaint un actionnaire.
«L'insuffisance de la redistribution des richesses» vers les actionnaires a été vivement critiquée. Ce à quoi Rex Tillerson a rétorqué qu'«ExxonMobil a une politique de distribution régulière de cash. Nous avons versé un dividende chaque année depuis plus de 100 ans».
Le manque d'orientation «verte» d'ExxonMobil était au centre de plusieurs motions. «Il ne faut pas oublier l'indépendance énergétique des États-Unis», a plaidé un actionnaire, tandis qu'un autre a exhorté ExxonMobil à devenir «un leader dans les technologies propres». «Il s'agit d'un défi technologique et moral», a insisté un actionnaire, tandis qu'un autre a condamné «le désastre écologique» des forages opérés par le groupe dans les régions vierges de l'Alaska.
Pour sa part, la direction a rappelé son engagement à réduire la pollution dans ses activités de base (forage, transport...).
«D'ici 2030», a aussi dit le p.-d.g., «la demande mondiale en énergie va croître de 40 %. Le pétrole et le gaz naturel compteront encore pour 60 %. Les énergies renouvelables sont attendues en forte hausse, mais elles partent d'un faible niveau aujourd'hui, et représenteront 2 % des ressources».
M. Tillerson a tout de même convenu qu'il était important de «trouver des moyens d'améliorer l'efficacité du pétrole et du gaz par rapport à nos usages actuels». Dans cette optique, le p.-d.g. a de nouveau cité les investissements de son groupe dans les batteries ion-lithium, qui permettront de faire fonctionner des véhicules hybrides.
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